ALLIER RARES VALLE VALLE ELLE VUE LL D LR LR DR SLR SAR LA LS
DIPLAS.
Le héros de cette chanson, Diplas, l’un des capitaines de l'Acarnanie et des monts Agrapha, vécut jusque vers la fin du dernier siècle. Il était déja ancien dans l carrière, et regardé comme le maître de tous les Klephtes de son temps et de sa contrée, lorsque ce fameux Katzantonis, dont je vais parler tout-à-l'heure plus au long, et dont je suis obligé de dire ici d'avance quelques mots, commença à se distinguer et finit par l'éclipser. Ces deux chefs de bande , occupant des quarüers voisins l’un de l’autre, dans la même chaîne de montagnes, eurent mainte occasion de se connaître, de se rendre des services réciproques, et de se lier d'une amitié dont Diplas fut appelé à donner une preuve héroïque. |
Katzantonis, souvent pourchassé par des troupes d'Albanais trop supérieures en nombre à sa bande, appelait alors Diplas à son secours. Les deux capitaines réunis repoussaient l'ennemi commun; et le danger passé , chacun se retirait de son côté. Une fois néanmoins les choses ne se passèrent pas si heureusement. Les deux bandes réunies, qui ne faisaient ensemble
guère plus de cènt vingt hommes, attaquées par quinze cents Albanais , se dispersèrent fort maltraitées ; et les deux chefs restèrent seuls avec un très-petit nombre de leurs plus intrépides Pallikares, enveloppés par le gros des Albanais, auquel pas un d'eux ne semblait pouvoir échapper. « Lequel de vous est Katzantonis”: s'écrie le chef ennemi, en s’avançant contre le petit groupe des Klephtes. « C’est moi, répond fièrement et sans hésiter Katzantonis, se faisant un point d'honneur de ne pas taire son nom , dans un moment où il était périlleux de le dire. Là-dessus les Albanais se precipitent sur lui, le saisissent et l’entrainent, charmés de le tenir vivant. (6η étaît fait de lui, lorsque, d'une voix tonnante de colère, Diplas s'écrie : « Quel est cet Imsolent, quel est ce chétif Pallikare qui s'est laissé prendre, et qui ose me voler mon nom ὃ C'est moi qui suis Katzantonis; que ceux qui le cherchent approchent; ils verront si on le prend. » À ces mots, prononcés comme un défi par un guerrier d'un aspect beaucoup plus imposant que Katzantonis, les Albanais lâchent celui-a pour se jeter sur Diplas. Diplas se défend , tandis que son compagnon s'échappe et disparait; sommé de se rendre, il continue à résister , et ce n'est que sur les corps de sept Turks tués de sa main, qu'il tombe enfin, frappé à son tour d'un coup mortel. Il est probable que, dans la même circonstance, beaucoup d'autres Klephtes, un Nikos Tzaras, par exemple , ou un Androutzos, se seraient montrés dignes du dévouement de Diplas, et se seraient fait tuer avec lui.
Malheureusement ce n'est pas cette belle action qui fait le sujet de la chanson suivante : c’est une autre aventure de guerre, où il paraît que Diplas commanda. la bande de Katzantonis, suivant toute apparence alors malade ou blessé. Le Moukhourdar désigné comme le chef des Albanais employés dans cette expédition était un des généraux les plus distingués d’Ali pacha.
La chanson a été composée en Acarnanie, et c'est particulièrement là qu'elle est connue. Il s'y trouve un vers remarquable par la bizarre énergie de l'expression et de l'idée.
» ᾽Στὰ δόντια σαΐρουν τὰ σπαθιὰ, ca χέοια τὰ τουφέχια.»-- [
» Καὶ σφάζουν T'oupxous σὰν τραγιὰ, ἀγάδαις GAY χριάρια. ' &
DIPLAS.
