‹ Chants populaires du NordChapitre 89 sur 110 · SIEDE · texte numérisé non relu

SIEDE

gards qui s'clèvoiit de la poussière. Là où manquaient la joie et l'amour , là un immortel espoir se montre dans les larmes de la douleur.

Le chœur des anges s'arrête surpris. Il voit ceux qui parlent et regarde le créateur. Le créateur met le sceau à son œuvre, se mire dans son image et sourit.

Vous qui dites qu'il n'y a point d'àme dans la nature, que tout est poussière et rien de plus , insensés ! penchez-vous sur la source d'eau, regardez votre visage et cachez votre rougeur.

Voyez le front du vieillard , expression de la vérité , qui traverse les siècles ; voyez le regard du héros , l'étincelle , indice d'une noble pensée qui donne les lois au monde.

Voyez le doux et pur visage de la jeune fille avec ses couleurs roses ; voyez ses yeux tendres et brillants, ses noires boucles de cheveux déroulées au vent.

Suivez-la quand elle s'en va discrètement mêler sa voix plaintive à la voix de la douleur. Voyez , comme à travers les larmes qui voilent ses yeux, son âme s'élève avec consolation.

Éclair du ciel dans la nature, puissance angélique parmi les animaux, face de l'homme, n'es-tu qu'un indice de mortalité? Ne souriras -tu pas un jour dans l'éternité ?

Oh ! oui, les anges seront énuis en voyant apparaître Selma, en entendant sa voix parmi eux. Je te reverrai, Selma, dans les régions heureuses, dans l'enceinte du ciel.

ià.

Page 1