LA FLOTTE GRECQUE
Au cap Géronte, il y a bien du bruit. Une frégate lève l'ancre en toute hâte; elle a peur du brûlot. — Le brûlot s'attache à sa poupe, mais ils l'éteignent. Un second brûlot s'approche et attaque par le travers. Les sabords prennent feu ; les chiens s'épouvantent et crient : — « Ils vont « nous brûler ce soir et nous faire esclaves. Anathème (( sur toi, méchant navire amiral qui nous perds! » —
S'il y avait ou deux hommes comme Miaoulis, la flotte entière était anéantie. S'il y avait eu un second navire comme le sien, la flotte turque disparaissait.
^ CHANT DES BRULOTIERS
Amis, voici l'aurore; elle nous appelle au rivage. Entrez dans vos barques avec joie et précaution; le flot mé* rite attention. Silence, amis; ramez sans bruit. Amis, silence. La fin de notre entreprise ne peut tardei\
Patience, il suffit d'un moment. L'occasion nous favo-^ rise. Le Courage commence et la prudence achève ; le lldt mérite attention. Silence, amis; rameii sans bruit. Amis, silence. La fin de notre entreprise ne peut tarder.