Les amis de Diplas lui parlent et le prient : — «Léve-toi, fuis, cher Diplas, et emmène Katzantunis. — Ali pacha vous a découverts; il envoie Moukhordaris (contre vous).» — Et (aussitôt) les postes crièrent tant qu'ils purent : — « Moukhorris s'avance avec quatre mille hommes : — il amène les Albanais, et force gardes du pacha : — is ont le sabre aux dents et le fusil à la main. » —t (Non), tant qu'il est vivant, Diplas n'évite point un combat : — il a des braves d'élite , tous enfants de Katzantonis,— (qui)mangent la poudre comme pain, les balles comme viande ; — (qui) lent les Turcs comme chevreaux, les agas comme moutons. »
Les trois principaux acteurs de l'évènement sur lequel roulent les deux chansons que voici, sont tous trois célèbres dans l’histoire récente de l'Épire et de l'Acarnanie. L'un est ce même Veli Guékas, déja nommé dans une autre pièce, et dont je dirai quelques mots de plus, à propos de celles-ci. Il était Albanais, comme l'annonce son surnom de Guékas, qui désigne celle des tibus de ce peuple à laquelle il appartenait. Ali pacha, au service duquel il'était entré de bonne heure, ayant distingué sa bravoure, le nomma au poste de Dervenagas , c'est-à-dire, comme on l'a vu ailleurs, de commandant militaire, préposé à la garde des défilés des routes. Devenu, dans ce poste, l'ennemi obligé des Klephtes , il déploya contre eux des qualités par lesquelles il aurait brillé au milieu d'eux, un cœur intrépide, une vigueur de corps à l'épreuve de la fatigue, et beaucoup de présence d'esprit dans les circonstances difficiles. Successivement aux prises avec la plupart des chefs de bande de l'Épire, de la Thessalie et de l'Acar- TI
nanie, il en extermina plus d'un, en forca un grand nombre à la soumission, et se fit craindre de tous, jusqu'au Jour où il fut envoyé contre Katzantonis.
Katzantonis, ou, comme on dit aussi, Kitzantonis, était Agraphiote, et l'ainé de cinq frères, dont deux seulement me sont connus; l'un nommé Lepeniotis, du nom de la ville de Lepenon où il était né, et l'autre George, le plus jeune des cinq.
Il ya, en Grèce, particulièrement en Thessalie et en Acarnanie, des pâtres nomades qui, l'été, conduisent leurs troupeaux sur les hautes sommités du Pinde et de ses divers embranchements, jusqu'aux montagnes de la Macédoine, et les ramènent en hiver sur les ‘ confins des plaines , ou dans le voisinage de la mer. Ces pâtres forment, au milieu de la Grèce , une nauon à part dont les mœurs ont quelque chose d'intéressant et de pittoresque ; à la simplicité pastorale ils joignent le courage guerrier, n'envient rien aux gens des plaines, et ne craignent rien des Klephtes, avec lesquels ils wivent fraternellement dans les montagnes, presque aussi indépendants qu'eux età moins de risques. Mais Ali pacha, dont le despotisme avide pénétrait partout et touchait à tout, finit par troubler l'existence de ces pauvres nomades dans leurs solitudes, tout comme celle du peuple sédentaire des villes et des campagnes. Il acquit par voie de confiscation d'innombrables troupeaux, qui dès-lors mangèrent l'herbe des autres troupeaux : il eut des bergers à lui qui se crurent en droit de maltraiter les autres bergers. Enfin, il mit sur le capital et sur le
produit du bétail des impôts extraordinaires , qui ruinérent les familles jusque-là les plus heureuses.
Katzantonis et ses frères appartenaient à l’une de ces familles de pâtres nomades, et à l’une de celles qui eurent le plus à souffrir des vexations d'Ali. La nature ne l'avait pas fait pour prendre en patience l'injustice et les outrages : 1 parlait souvent de se venger, de se faire Klephte , et de rançonner, à son tour, les exacteurs du pacha. Mais il était petit et grêle, avait l'air faible, et la voix basse et doucereuse ; de sorte que ces menaces de se faire Klephte avaient, dans sa bouche, quelque chose qui frisait le ridicule, et l'on y faisait peu d'attention. Cependant, poussé à bout par les avaniés, il tint parole : il vendit ce qui lui restait de ses troupeaux, mit le feu à ses cabanes et à ses tentes, prit le costume et l'armure de Klephte, et chercha des Pallikares. Ses frères furent les premiers; d’autres ne tardèrent pas à se présenter, et bientôt il en eut plus qu'il n’en avait desiré.
