GUERRES ΡΕ SOULI
Un oiseau s’est posé sur le haut du pont : —il se lamente et dit; il dit à Ah pacha : — « Ce n’est point ici lannina, pour y faire des jets d'eau; — « ce n’est point ici Prévéza, pour y bâtir des for- « teresses. — C’est ici Souli le fameux, Souli le « renommé, — où vont en guerre les petits en- « fants, les femmes et les filles ; — où la femme de « Tsavellas combat, le sabre à la main, — son nour- « risson à un bras, le fusil à l’autre, et le tablier « plein de cartouches. »
» Αρθανιτιὰ μᾶς πλάχωσε, θέλει νὰ μᾶς σκλαθώση, » *2 τὸ Τεπελένι νὰ μᾶς mat, ν᾿ ἀλλάξωμε τὴν πίστιν. » — Ô Κουτσονίκας χούϊῖαξεν ἀπὸ τὸν AGapixov - « Μὴν τὸ φοθᾶσαι, παπαδιὰ] στὸν νοῦν σου μὴν τὸ βάνης! » Τώρα νὰ ἰδῆς τὺν πόλεμον, τὰ χλέφτιχα «τουφέχια,
GUERRES DE SOUL
Trois oiseaux se sont posés sur la hauteur de Saint-Élie : — l’un regarde Tannina; l’autre Kako- Souli; —et le troisième, le plus petit, se lamente et dit: — « Les Albanais se sont assemblés pour aller contre Kako-Souli. — Trois étendards ont marché, trois (étendards) de file : — l’un est de Moukhtar pacha; l'autre de Mitsobono ; —le troisième, le plus brave, est (celui) du sélikhtar. — La femme d’un papas les voit venir d’une haute colline : » — « Où êtes - vous, enfants de Botsaris, enfants de Koutsonikas ? — Les Albanais tombent sur nous; ils vont nous emmener captifs; — et nous conduire à Tébélen, pour nous faire changer de croyance.» — (Mais) Koutsonikas lui crie d’Avarikos : —«Ne crains pas cela, femme de papas; ne te mets pas cela dans l'esprit. — Tu vas voir une bataille, et les fusils des Klephtes! — (Tu vas voir) de quelle sorte combattent les Klephtes et les Souliotes!» — IL n'avait pas achevé le discours, il n'avait pas dit la parole, — que vous
AN ἔφευγαν, x’ ἀλλ᾽ ἔλεγαν' « πασᾶ μ’, ἀνάθεμά σε |
» Εχάλασες τόσην Τουρχιὰν, Σπαΐδαις x” Ἀρθανίταις.Σ--- K° ὁ Μπότσαρης ἐφώναξε μὲ τὸ σπαθὶ CE: χέρι”
« Fa, πασᾶἱ τί χάχιωσες, καὶ φεύγεις μὲ μενζίλις
GUIERRES ΡΕ SOULI. 20!
auriez vu les Turks fuir à pied et à cheval. — Les uns fuyaient, les autres disaient : «Maudit sois-tu, pacha! — Tu nous a causé cet été un grand malheur : — que de gent turke tu as perdue! que de Spahis et d’Albanais!»— Et Botsaris, le sabre à la main, s’écriait : — « Viens donc, pacha! pourquoi es-tu chagrin? pourquoi fuis-tu ainsi en poste ?— Reviens ici, dans notre montagne, (reviens). dans cette pauvre Kiapha; — viens y poser ton trône; viens t’y faire sultan!»