L'AIGLE ET L'ÉPER VIER
Ux aigle blanc s’est posé sur le triste Louros, — et prend, chaque jour, à la chasse rossignols et perdrix.— Mais (au mois de mai), à la mi-mai, il ne cherche plus de gibier; — il se tient coi, tout chagrin, et ravage son propre nid. — Un autre oiseau chasseur vient à passer et le salue : — «Bon jour, aigle royal! » « Épervier sois le bien venu. »—« Qu'’as-tu donc, pauvre aigle royal, que tu détruis ton propre nid ?»—-«Épervier, puisque tu m'interroges, je te le dirai : — J'ai eu, ce soir, une vision dans mon sommeil , dans le somme que j'ai fait. — Ἡ m’a semblé être allé à Bérat, auprès de Kourt pacha, — et entendre, dans le conseil, le discours de Ghiakhos. — Ghiakhos envoyait un message à Constantinople, à l'empereur : »— « Des pièces d’or ( demandez-en) tant que vous voudrez; je vous en donnerai le double; — pour être fait voivode, ( voivode) du Moulalik ,— et chasser ces hommes de Bérat, ce chien de trésorier. »
D ne
PLIASK AS.
Pousxas n'étant pas un nom grec, Je suppose que le Klephte auquel on le donne ici, était Albanais ou Valaque. Du reste, il ne m'est connu que par cette chanson , dont sa mort fait l'argument. C'est une pièce intéressante par plus d’une raison : outre qu'elle ne manque pas d'intérêt poétique dans son ensemble, et qu'il s'y trouve çà et là des traits saillants, elle fournit quelques indications pour l’histoire des Klephtes. De ces indications, les unes sont générales , et je n'y reviendrai pas ici, en ayant déja fait usage ailleurs : les autres sont particulières; et ce sont les seules que jessayerai d'éclaircir un peu.
Outre Pliaskas auquel est consacrée la chanson, quatre autres Klephtes y sont mentionnés épisodiquement. Ce sont, d'après La lecon qne j'ai suivie, Nikotzaras , Tolios , Christos et Lazopoulos. Il sera question ailleurs du premier ; tout ce que je sais du second, cest q'uil fit beaucoup de mal aux Turks, et leur fut en grande horreur. Christos , ou , comme on disait aussi,
Christakis, ne m’est pas mieux connu; mais Je puis dire quelque chose de plus de Lazopoulos.
Les Lazopoulos, ou enfants de Lazos , étaient trois frères, tous les trois Klephtes, et d’une famille où il parait que ce titre était héréditaire, à dater de l'origine des Armatoles. La chanson suivante en désigne un, sans doute l'aîné, comme l'un des quatre capitaines du mont Olympe, à une époque incertaine, mais qui ne peut guère remonter au-delà des premières années de ce siècle. Les trois frères s'étaient fait une grande réputation de bravoure ; pourchassés par Ah pacha, et forcés de descendre du mont Olympe, ils ne voulurent cependant pas se soumettre, se firent Klephtes de mer , et se signalërent par beaucoup de courses et d'exploits. Cependant, soit lassitude, soit nécessité , ils finirent par quitter la mer , firent leur soumission, et s'établirent sur la côte de Thessalie , dans la petite ville dé Karÿa, ou aux environs.
Ils y avaient déja passé plusieurs années en paix , et n'aspiraient qu'à continuer à être oubliés de l'autorité turke, lorsqu’en 1814 ou 1815, Véli, pacha de Trikala, fit une excursion à Rapsani , jolie petite ville de son pachalik , au pied du mont Olympe. C'était plutôt un voyage de plaisir que d'affaires ; cependant Vék, en digne fils d'Ali pacha, ne voulut pas qu'il fût tout-àfait perdu pour la politique. Ἡ expédia les ordres nécessatres pour que le même jour et à la même heure, les frères Lazopoulos et tous les leurs fussent arrêtés d'un seul coup de filet, et décapités aussitôt qu'arrêtés. Ses
ARGUMENT. ὰι
ordres ne furent pas expédiés en vain; et ce fut au milieu des fêtes que lui donnaient en tremblant les pauvres Rapsaniotes, que l'on vint lui en annoncer l'exécution. Deux des frères et trente-six personnes de la famille des trois venaient d'être égorgés.
TOY ITAIAZKA.
Koirer’ 6 Πλιάσχας , κοίτεται ’o τὴν ἔρημην τὴν βρύσιν᾿ Mè τὰ ποδάρια σ τὸ νερὸν πάλε νερὸν γυρεύει᾽ Μὲ τα πουλιὰ συντύχαινε καὶ μὲ τὰ χελιδόνια:
« Taya, πουλιὰ, θὰ ἰατρευθῶ; τάχα, πουλια, θὰ άνω; ----a Πλιάσκα μ’ ἂν θέλης ἰάτρευμα., νὰ ἰάνουν À πληγαῖς σου, » Έθγα ψηλὰ 'σ τὸν ὄλυμπον, 'σ τὸν εὔμορφον τὸν τόπον᾿ » Ἀνδρεῖοι Ἰχεῖ δὲν ἀῤῥωστοῦν, x’ ἄῤῥωστοι ἀνδρειόνουν. » Éx’ εἶν᾽ οἱ Χλέφτες οἱ πολλοὶ, τὰ τέσσέρα πρωτάτα’ » Ἐχεῖ μοιράζουν τὰ φλωριὰ, καὶ τὰ χαπετανάτα. » Τοῦ Νίκου πέφτ) ἡ Ποταμιὰ, τοῦ Χρήστ) ἡ Αλασῶνα, » Ô Τόλιος χαπετάνεψε φέτος ’o τὴν Κατερίνην, | » Καὶ τὸ μικρὸν Λαζόπουλον πῆρε τὴν ΙΓλαταμῶναν. » — Κ᾿ ὁ Πλιάσκας ὁ χαχόµοιρος, à καχομοιριασµένος ᾽Στὸν Τούρναθον κατέθαινεν, ἐχεῖ νὰ σεριανίση,
LL LLE LAS LADA LR VID LL VAR GOUT UIA LILVD LVL LOT ον υυνωνννν
PLIASKAS.
PLraskas est gisant, gisant le long de la triste fontaine : — il est dans l’eau jusqu’à mi-corps, et souhaite encore de l’eau. — Il converse avec les oiseaux, avec les hirondelles : — « Oiseaux, y aurait-il par hasard du remède pour moi? Oiseaux, puis-je guérir par hasard? »— « Pliaskas, si tu veux du remède, (si tu veux) que tes blessures guérissent, — monte là-haut sur l’'Olympe, sur cette belle montagne. — Là les braves ne sont jamais malades, et les malades (même) sont braves. — Là les Klephtes sont nombreux; (là) sont leurs quatre primautés. — Là se distribuent les pièces d’or et les Capitanats.— À Niko-Tzaras est échue la rive du fleuve, Alassone à Christos : — Tolios est, cette année, capitaine à Katérine ,—et Platamone est au jeune fils de Lazos. » — Mais Pliaskas, le malheureux , le malencontreux ( Pliaskas), descend pour aller à Tournavos, (à Tournavos) se promener; — et les ennemis (survenant) par -derrière, lui coupent la tête.
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