PHTA ΘΟΥΡΙΟΣ
Λοιπὸν γιατὶ ἀργεῖτε; Ti στέχεσθε νεχροί; Ἐυπνέσετε, μὴν ἦσθε ἐνάντιοι, ἐχθροί.
ὣς οἱ προπάτορές µας ὡρμοῦσαν σὰν θηριὰ, Tux τὴν ἐλευθερίαν πηδοῦσαν ὓς τὴν φωτιά, Οὕτω x ἡμεῖς, ἀδέλφια, ν᾿ ἁρπάξωμεν μὲ μιὰ Τὰ ὅπλα, νὰ ἐθγοῦμεν ἀπὸ πικρὴν σχλαθιά.
Στερεᾶς καὶ ς τὰ πελάγη νὰ λάμψη ὁ σταυρὸς, Νά θη δικαιοσύνη, νὰ λείψη ὁ ἐχθρός᾽ Ο κόσμος νὰ γλυτώση ἀπὸ φρικτὴν TAN, K’ ἐλεύθεροι νὰ ζῶμεν, ἀδέλφια, εἰς τὸν γῆν.
Que tardez-vous donc? pourquoi semblez-vous morts? — Réveillez-vous, et ne soyez plus divisés, plus ennemis. — De même que nos ancêtres se levèrent comme des lions — pour la liberté, et se précipitérent dans le feu (de la guerre), — de même nous, ὁ mes frères, prenons tous à la fois — les armes et sortons de la cruelle servitude. — Détruisons les loups (cruels) qui souffrent le joug, — et osent durement tyranniser les Grecs.— Que la croix brille sur la terre et sur les mers, — que la justice arrive, et que l'ennemi disparaisse ; — que le monde soit délivré d’un horrible fléau ; — et vivons libres et en frères sur la terre.
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LA MORT DE DIAKOS
Vos une pièce où le mérite poétique de l'exécution se trouve réuni à l'intérêt bien supérieur encore du sujet. Ici du moins le poète populaire ne sera pas le seul historien de son héros ; et lorsque, comme tant d’autres , cette franche et naïve inspiration de la Muse nationale de la Grèce moderne, tombéra dans l'oubli , le fait et l’homme auxquels elle est consacrée ne seront pas entraînés dans cet oubli. L'Europe entière aura appris auparavant le nom de Diakos ; elle saura que Diakos fut , dans la lutte actuelle de la Grèce, le premier brave qui secoua lé joug des Turks, le premier qui combattit pour l'indépendance de la terre natale, le premier qui mourut pour elle.
Diakos était un ancien Klephte ou Armatole de la Livadie, très-renommé pour sa bravoure, pour la noble loyauté de son caractère, et même pour l'étonnante beauté de sa personne. Lorsque Odyssée fut envoyé par Ali pacha en Livadie, en qualité de conimandant militaire ou de chef d'Armatoles , Diakos fut désigné pour son lieutenant, ou commandant en second ; et 1] 5 ὁ-
leva bientôt entre les deux braves un démélé sérieux, dans lequel Odyssée, qui n'était alors que le capitaine d’Ali pacha, ngut pas l'avantage. Heureusement pour la Grèce, ces débats durèrent peu; et les deux héros unis par les mêmes sentiments et par le même intérêt , se trouvèrent prêts d'avance à combattre pour la même
cause. |
En 1820, Odyssée ayant été obligé de sé rendre à Jannina auprès d'Ali pacha, qui avait à se défendre contre l’amée turke, Diakos se réfugia dans les montagnes , et se trouva, en son absence, le seul commandant militaire de la Livadie , avec toute l'influence que lui assuraient sa probité et son courage. Durant toute l'année 1820, il se tint tranquille, et se contenta d'attendre les événements et l'issue douteuse encore du siége de Iannina, dont la conduite venait d'être confiée à Khourchid, pacha de la Morée.