À l'exception d’un extérieur imposant, Katzantonis avait tout ce qu'il fallait pour devenir un Klephte redoutable. Il était brave jusqu'à la témérité, d'une souplesse et d’une légèreté de corps merveilleuses, avait l'esprit fécond en ruses, connaissait à merveilles tout le labyrinthe de ses montagnes, et brülait de rendre le mal qu'on lui avait fait. [l s'établit dans la partie thessalienne des monts Agrapha, et se promena avec des Pallikares dans ces mêmes lieux où il menait naguére des troupeaux. Ce fut de ces hauteurs qu'il se
mit à faire des descentes sur les terres des Turks, les pillant , les ravageant sans merci, et ne ménageant guère celles des Grecs. Aussi fut-il bientôt également abhorré de ceux-ci et des premiers, et ne peut-on le compter parmi ceux des capitaines de Klephtes dont les déportements furent ennoblis ou tempérés par des motifs patriotiques , et par un sentiment de nationalité.
Ali pacha, auquel il causa, en peu de temps, des dommages immenses, envoya contre lui, à diverses reprises , des corps nombreux de milices qui échouèrent toujours dans leur poursuite. Tantôt l'audacieux Kat zantonis les repoussa de vive force; tantôt il leur échappa par des hasards miraculeux, ou par des stratagèmes dont s'étonnaient ses ennemis et ses braves eux-mêmes. J'ai entendu raconter un de ces strate gèmes qui n'en est certainement pas le plus signak, mais toutefois assez singulier pour mériter d'être rapporté.
Katzantonis occupait une fois, dans je ne sais quelle montagne, un poste scabreux, où l'on ne pouvait arriver que par deux défilés étroits, à la dis tance d'environ un demi-mille l'un de l’autre. Il avait été probablement trahi; les Albanais étaient accourus, divisés en deux forts détachements, dont chacun avait occupé une des deux issues par lesquelles Katzantonis pouvait faire sa retraite. En s'apercevant de leur position, ses Klephtes se crurent perdus; car il n'y avait pas de chance de forcer les passages occupés, et il ne leur restait d'autre chemin ouvert, que l'escarpement
d'une roche élevée, nue, glissante et presqu'à pic. . L'idée ne pouvait venir à aucun d'eux de se sauver par à; mais Katzantonis leur commande de le regarder faire, et de limiter. Là-dessus il coupe, avec son sabre, une forte branche de pin, émonde le bout par lequel elle tenait à l'arbre, sans toucher à l'ample touffe de rameaux qui la termine, et descend, à califourchon sur cette branche, le long du rocher, sur lequel il glisse sans trop de fatigue et sans trop de risque, retenu en quelque façon par le frottement des branchages sur la pente qu'ils balayent , en la pressant de tout le poids de son propre corps. Ses Klephtes imitent son exemple, avec le même succès, et la milice albanaise n'apprend qu'ils lui ont échappé que par les nouvelles alarmes du pays. De tous les exploits de Katzantonis, la mort de Veli Guékas fat un de ceux qui firent le plus de bruit, et où il eut le plus de bonheur. Le redoutable Dervenagas le cherchait en Acarnanie, à la tête d'un corps nombreux de milices, et se fatiguait vainement à le poursuivre ; il ne pouvait venir à bout de l'atteindre. Irrité d'être ainsi frustré dans sa quête, Veli Guékas dévastait, vexait et rançonnait les villages de l'Acarnanie, sous prétexte de complicité ou d'intelligence avec Katzantonis. Celui-ci fut informé de tout ; et soit par un mouvement généreux en faveur des opprimés, soit pour le plaisir de braver un homme qui ne s'attendait pas à l'être, il écrivit et fit parvenir au Dervenagas une lettre dont le contenu revenait à ceci : « Veli Guékas, on dit que tu me cherches , et que tu te plains de ne pouvoir
me rencontrer : sil est vrai que tu en aies l'envie, viens à Kryavrysis, j y suis et t'y attends.»
Véli Guékas était en station et à discrétion chez un papas, au moment où il reçut cette lettre de bravade et de défi. Il en fut vivement piqué : il ordonna de rassembler sur-le-champ ses Albanais en ce moment épars, et sans attendre qu ils soient prêts à le suivre, il prend les devants avec quelques-uns seulement de ses braves, et vole de toute la légèreté de ses pieds à l'endroit où Katzantonis lui a donné rendez-vous. Katzantonis était en embuscade sur la route, avec ses Pal likares. Après des injures de part et d'autre (car les Klephtes et les Albanais, en cela, comme en bien d'autres choses, semblables aux héros d'Homère, n'en viennent guère aux coups entre eux qu'après s être attaqués d'abord de paroles), le combat s'engage, et
γε Guékas tombe frappé à mort de deux ou trois balles. Cet évènement mit le comble à la terreur que l'on avait déja de Katzantonis, et à la fureur ἆ Ali pacha contre lui. De nouvelles milices, de nouveaux Dervenagas marchèrent pour l'exterminer; il fut exposé à de nouveaux dangers, se trouva dans de nouvelles détresses ; mais 1] resta invincible, ou du moins imprenable, et ne songea jamais à traiter avec Ali pacha.
