LE REVENANT DE IIEDEBY
J'avais chevauché jusqu'au soir, j'arrête mon cheval.
J'arrête mon cheval ; je pose ma tête sur le gazon, je voulais dormir.
Je voulais dormir. Pendant mon premier sommeil, l'homme mort m'apparaît.
L'homme mort m'apparaît. — Tu es de ma race, tu feras juger ma cause.
Tu feras juger ma cause; tu iras à Hedeby ; là demeurent mes dix parents.
Là demeurent mes dix parents : mon père et ma mère, mon frère et ma sœur.
Mon frère et ma sœur. Là demeure aussi la belle Christine, ma femme ; elle m'a fait mourir.
Elle m'a fait mourir à l'aide de ses cinq femmes; elles m'ont étranglé dans un lit de soie.
Elles m'ont étranglé dans un lit de soie; elles m'ont caché dans un tas de foin , elles m'ont emporté sur la colline sauvage.
Elles m'ont emporté sur la colline sauvage. Le valet en qui j'avais le plus de confiance monte à présent mon bon cheval.
Il monte mon bon cheval ; il se sert dans ses repas de mon couteau d'argent, il couche auprès de ma jeune femme.
Il couche auprès de ma jeune femme ; il s'asseoit à ma table, il parle en termes injurieux dénies enfants.
IlO r.ii\\TS popif.Ainr.s m: .\oiin.
Il pai'lo on lermos injurieux do mes enfants ; il no leur donne qu'un peu de pain, il les raille parce que leur père est mort.
Il les raille parce que leur père est mort ; il parcourt la foret avec mes chiens, il poursuit les animaux sauvages dans la bruyère.
Il poursuit les animaux sauvages dans la bruyère. Chaque fois qu'il chasse un animal dans l'enclos, il me réveille dans ma tombe.
Il me réveille dans ma tombe. .Alais si je vais le chercher dans sa demeure, il s'en trouvera mal.