Ce fut au milieu des difficultés et des incertitudes de ce siége fameux, que les Souhiotes , réconciliés avec ΑΗ pacha, recouvrèrent la possession des montagnes dont ils avaient été chassés , il y avait seize ans; et levèrent les premiers , contre la Porte, l'étendard de l'indépendance. Presque au même instant, Diakos stimule par des’instigations téméraires, proclamait, de son côté , la liberté grecque, en Livadie , et donnait à la Morée l'exemple et le signal de l'insurrection: Tous ces mouvements coincidaient avec ceux de la Valachie et de la Moldavie ; et ils éclataient tous si à propos pour Al pacha, alors serré de près dans sa forteresse de Jannina, qu'ils avaient l'air d'être suscités par lui.
Khourchid pacha pensa qu'en envoyant de suite des troupes dans les parties insurgées de la Grèce, il ferait aussitôt rentrer ce pays dans l’obéissance, et. préviendrait, par-là , de nouveaux troubles. En conséquence, il détacha du siége de Iannina huit ou dix mille hommes, avec lesquels il ordonna à Omer Vrionis de se porter en Morée pour y réprimer la sédition , et de châtier, en passant, les Livadiens et Diakos.
Informé de la marche d'Omer Vrionis, Diakos se prépara à la défense, et leva, dans le pays, quelques troupes dont il renforça sa bande d'Armatoles. A la tête de cette petite armée, 1] alla occuper le pont d’Alamanna sur le Sperchius, poste naturellement avantageux, et de plus fortifié par quelques mauvais ouvrages réputés redoutables par les Turks. À peine Diakos s'était-il établi dans ce poste, qu'il y fut attaqué par Omer Vrionis ; mais les milices qu'il commandait , n'ayant aucune idée de la guerre, et épouvantées de l'énorme disproportion dé leur nombre avec celui des Turks, lâchèrent pied au premier feu. Diakos resta seul au milieu des ennemis, avec une vingtaine de ses Pallikares , et le reste se passa comme le raconte la chanson.
J'ai eu deux copies de cette pièce, dont je dois l’une aux soins d’un Grec dont l'amitié m'est chère, et qui l’a prise sur les lieux mêmes où la pièce a été composée : j'ai choisi dans chacune de ces deux copies les leçons qui m'ont paru les meilleures.
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Πολλὴ μαυρύλλα πλάκωσε, μαύρη σὰν καλιακοῦδα: K’ ἂν 6 Καλύθας ἔρχεται , Xav ὁ Λεθεντοϊάννης. Οὐδ' ὁ Καλύθας ἔρχεται, οὐδ' ὁ Λεθεντοϊάννης - Ομὲρ Βριόνης πλάχωσε μὲ δεχοχτὼ χίλιάδαις.
ὁ Διάχος σὰν τ ἀγροίκησε, πολὺ τοῦ κακοφάνη΄ Ἠ πλὴν φωνὴν ἐσήχωσε, τὸν πρῶτόν του φωνάζει" « Τὸ στράτευµά pou αύναξε, µάσε τὰ παλληκάρια. » Αόςτους μπαρούτην περισσὴν, καὶ βόλια μὲ ταῖς φούχταις. D Τλίγωρα : καὶ νὰ πιάσωµεν χάτω ΄σ τὴν Ἀλαμώνναν, » Όπου ταμπόρια δυνατὰ ἔχει καὶ μετερίζια. D — Éxäpav τ’ ἀλαφρὰ σπαθιὰ καὶ τὰ βαρεὰ τουφόχια, "2 τὴν Ἀλαμάνναν ἔφθασαν, x’ ἔπιασαν τὰ ταµπόρια: « Καρδιά, παιδιά µου, φώναξε, παιδιὰ, μὴ φοθηθῆτε: » Ἀνδρεῖα, ὡσὰν Έλληνες, ὡσὰν Γραικοὶ, σταθῆτε. »— Εχεῖνοι ἐφοθήθηκαν, x” ἐσκόρπισαν ᾿σ τοὺς λόγκους. ἔμειν) à Διάκος Ἰσ τὴν φωτιὰν μὲ δεχοχτὼ λεθένταις. Τρεῖς ὥραις ἐπολέμαε μὲ δεχοχτὸ χιλιάδαις.
