LA FILLE DE L'ARYÂNITE
Us sont tous à me dire : — « Tu as refusé la fille de ] (( l'Arvanite. »
Eh ! pourquoi la refuser, la fille de l'Arvanite dont le \
corps est d'or et la ceinture d'argent? ^
J'irai chez le joaillier pour la faire fondre. J'en tirerai i
assez d'or pour avoir une coupe, une croix et une belle ]
bague. I
— La belle bague pour la mettre à mon doigt, i
— La coupe pour y boire, 1
— La croix pour l'adorer, parce que je suis chrétien. \
LES ARMES DU KLEPllTÈ
Les armes du brave,
Il ne faut pas les vendre ;
Mais il les faut à l'Église
Pour être présentes aux saints offices :
Il faut les suspendre bien haut,
Dans la tour pleine de toiles d'araignée,
Afin que la rouille mange ses armes
Comme la terre mange le brave.
1 0 CIIAKTS KLEPIITES.
L'AUHUE QUI PARLE U
Un jeune soldai, brave soldat, a cherché le camp, — '^
mon ami, 1
Mon basilic à triple épi. |
Il a cherché le camp et un village pour s'y arrêter, |
Il n'a pas trouvé le camp, — mon ami, |
Mon basilic à triple épi. |
Il n'a trouvé ni camp ni village, |
Mais seulement un arbre, — mon ami, ]
Mon basilic à triple épi. j
Seulement un arbre qu'on nomme cyprès. 1
— « Arbre, reçois-moi, — mon ami, |
Mon basilic à triple épi. I
« Arbre, reçois-moi, reçois-moi, cyprès, |
« — Voilà mes branches, — mon ami, 1
Mon basilic à triple épi. :
(( Voilà mes branches, suspends-y les armes. j
(« Voilà ma tige,, — mon ami, i
Mon basilic à triple épi. ^
« Voilà ma tige, attaches-y ton cheval, l
(, Voilà mon ombre, — mon ami,
Mon basilic à triple épi. \
({ Voilà mon ombre : couche-toi et t'endors. »