LE DERNIER ADIEU DU KLEPHTE
Élance-loi vers la rive, on bas sur le rivage; que tesl mains soient des rames, ta poitrine un timon et ton; corps amaigri un vaisseau! et si Dieu et la sainte Vierge |font que lu nages, que tu traverses et atteignes nos quar-f tiers où nous tenons le conseil et où nous fîmes rôtir les deux boucs Floras et ïombras ; alors, si la compagnie le| demande quelque chose sur mon compte, ne va pas dire : il n'est plus; il est mort, le malheureux. Dis seulemenlî que je me suis marié mal à propos sur le sol étranger ; ♦ j'ai pris la pierre du lombeau pour belle-mère, la terre j profonde pour femme, et pour beaux-frères ces petits cailloux.
LE PALLICARE
Je me lève de très-bonne heure, et encore tout endormi, je lave mes mains et mon visage pour me réveiller tout à fait.
J'entends craquer les hêtres et les ormeaux gronder. Quels sont ces grondements? Quel est ce tonnerre?
Ce sont les pallicares qui passent et vont se battre ; ils vont se battre contre ce chien de Mousaga^
Chaque arbre est un étendard, chaque rocher un pallicare.
* MoHsaga, chef des musulmans.
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