Σχίσθηχε τὸ τουφέχι του, x” ἐγίνηκε χοµµάτια. Καὶ τὸ σπαθί του ἔσυρε, καὶ Ἰσ τὴν φωτιὰν ἐμθῆκεν. Éxoÿe Τούρκους ἄπειρους x épra μπολουχμπασάδαις.
ES
LA MORT DE DIAKOS
CAO νυουυυνονω
Όνε grosse nuée de combattants s’avance; noire comme (une nuée de) corbeaux. — «Est-ce Kalyvas qui arrive? est-ce Leventoïannis ? »—« Ce n'est point Kalyvas qui arrive; ce n'est point Leventoiannis — C'est Omer-Vrionis qui fond (sur les Grecs), avec dix-huit mille Turks.»— Aussitôt que Diakos l’apprend, il en est en grand souci; — il élève fortement la voix, il dit à son lieutenant : —« Rassemble mon armée, réunis mes braves ; — donne-leur de li poudre en abondance, des balles à poignées.— Vite! allons nous poster là-bas, dans Alamanna, — aù 1] y a de forts retranchements, où il y a des abris. » — Ils prirent leurs sabres légers, (ils prirent) leurs pesants mousquets,— s'en allèrent à Alamanna, et occupèrent les retranchements.— « Courage, mes enfants, 5 όστιε Diakos ; (mes) enfants, n'ayez point peur : — soyez vaillants comme des Hellènes; tenez fetme comme des Grecs.»— Ils eurent peur; ils se dispersèrent dans les bois; — et Diakos resta dans le feu avec dix-hüit braves : — il combattit trois heures contre dix-huit mille. —— Son fusil éclata et se mit en pièces; — il tira son sabre, s’élança dans le feu,
Πλὴν τὸ σπαθί του ἔσπασεν ἀπάν) ἀπὸ τὴν χούφταν, Κ᾿ ἔπεο) ὁ Διάκος ζωντανὸς εἰς τῶν ἐχθρῶν τὰ χέρια. Χίλιοι τὸν πῆραν dm” ἐμπρὸς καὶ δυὸ χιλιάδες πίσω.
« Τένεσαι Τοῦρκος, Διάκο µου, τὴν πίστιν σου v’ ἀλλάξης; » Νὰ προσκυνᾶς εἰς τὸ To, τὴν ἐκκλησιὰν V’APAONG ; K° ἐχεῖνος T° ἀπεκρίθηκε , καὶ μὲ θυμὸν τοῦ λέγει΄
« Πᾶτε, x” ἐσεῖς x ἡ πίστις σας, µουρτάτες, νὰ χαθῆτε. » Éy &Tparxdç γεννήθηκα, Γραικὸς θέλ’ ἀπαιθάνω.
» ὧσον νὰ φθάσ᾽ à Οδυσσεὺς xat ὁ Θανάσης Bus. ».----- Σὰν τ’ ἄκουσ᾽ ὁ Χαλίλμπεης , μὲ δάκρυα φωνάζει’
« Χίλια πουγγιὰ σᾶς δίνω yo, x’ ἀχόμα πενταχόσια,
Tv πίστιν τους τοὺς ὕθριζε, τοὺς ἔλεγε μουρτάταις ”
« Éuéy’ ἂν ἐσουθλίσετε, ἕνας Γραικὸς ἐχάθη : |
» Àc ἦν) καλα ὁ Ὀδυσσεὺς κ᾿ ὁ χαπιτὰν Νιχήτας.