Les îles Ioniennes, et particulièrement celle de Sainte- Maure, étaient, au besoin, le refuge de Katzantonis ; c'était là qu'il descendait pour se faire guérir, quand il était blessé, ou pour être plus en sûreté, dans les intervalles d'inaction forcée. Chacune de ses apparitions
attirait la multitude qui accourait volontiers admirer le terrible Klephte dont elle ne connaissait que la renommée.
Mais de toutes les apparitions de Katzantonis à Sainte-Maure , la plus brillante fut celle qu'il y fit en 1805. Il se tramait alors daus cette île et dans celle de Corfou une grande conspiration contre la Porte et contre Ali pacha : il s agissait d'opérer, dans la Grèce, un soulèvement en faveur de l'indépendance et de la liberté. Les Russes, qui tenaient alors les iles Ioniennes, s'ils n'avaient pas inspiré ce projet, le secondaient du moins avec zèle; et le Grec qui en avait tous les fils dans sa main, était un homme de la plus haute intelligence , et celui qui connaissait le mieux alors le moral et le matériel de la Grèce. Échappé, comme par miracle, des mains d’Ali pacha, il s'était jeté dans les îles de Sainte- Maure, pour s'y livrer tout entier aux préparatifs de son dessein patriotique, et ce fut pour faire un pas décisif vers l'exécution de ce dessein, qu'il manda, en 1865, les capitaines de Klephtes sur la coopération desquels il comptait, afin de leur donner les instructions , soit générales, soit particulières, que réclamait la circonstance.
On eut alors à Sainte-Maure un spectacle curieux ; celui de tous les chefs de bande de l'Acarnanie, de l'Étolie, de l'Épire et de la Thessalie occidentale, accourus à la voix d'un homme qui n'était pas des leurs, pour faire tout ce que cet homme avait à leur commander dans l'intérêt et pour la gloire de la Grèce. Pour Katzañtonis, ce fut un vrai triomphe de paraitre
le charge sur ses épaules, prend son sabre entre ses dents, son fusil à la main, et regagne en cet état l'ouverture de la caverne. Il étend d’un coup de fusil le premier Albanais qui se présente pour lui barrer le passage , sort au large, et prend aussi lestement quil peut la fuite vers une forêt peu éloignée. Les Albanais le poursuivent : 1] dépose un moment son frère à terre, se retourne, et dun coup de sabre blesse à mort un second Albanais. Il charge de nouveau son frère à son cou, et recommence à fuir vers la forêt. Ainsi fuyant et s’arrêtant tour-à-tour pour écarter les Albanais qui le pressent, il en avait déja tué ou blessé trois ou quatre, lorsque les autres, honteux et furieux d'être bravés à ce point par un seul homme, s’élancent une dizaine à la fois, et se saisissent enfin des deux malheureux frères.
On les transporta aussitôt à Jannina, où ils furent condamnés à avoir les membres inférieurs écrasés à coups de marteau de forge; et ce fut un neveu de ce même Véli Guékas, tué par Katzantonis, qui fut charge de porter les coups. La sentence fut exécutée sur la place de Jannina, en présence d'une populace turque qui s’efforçait, par des injures, des imprécations et des outrages, d'ajouter quelque chose aux tourments des deux victimes! Katzantonis, dont l'âme, énervée sans doute par la maladie, n'avait plus la force de se roidir contre la douleur physique, poussa quelques cris aigus, surtout quarrd le marteau vint à frapper sur les os du genou. Mais son frère George le regardait, moitié
étonné, moitié courroucé de sa faiblesse. « Eh quoi! Kazantonis, tu cries comme une femme ! » lui disait-il. Et il reçut , sans verser une larme, sans faire entendre un gémissement, autant de coups de marteau qu'il en fallut pour lui écraser tous les os, depuis l’orteil jusqu’à la hanche.
