‹ Chants populaires du NordChapitre 42 sur 110 · LA DELIVRANCE DU CAPTIF · texte numérisé non relu

LA DELIVRANCE DU CAPTIF

La jeune fille dit à sa mère : Ai -je jamais eu un frère ?

— ïu as de nobles frères , mais ils sont au pouvoir du comte.

La jeune fille va à l'écurie et regarde tous les chevaux.

Elle regarde le brun, elle regarde le gris, elle met la selle sur le meilleur de tous.

x\rrivc'e à la demeure qu'elle cherche, elle aperçoit la maîlresse du comte.

— Écoute, maîtresse du comte, ton amant est-il chez lui?

— Il est allé hier au thing pour juger un meurtrier.

— Dis-moi donc, dis-moi où sont les prisonniers.

— Ils sont là devant la cour, dans une maison sans feu et sans lumière.

La porte est fermée par une lourde barre.; nulle femme ne peut entrer.

La jeune fille s'approche , et de ses petits doigts tire le verrou de fer.

— Écoule, mon cher frère, t'cs-tu laissé prendre par plus d'un seul homme ?

— Il n'y en avait pas quatre, il n'y en avait pas cinq, il V en avait hion 1 rente , at:il(.s et forl.^.

— Je suis petite comme un lis , mais trente hommes ne me prendraient pas.

Je ne suis qu'une femme , mais trente hommes ne pourraient m'enchaîner.

Elle délivre son frère des fers , et met à sa place la maîtresse du comte.

— Si ton amant, dit-elle, veut un autre prisonnier, dis-lui de venir à moi en pleine campagne.

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