‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 159 sur 194 · HISTOIRE DE GEORGE SKATOVERGA · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE GEORGE SKATOVERGA

et qui vais te tuer aussi, toi. » — « Et moi, je suis venu pour te donner la récompense qui te convient. »— Et là-dessus George lui tire cette même balle, qu'il a retirée du corps de son père, — et la restitue ainsi à qui elle appartient ; — puis 1l lui en lâche une seconde dans le cœur. — La lampe s'éteint dans le tumulte. — George s’élance de sa place, s'escrimant de son poignard. — Il blesse sept ou huit de ceux qui lassaillent ; — mais son frère est blessé au pied; — il le tire par la main, le pousse dehors, — le charge sur ses épaules ,— s'échappe par une autre porte, — et marche pour gagner les bois et les montagnes. — Ariph εἰ quatre autres tombèrent morts, — là même où avaient été assassinés le père et la sœur. — George alla à Éphèse: et quand son frère fut guéri, il se décida à revenir dans sa maison. —On en informa Chatzi Moustapha, un autre Turk vaillant, — un autre grand tueur fameux et renommé. — Un jour il attendit George sur le chemin, — avec un esclave arabe, et le serviteur d’un autre Turk.— Il le salue gracieusement, et lui dit que, puisqu'il la rencontré, — il veut l'emmener chez lui se divertir. — Moustapha marche devant, George le suit : — l’Arabe vient après; le serviteur turk est le dernier. — L'Arabe avait ordre de tirer sur George, — et le Turk de lui lâcher en même

306 ΙΣΤΟΡΙΑ l'ENPTH ΤΟΥ EKATOBEPTA.

Na πᾶν νὰ ξεφαντώσουνο ᾿σ τὸ σκῆτι τὸν ἐπῆρε.

Καὶ δεύτερην µεσόπλατα γιὰ μιᾶς νὰ τοῦ καπνίση- Τὸ σήχωµα τοῦ πιστολιοῦ ὁ Γοώργης ἀπαιχάζα, Γιὰ μιᾶς εἰς τὴν πιστόλα του τὴ χέρα του τὴν Ban, Κ᾿ ὡς ποῦ νὰ στρέψης νὰ ἰδῆς, τὸν εἶχεν ἐξαπλώσει, Κ΄ εἰς τοῦ εὐγά του τὴν καρδιὰ δεύτερην εἴχε δώσε. ὁ ἄλλος δοῦλος ἔφυγε, x’ ὁ Γεώργης ἐλαθώθη,

Απ΄ τὸν ἁράπη ‘o τὴν doyà 'σ τὸ µπράτσον ἐκληγλι "2 τὴν Épscov ἐγύρισε νὰ ἑατρευθ) ἡ πληγή του᾽

Κ᾿ ἐχεῖ τὸν ἐφαρμάκωσαν, x’ ἔχασε τὴ ζωή του. Éyd λοιπὸν τοῦ ἔχαμα αὐτὴ τὴν ἱστορία,

HISTOIRE ΡΕ GEORGE SKATOVERGA. 367

temps un coup de feu dans le dos. — Mais George s'aperçoit de leur mouvement pour lever le pistolet; — déja il a le sien à la main; — et dans le temps que vous auriez mis à vous tourner, vous auriez vu l’Arabe étendu à terre; — et-en se retirant, George, d’un second coup, atteint l’Aga au cœur. — Le serviteur turk s'enfuit; mais George était blessé ; — il avait été d’abord atteint au bras par l’Arabe. — Il retourna à Éphèse pour faire guérir sa blessure; — mais il y fut empoisonné, et y perdit la vie. — J'ai donc composé cette histoire ; — et je la joue sur ma lyre, pour mon divertissement : — Car quiconque sait parler avec agrément et avec raison, — peut faire qu'un cœur attristé reçoive des consolations. — C’est Manuel de Seti, fils du Pappas Hiéronyme, — Charciote, qui est l’auteur de toute cette histoire.

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