LE SONGE DE DIMOS
«ΝΕ te l’ai-je pas dit une fois, ὁ Dimos? Ne te lai-je pas dit trois et cinq fois? — Baisse ton turban ; couvre tes ornements militaires, — de peur que les Albanais ne t’aperçoivent, ne tirent (sur toi), et ne te tuent, — à cause de tout cet argent, et à cause de ta fierté. —
Les coucous chantent sur les montagnes , les perdrix sur le revers (des montagnes ); — et certain petit oiseau — fredonne aussi sur la tête de Dimos. — Mais il ne fredonne pas comme un oiseau, pas comme une hirondelle : — il parle et discourt mignonnement en langue d'homme : — « Pourquoi es-tu pâle, ὁ Dimos? pourquoi es-tu «tout marri? » — « Petit oiseau, puisque tu me le « demandes, je te le dirai: — je me suis retourné « pour dormir encore un peu, pour prendre (en- « core) un peu de sommeil; —et j'ai vu dans mon « sommeil, dans le somme où j'étais (plongé) ,— «j'ai vu le ciel trouble, les astres couleur de sang, « — et teint aussi de sang mon sabre de Damas. »