Quant à Lepéniotis, après la fin tragique de ses deux frères , 1] mena quelque temps encore la vie de Klephte de montagne. Mais réduit à la fin à la nécessité de se soumettre, il se soumit à la condition de n'être pas tenu de paraitre devant Ali pacha. Plus heureux que ses frères, le pauvre Lepéniotis s'assura du moins, par ce traité, une mort prompte et imprévue. Se rendant avec son Protopallikare, je ne sais en quel endroit, pour y faire ses Pâques, il fut assailli, sur la route, par des assassins à la solde d’Ali, et resta sur la place. Son Protopallikare se sauva, et combat aujourd'hui pour la Grèce; c'est le brave Zongas.
Les deux chansons qui suivent roulent toutes deux sur le même argument, sur l'expédition et la mort de Véli: Guékas. Dans l'une et l’autre, les circonstances du fait sont les mêmes et disposées dans le même ordre ; mais, du reste, la seconde est à tous égards la plus belle des deux ; les détails historiques y sont plus précis et plus clairs, les accessoires poétiques plus développés, et les beaux vers plus nombreux : elle à été composée en Acarnanie; l'autre paraît avoir été faite en Épire.
LVL VE VAR VAR VAL D VE LED ωωωωυσυυσσυυσυυωσων νου ον υσωωωοωω
ΘΑΝΑΤΟΣ TOY ΒΕΛΗΓΚΕΚΑ
”Σ ταῖς δεχαπέντε τοῦ Μαϊοῦ, ’o ταῖς εἴκοσι τοῦ μῆνα, ὁ Βελῆ Γχέχας χίνησε νὰ πάη 'σ τὸν Κατσαντώνην. « Παππᾶ, ψωμί] παππᾶ, xpaoi! νὰ πιοῦν τὰ παλληκάρια.»- K° ἐχεῖ ποῦ τρῶγε x’ ἔπινε, ἐχεῖ ποῦ ὠμιλοῦσε, Madpa µαντάτα τοὔρθανε ἀπὸ τὸν Κατσαντώνην.
"2 τὰ γόνατα γονάτισδ: « Γραμματικὲ, φωνάζει, « Τὰ παλληχάρια σύναξε, x’ ὅλον τὸν ταϊφᾶ µου. » Εγὼ πηγαίνω ἐμπροστὰ, στὴν Κρύαν τὴν βρυσούλαν.» - "2 τὴν στράταν ὅπου πήγαινε, ᾿σ τὴν στράταν ποῦ πηγαίνει, Οἱ κλέφτες τὸν χαρτέρεψαν, xai τὸν Ὑλυκορωτοῦσαν ’ «Ποῦ πᾶς, Βεχή Μπολούχμπαση, ῥετζάλι τοῦ Βεζίρη!» — « 2 ἐσέν, Αντώνη κερατᾶ, ᾿σ σένα, Κατσαντώνη. » — ὁ Κατσαντώνης φώναξεν ἀπὸ τὸ µετερίζε.
VALLEE PELLE RE LOVE VD LAID L'URL LE LR RD VE VER ωσνωυνν A/R
Au mois de mai, du quinze au vingt du mois (de mai), — Veli Guékas est parti pour aller contre Katzantonis. — IL va et fait halte dans la maison d’un papas : — « Papas, du vin! papas, du pain | à boire à mes braves ! » — Et tandis qu’il est à, mangeant et buvant, tandis qu'il est là conversant, — de dures nouvelles lui viennent de la part de Katzantonis. — Il s’est levé sur les genoux. « Secrétaire, crie-t-il, rassemble mes braves; (rassemble) toute ma troupe : — moi, je vais en avant, (je vais) à Kryavrysis. » — Et sur la route, tandis qu’il cheminait; sur la route, tandis qu’il chemine, les Klephtes l’attendaient et lui demandent doucement : — «Où vas-tu, Véhi, le capitaine , ministre du vizir? » — « Contre toi, belitre d’Antonis; contre toi, Katzantonis. » — Et Katzantonis (lui) crie de son poste : —« Ce n’est point ici Jannina; tu n'as point ici de Raïas, — à faire rôtir comme
174 ΘΑΝΑΤΟΣ TOY BEAHTKETKA.