LA MORT DE DIAKOS. 37
— tua des Turks sans nombre, et sept bouloukbachis. — Mais son sabre se brisa par le haut, par la poignée,— et Diakos tomba vivant entre les mains des ennemis. — Mille le tenaient par-devant, deux mille par-dertière ;— et Omer Vrionisle questionne secrètement en chemin :—« Veux-tu te faire turk, Diakos? Veux-tu changer de croyance ? — Abandonner l'église, et adorer (Dieu) dans la mosquée ?» — Et Diakos lui répond ; il lui dit avec colère : — « Laissez-moi, vous et votre religion, Turks impurs, puissiez-vous périr! — Je suis né Grec, et Grec je veux mourir. — Mais si vous voulez mille pièces d’or et mille makhmoutis (je vousles donne), — pour me laisser la vie seulement quatre ou cinq jours, — jusqu’à ce que vienne Odyssée ou Athanase - Vaïas. »— Khalil-bey, dès qu’il entend ces paroles, dit en pleurant : — «Et moi, je vous donne mille bourses, et cinq cents en sus, — pour que vous fassiez périr Diakos, ce terrible Klephte: — sinon il détruira les Turks, et tout leur pouvoir. » — Ils prirent alors Diakos et le mirent au pal; — ils le levèrent tout droit, et lui souriait :---il insultait à leur croyance; il les nommait impurs: — « Si vous m'avez empalé, ce n’est qu'un Grec de mort. — Que le capitaine Odyssée, que le capitaine Nikitas soient saufs; — et ils extermineront la Turquie, et tout votre pouvoir!»
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LA MORT DE GEORGAKIS ET DE PHARMAKIS
Lss deux chansons suivantes sont toutes les deux relatives à la mort du capitaine Georgakis et de son ami Pharmakis, mort que l'on peut regarder comme la vraie catastrophe des révolutions de la Moldavie et de la Valachie, en 1821. L'histoire rendra justice aux efforts héroïques de ce brave capitaine , pour assurer le succès d'une entreprise où il n'y a eu de glorieux et de sensé que ce qu'il y a fait lui-même. Je me serais estimé heureux de pouvoir, sur ce point , devancer de quelque temps les éloges souvent tardifs de l'histoire; et c'était dans cet espoir que j'avais recueilli sur la vie et les actions de Georgakis, beaucoup de renseignements sur l'exactitude desquels il m'était permis de compter. Mais le temps me manque pour rédiger ces matériaux, même en consentant à les rédiger avec négligence ; et je me borne à donner sur. Georgakis la courte notice qui suit : elle πια été fournie par un jeune Grec d'un esprit distingué qui s'est trouvé à portée d'avoir sur son brave compatriote des renseignements précis et certains, et qui, s’il eût entrepris d'en écrire la vie en
4ο ARGUMENT.
détail, m'eût épargné et la peine de chercher moi-même des informations sur ce sujet, et le regret de ne pouvoir en ce moment les communiquer au public.
Gxorces, ou Georgakis Olympiote , naquit dans un village du mont Olympe en Thessalie ; c'était un homme d'un extérieur simple et modeste; la réputation de bravoure qu'il s'était faite dans sa jeunesse lui attira la persécution des pachas, et le força de se retirer en Yalachie , où peu après il trouva l’occasion de se montrer avec honneur dans la carrière militaire. On le vit, durant la guerre des Russes avec les Turks, harceler continuellement l'ennemi, lui enlever ses convois, et battre parfois des corps entiers avec la poignée de braves dont il s'était entouré. Le traité de Bukarest ayant réconcilié les parties belligérantes, Georges , impatient de trouver de nouvelles occasions de se signaler contre les tyrans de sa patrie, accourut en Servie, où un peuple belliqueux et ami de sa liberté s’efforçait de briser ses fers. Il y combattit avec distinction jusqu au ‘moment où, perdant tout espoir d'un secours extérieur et se voyant accablés par toutes les forces de la Turquie, restées disponibles à la suite du traîté de Bukarest, les Serviens succombèrent et furent décimés par leurs oppresseurs. Il repassa alors en Valachie, et prit le commandement d'un corps d'Albanais préposés à la garde du pays, jusqu'au moment où l’entreprise téméraire d’Hypsilantis vint lui fournir une nouvelle occasion de déployer son courage et ses talents, et lui prépara la mort la plus glorieuse.
