LA GRÈCE A SES ENFANTS
0 mes pauvres orphelins, dispersés çà et là, chassés, insultés, comme toute votre nation, chez ies races étrangères; réveillez-vous, enfants, voici l'heure ; réveillezvous, accourez. Le repas mystique est arrivé.
Vous qui courez tristement en tous lieux poury mendier votre vie, et qui recevez la livrée de divers maîtres,
Réveillez-vous, enfants, voici l'heure, etc.
Nuit et jour, comme la sphère, vous tournez autour du monde ; vous cherchez, et vous efforcez de découvrir une source de gloire.
Réveillez-vous, etc.
Et vous désirez vous montrer fidèles à la patrie. Chacun de vous part jeune pour l'étranger et y demenro.
Réveillez-vous, etc.
U demeure ou revient pauvre et malheureux ; et moi, je finis par rester seule et abandonnée.
Réveillez-vous, etc.
Rassemblez-vous, considérez et pleurez mes plaies- Hélas ! le sang coule à flots de mes veines.
F. éveillez-vous, etc.
Ma robe, ma belle robe, tombe en lambeaux. Je la porle déchirée, serrée par des chaînes.
Réveillez- vous, etc.
Je succombe et je n'invoque plus qu'une mort douloureuse si vous m'abandonnez et si vous négligez l'heure du salut.
Réveillez-vous, enfants, voici l'heure, etc.
m CHANTS IIKROIQUES
CHANT PATRïOTÏOrE DE RIGAS
Allons, fils des Hellènes, le jour de gloire est arrivé, soyons dignes de ceux qui nous ont fait naître. Brisons vaillaniment le joug des tyrans ; vengeons les honteuses injures de la patrie. — Prenons les armes. Montrons-nous les vrais enfants des Grecs, et que le sang de l'ennemi coule par torrents sous nos pieds ! —
Vous tous qui fûtes les \aleureux cadavres des Hellènes, âmes éparses, revenez aujourd'hui à la vie. Rassemblez-vous tous à la voix de ma trompette. Marchez vers les sept collines, et, mie fois pour toutes, soyez vainqueurs !
Prenons les armes, etc.
Sparte, Sparte, pourquoi dors-tu d'un profond et léthargique sommeil? Réveille-toi; appelle Athènes, ton éternelle et antique compagne. Souvenez-vous de Léonidas, le héros immortel, le redouté, le terrible, le glorieux guerrier!
Prenons les armes, etc.
C'est lui qui sonne la charge aux Thermopyles, extermine les Perses, les enfonce avec trois cents guerriers, pénètre dans leur centre, et, comme un bon irrité, se baigne dans leur sang.
Prenons les armes, montrons-nous les vrais enfants des Grecs, et que le sang de l'ennemi coule par torrent sous nos pieds !
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RIGAS AUX HELLÈNES
Qu'attendez-Yous , amis et frères? Pourquoi rester immobiles des lèvres et du sabre? Voici notre temps venu, le jour de la gloire a brillé. Courez donc; jetez le cri d'alarme et exterminez.
Ne souffrez plus qu'on vous nomme esclaves, et ne le soyez pas. Pensez à la liberté. Combattez avec courage, brandissez yos armes et anéantissez les ennemis de la patrie.
Léonidas, Thémistocle, Épaminondas et le grand Périclès furent nos ancêtres ; et ils étaient issus de Jupiter. Unissez-vous donc, et lirez vos sabres pour la patrie.
Que la gloire, la vaillance, la science, la sagesse et la magnanimité des hommes illustres dont nous sortons^
soient notre universel modèle ! — Brandissons nos armes et anéantissons les ennemis de la patrie.
Montrons-nous maintenant au monde entier ; et qu'on nous proclame, en voyant nos efforts, les héroïques descendants des Hellènes! — Courons donc, jetons le cri d'alarme et exterminons. .
La patrie nous appelle. Venez, accourons, la trompette nous demande des victoires. Volons comme des aigles pour immoler les barbares. — Courez donc, et tirez vos sabres pour la patrie.
Puis, quand brillera cette heure tant désirée et si redoutée de l'ennemi, l'heure du triomphe, nous aurons pour récompense les richesses et les honneurs. Courez donc et tirez vos sabres pour la patrie.
0 ma patrie! ô Grèce si chère! vois notre zèle et notre ardeur; et crions tous ensemble, le sabre nu: — Vivent, vivent, vivent trois fois la foi, la patrie et la nation!
DE LA GUEURE DE I/n DÉPEISD ANGE. C9