» Tux να τοὺς ψένης σὰν τραχιὰ, σὰν τὰ παχυὰ κρι άρια᾽ α Ἐδῶ εἶν᾽ ἀνδρεῖος πόλεμος, καὶ χλέφτιχα τουφέχια. D — Τρία τουφέχια τῶδωσαν, τὰ τρ ἀράδ᾽ ἀράδα,
Τό ‘va τὸν πῆρε ξώδερμα, καὶ +” ἄλλο -σ τὸ χεφάλι,
chevreaux, comme moutons gras. — Il y a ici des braves à combattre; il y a ici des fusils de Klephte. » — ( Là-dessus) trois coups de mousquet, trois coups de file lui sont tirés: — lun (lui effleure) la peau; le second l’atteint à la tête ; et le troisième, le plus mortel, l'atteint au cœur : — sa bouche se remplit de sang, et ses lèvres de l’amertume (de la mort).
ΑΛΛΟ EIZ ΤΟΝ IAION.
ὁ Βελῆ Γκέκας ἔτρωγε σ ἑνὸς παππᾶ τὸ CHAT κ’ ἐχεῖ γράμμα τὸν ἔφεραν ἀπὸ τὸν Κατσαντώνην. ὀρθὸς εὐθὺς ἐπήδησε, καὶ τὸ σπαθί του ζώνει. «Τραµµατυέ µου, φώναξε, µάσε τὰ παλληκάρια" » ϱ Κατσαντώνης μ’ ἔγραψε νὰ πάγω νὰ τὸν εὕρω. .--- 2 τὴν στράταν ὅπου πήγαινε, σ τοῦ δρόµου του τὴν µέσην, Αντώνης τὸν ἐφώναξε, γλυχὰ τὸν ἐρωτάει:
LAS LD AD νου σωυσνσωωυοσυωωνσυνν ο VAR S νο οσον
γέμ GuÉéKAs mangeait dans la maison d’un papas; — et là on lui apporte une lettre de Katzantonis. — Il se dresse à l’instant sur ses pieds, et ceint son épée : — «Secrétaire, s'écrie-t-il, rassemble mes braves : — Katzantonis m'écrit; (il m’écrit) d'aller le trouver.» — Et, sur la route, tandis qu'il va, à la moitié de son chemin, — Katzantonis lui adresse la parole, et lui demande doucement : — «Où vas-tu, Véli Dervenaga? ministre du visir, (où vas-tu ?}»—« Contre toi, bélitre d’Antonis; contre toi, le sabre à la main.» — « Si tu viens contre moi, si tu veux la guerre, — connais, par mes braves, les mousquets des Klephtes : — ils tonnent fort, atteignent cruellement, blessent à mort.» — Et tout colère, 1] dit à Zongas et à Dimos : — « Abattez-moi ce vilain Albanais, et apportez-moi sa tête. » — Zongas et Dimos envoyèrent à Véli deux coups de fusil, (deux coups ) cuisants et mortels. — Un l’atteignit au cœur, l’autre
178 ΘΑΝΑΊΟΣ ΤΟΥ BEAHTKEKA.
« Τραμματιχέ μ’ ἀγαπητὲ, xai σὺ πιστά µου Φέζο,
» Γυρίστε, πίσω τρέξετε, πάρτε pou τὸ κεφάλι,
» Νὰ μὴ τὸ πάρ) À χκλεφτουριὰ, κ’ αὐτὸς ὁ Κατσαντώνης, » Καὶ μοῦ τὸ πάγη av Φραγκιὰν, καὶ cv Ἁγίαν Μαύρα, » Καὶ τὸ διαθάα) ἀπ᾿ τὴν Πλαχιὰν, τὰ τούρκικα λιμέρια,
à la bouche. — ( I1 tombe) et crie à haute voix, aussi fort qu’il peut : — « Secrétaire, mon ami, et mon fidèle Phézo ,— retournez, courez en arriére, et enlevez-moi la tête, — afin que Katzantonis et les Klephtes ne me la coupent pas : — ils la porteraient aux pays des Franks, à Sainte-Maure : — ils lemporteraient à travers Plaghia et les postes Turks : — mes ennemis la verraient et se réjouiraient; mes amis (aussi la verraient), et seraient attristés. |
σοουωυνυ tt A νυσνωυσυως»
NIKO-TZARAS