LA MORT DE KITSOS BOTSARIS
Trois oiseaux se sont posés sur le pont de l’Arta. — L’un regarde devers Iannina; l’autre devers Souli; — et le troisième, le plus compatissant, se lamente et dit : — « Botsaris s’est mis en marche pour aller à Iannina, — faire sceller un Boïourdi, pour se rendre à Bourgarel, — et recueillir son argent, l'argent qu’il a prêté. — Il passe à l’Arta pour être hébergé ; — il est hébergé dans la maison de Rizo, le cordonnier. — [On dresse la table ; on lui sert à manger ; — et tandis qu'il mange |, on lui tire trois coups de fusil de file. — L'un l’atteint au côté; l’autre au milieu de la poitrine ; — et le troisième, le plus mortel, à la tête. — Sa bouche s’emplit de sang; il murmure des paroles , et dit : — « Tenez - vous tranquilles, « mes braves, et toi, — mon fils : ce n’est pas vous « que cela regardait; mais coupez-moi la tête, « — pour que les Turks ne me la coupent pas, et « ne la portent pas au vizir : — mes ennemis la ver- « raient et se réjouiraient ; mes amis (la verraient) « et seraient attristés. »
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LA DÉLIBERATION ΓΑΙ] PACHA.
E NCORE une pièce dont tout l'intérêt est purement historique : elle représente Ali pacha délibérant avec ses deux fils, Mouktar et Véli, sur le parti à prendre pour résister au Grand-Seigneur qui vient de lui déclarer la guerre, et se décidant à recourir au secours des Grecs, à quelque prix qu'ils veuillent le mettre. Cette pièce fut composée à l'instant même de l'événement qui en fait le sujet, avec l'intention de rendre exactement la substance et le résultat des discours tenus en cette occasion par le pacha de Iannina; et ce qui achève d’en faire une vraie curiosité historique, c'est qu'elle est l'ouvrage d'un fils d’Ali, de Salil pacha. Ce jeune homme qui, par la douceur et l'amabilité de ses mœurs, démentait généreusement son père et ses frères , avait fait de bonnes études, et savait très-bien le grec ancien. Aussi trouve-t-on dans cette pièce des hellénismes qui auront facilement échappé à un étudiant tout plein encore de ses auteurs classiques : elle abonde d’ailleurs en termes turks, de sorte que l'idiome populaire de la Grèce y est forcé et altéré en tout sens.
Du reste, je soupçonne l'unique copie que j'aie eu de cette pièce de n'être pas fort correcte. Il s’y trouve un vers (le 20°), que j'ai traduit à l'aventure, ne le comprenant pas. J'en crois le texte altéré, mais je n'ai pas su le corriger.
TOY AAH ΠΑΣΑ
Καὶ τοὺς προστάζει αὐστηρὰ νὰ πᾶν καὶ νὰ τὸν χλείσον Κ᾿ ἂν δὲν τοῦ κάµουν τίποτες, πίσω νὰ μὴ γυρίσον. ANS πασσᾶς σὰν Tr’ ἄχουσε, πολὺ τοῦ χαχοφάνη. Συλλογισµένος στέχεται, χαὶ τὸ χεφάλι πιάνει. «Μουχτὰρ πασσᾶ, Βελῆ πασσᾶ ,» στέλνει, καὶ τοὺς φωνώᾳ, Μέσα ’o {ὸν Παντοχράτορα xpupa τοὺς χοθεντιάζει
« Éyo ’o τὸ βιὸ δὲν πείθοµα:, οὐδὲ καὶ 'σ τὸ ἀσχέρι:
» AXX ἡ ἐλπίς µου στέχεται εἰς τῶν Γραικῶν τὸ χέρι᾽
» Mi μὲ πάντα πολέμησαν μ’ ἠρωϊσμὸν µεγάἄλον,
ου LILAS VER VE σουονοσονυωαωωωνὑυαωσσυυ ωωωωυωσωωωωωσυοσ-σ