Les dissensions que faisaient naître en Valachie les intrigues des boyards se disputant le pouvoir après la mort de leur hospodar, facilitèrent l'exécution d’un plan que Georges avait depuis long-temps médité, pour susciter des embarras à la Porte, loin de la Grèce, dont il connaissait les mouvements. Il résolut de paraître attaché aux boyards, et, en s’attirant leur confiance, de se faire donner le commandement des troupes, qu’on devait opposer à une insurrection qu'il avait lui-même fomentée par le moyen d’un de ses agents connu depuis sous le nom de Théodore Vladimiresko, qu'il avait fait secrètement passer à Krajowa, et qui parvint bientôt à réunir deux à trois mille pandours, montagnards aguerris. Π] ne se trompa point dans ses calculs. Chargé de réduire Vladimiresko, il vint camper à deux ou trois lieues des insurgés , et, sous prétexte d’aviser aux moyens de les détruire, il usa des sommes d'argent que le consel des boyards lui avait fournies, pour assembler un corps de troupes bien entretenues qu’il οτί à Hypsilantis lorsque celui-ci s’'annonçca comme le chef suprême de la grande insurrection des Grecs.
Consulté sur le plan de campagne à suivre, il représenta inutilement à Hypsilantis, en différentes occasions, l'impossibilité de battre les Turks en rase campagne, vu l'immense supériorité numérique de leurs forces, et fut constamment d'avis de débarrasser l'armée de tout le train inutile, et de commencer avec les Turks une guerre de montagne, à laquelle les Grecs étaient depuis long-temps accoutumés , en assurant que par ce moyen on parviendrait à détruire en détail tous les corps de
troupes turkes qui oseraient s’aventurer dans les montagnes de la petite Valachie. Cet avis salutaire fut rejeté, et la malheureuse issue de la bataille de Dragaschan ne prouva que trop bien le tort qu'on avait eu de mépriser les conseils d’un homme dont l'habileté avait été à l'épreuve dans les guerres précédentes des Serviens.
Hypsilantis annonçait déja, par une retraite précipitée, le dessein de dissoudre son armée et de se constituer le suppliant de l'Autriche ; Georges essaya vainement de le dissuader de ϱε parti, et le quitta au monastère de Kosia, à quelques heures de la frontière autrichienne. Ἡ occupa différentes positions dans le district de Rymnik, avec la résolution d'y réunir les débris de l'armée d'Hypsilantis ; mais la défaite de plusieurs corps grecs qui se trouvèrent isolés après la bataille de Dragaschan, vint ôter à Georges tout espoir de renfort, et l'obligea de se jeter dans les montagnes de la Moldavie, toujours poursuivi, et toujours battant les Turks. Parvenu aux montagnes de Torneo qui dominent le district de Phahzi, position inexpugnable, il y ramassa des subsistances , et s'y fortifia de manière à y soutenir un long siége , lorsque la perfidie vint déranger tous ses plans.
L'évêque de Romano ne rougit point d'avilir le caractère sacré de la religion pour perdre un de ses plus zélés défenseurs. S'étant secrètement coneerté avac les Turks, il manda à Georges, dont il connaissait la piété, que les infidèles avaient le dessein d'occuper, la nuit suivante, le monastère, de Sekos et de profaner les saintes reliques quil disait s'y trouver déposées. Georges s’empressa d'aller arracher à la fureur sacrilége des barbares
lesrestes révérés des Pères de l'Église. Incapable de soupçonner la noire perfidie du prélat, il partit avec environ cinq cents hommes qui lui restaient, pour couvrir le monastère menacé; mais à peine se trouvait-il engagé dans un défilé qui y conduisait, qu’il fut inopinément attaqué par un corps turk vingt fois plus nombreux que le sien. Après un combat opiniâtre de six heures, il parvint à se dégager avec des prodiges de valeur , et occupa Sékos, où il fut immédiatement après assiégé par huit mille Turks, qui employaient jusqu'à la grosse artillerie pour renverser les faibles murs d'un couvent.
Georges, affaibli par ses blessures, soutint néanmoins pendant cinq jours des assauts continuels, jusqu’au moment où, sentant approcher sa fin, il se fit sauter par l'explosion de quelques barils de poudre.
Tel fut le sort de ce vaillant capitaine qui, dans le court espace de quatre mois, qu'il soutint la guerre après la fuite honteuse d'Hypsilantis, tua douze mille hommes aux Turks, d'après le rapport officiel du commandant autrichien de la frontière, et inscrivit un des premiers son nom sur la liste des braves morts pour la défense de la patrie.
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