‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 10 sur 194 · TOY ΙΑΝΝΗ 2TAO · texte numérisé non relu

TOY ΙΑΝΝΗ 2TAO

Μαῦρα πανιὰ τὸ σχέπαζαν, καὶ τ οὐρανοῦ παντιέρα. Éprpèç χορθέτα μ) ἄλικην σηµαίαν τοῦ ἐθγῆχα -

« Av τὰ μαϊνάρω τὰ πανιὰ, οὐδὲ τὰ ῥήχνω κάτω]

« Εγώ μ) ὁ Ἰάννης τοῦ Σταθᾶ, γαμθρὸς τοῦ Μπουχοθάλλα. « Tpéxov, λεθέντες, pere - 'σ τὴν πρώραν τὸ χαράθι:

ANG! ἀλλᾶ { οἱ ἄπιστοι χράζοντες, προσκυνοῦνε.

VILA νυν LD VOS LD RL συσσιουσσυυουσωο ο ωσσσοουσοσυα

JEAN STATHAS.

Un vaisseau noir voguait du côté de Kassandra : — des voiles noires l’ombrageaient, un pavillon de la couleur du ciel. — A sa rencontre vient une corvette, avec un pavillon rouge. — « Amène, (lui) cne-t-elle; baisse tes voiles, (lui) dit-elle. » —« Je n'amène point; je n’abaisse point mes voiles. — Me prenez-vous pour une fiancée , pour une nouvelle mariée, qui va vous faire la révérence: — je suis Jean Stathas, le gendre de Boukovallas. — Jetez le cable, ὁ mes braves; présentez la proue du navire. — Faites couler le sang des Turks; n'épargnez pas les infidèles. » — Les Turks virent de bord; ils tournent la proue. — Jean aborde le premier , le sabre à la main : — le sang court sur le lest; la mer devient rouge; — et les infidèles se rendent en criant : Alla! Alla |

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GHIPHTAKIS.

Vorer encore une pièce qui, de même que la précedente, se rattache, si non par la date au moins par le personnage , à celle de Boukovallas. Le Klephte sur lequel elle a été faite, était de la famille de ce fameux chef de bande, et par conséquent d'Acarnanie ; on le sommait ou surnommait Ghiphtakis (le petit bohémien }, de la teinte noirâtre de sa peau. Il vivait vers L fin du dernier siècle , et fut tué en combattant contre es Turks, dans un engagement où ceux- ci étaient commandés par le fameux Iousouph, arabe, un des généraux d'Ali pacha, surnommé par les Grecs le buveur de sang, et pout lequel il paraît que ce surnom n'était ni une injure ni une figure de rhétorique. Parmi ce que l'on pourrait appeler les menues cruautés d'Al pacha, l'acharnement avec lequel 1ἱ persécuta les descendants de Boukovallas a quelque chosæ de frappant. Armatoles et Klephtes, hommes et femmes, ils furent tous en butte à la vengeance du

féroce visir. C’est, selon ce que j'ai entendu raconter, ιο .

dans une femme d'Agrapha que s’est éteinte derniérement la postérité directe de Boukovallas. Ali pacha, après avoir d'abord marié cette femme à un de ses officiers , la fit ensuite empoisonner, afin qu'il ne restit plus personne en Grèce du sang d'un Klephte qui avait battu son grand-père.

Je ne connais point d'autres particularités sur | mort de Ghiphtakis que celles indiquées dans la chanson même dont cette mort est le sujet. Du reste, la pièce est belle, touchante , et renferme des traits qui peuvent servir de preuve à ce que j'ai dit dans lintroduction sur le pomt d'honneur que mettent les Klephtes à ce que leurs têtes ne tombent pas , après leur mort, au pouvoir des Turks.

Les deux premiers vers sont un prologue qui n'appartient point primitivement à cette pièce, et que je n'avais que détaché. Comme ces deux vers sont beaux et ont du caractère, je n'ai pas voulu qu'ils fussent perdus pour ce recueil, et je les ai mis comme prologue en tête de cétte chanson, qui est de la classe de celles pour lesquelles 1] a été fait.

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