‹ Chants V, VI, VII et VIII de l'OdysséeChapitre 12 sur 13 · CHANT VIII · texte numérisé non relu

CHANT VIII

Et quand parut l'Aurore qui-naît-le-matin aux-doigts-de-roses, la sainte vigueur d'Alcinoiis se leva donc de sa couche; et le noble Ulysse destructeur-de-villes se leva donc aussi.

Et la sainte vigueur d'Alcinoiis guida ceux-ci vers l'assemblée des Phéaciens, qui avait été préparée à eux auprès des vaisseaux.

Et étant arrivés ils s'assirent auprès l'un de l'autre sur des pierres polies; et Pallas Athéné s'avançait par la ville, ressemblant au héraut du prudent Alcinoüs, méditant le retour pour le magnanime Ulysse; et donc se-tenant-auprès elle disait ce discours à chaque homme :

« Çà ici, conducteurs et chefs des Phéaciens, J68 semblée pour apprendre quel est cet étranger nouvellement arrivé dans la demeure du prudent Alcinoùs après avoir erré .sur la mer, et et dont le corps est semblable à celui des immortels. »

C'est ainsi qu'elle excitait la curiosité et l'intérêt de tout le peuple. Bientôt tous les sièges de l'assemblée sont remplis de citoyens; tous contemplent avec admiration le prudent fils de Laërte. Minerve avait répandu sur sa tête et sur ses épaules une grâce divine, et le "faisait paraître plus grand et plus fort, afin qu'il fût chéri de tous les Phéa-ciens, et que, redoutable et respecté, il sortît vainqueur de toutes les luttes dans lesquelles ils éprouveraient sa vigueur. Quand ils fu-rent tous réunis, Alcinoùs prit la parole au milieu d'eux :

« Écoutez, chefs et conducteurs des Phéaciens, afin que je dise ce que mon cœur m'inspire. Cet étranger que je ne connais point il faut aller à l'assemblée, afin que vous entendiez-parler de l'étranger, qui est arrivé nouvellement [nous, dans la demeure du prudent Alci-ayant erré sur la mer, semblable aux immortels par son corps. »

Ayant parlé ainsi elle excita la vigueur et le cœtfr de chacun.

Etle lieu-de-l'assemblée et les sièges se remplirent promptement de mortels se réunissant; et beaucoup donc ayant vu admirèrent le prudent fils de Laerte.

Et Minerve donc versa à lui une grâce divine et sur la tête et sur les épaules ; et elle établit (fil) lui plus haut (grand) et plus gros à voir, afin qu'il devint ami à tous les Phéaciens, et imposant et vénérable, et qu'il accomplît les luttes nombreuses, par lesquelles les Phéaciens éprouvèrent Ulysse.

Mais après que donc ils se furent rassemblés et furent réunis, Alcinous alors parla et dit à eux :

« Écoutez, conducteurs et chefs des Phéaciens, afin que je dise les choses que le cœur dans la poitrine invite moi à dire. -est arrivé errant dans ma demeure, venant des contrées du levant ou de celles du couchant; il nous presse, il nous supplie de con-sentir à le reconduire dans sa patrie. Eh bien, selon notre coutume, préparons son départ ; jamais l'hôte qui entre sous mon toit ne reste longtemps ici à gémir après son retour. Allons, lançons sur la mer divine un noir vaisseau qui n'ait pas navigué encore; choisissons parmi le peuple cinquante-deux jeunes garçons, lès plus habiles de tous. Hâtez-vous d'attacher les rames sur les bancs du navire, puis aller dans -on palais préparer promptement le repas; je veux vous traiter tous. C'est aux jeunes gens que j'adresse mes ordres; quant à vous, rois qui portez le sceptre, venez dans ma demeure, afin que Mm y reeeviom l'étranger comme un ami. Que personne ne refuse. Cet étranger-ci, je ne sais qui il est, errant est arrivé dans ma demeure, [levant, venant soit de chez les hommes du-soit de chet ceux du-couchant ; et il presse et prie [de le reconduire).

la conduite être fixée" ( qu'on décide Eh bien nous comme précédemment pressons cette conduite.

Car non plus nul autre, qui soit arrivé dans mes demeures, ne reste longtemps ici se lamentant à-cause-de la conduite.

Mais allons, tirons dans la mer divine un vaisseau noir naviguant-pour-la-prcmière-fois ; et que deux jeunes-garçons et cinquante avec eux soient choisis dans le peuple, tous-ceux-qui auparavant sont (ont été reconnus) les meilleurs.

Et tous ayant attaché bien les rames sur les bancs sortez ; mais ensuite occupez-vous [ment), d'un repas rapide (préparé prompte-étant venus dans notre demeure; et moi je fournirai bien ce qu'il faut à tous. -- J'enjoins à la vérité ces choses aux jeunes-garçons; mais vous les autres, rois portant-le-sceptre, venez vers ma belle demeure, [l'étranger afin que noustraitions-amicalement Appelez le divin chanteur Démodocus ; car le dieu lui a donné un ai l sublime pour nous charmer tous, lorsque son cœur l'invite à faire entendre ses chants. »

Il dit, et ouvre la marche; les rois ornés du sceptre suivent ses pas, et le héraut va chercher le divin chanteur. Cinquante deux jeunes garçons, choisis d'après l'ordre d'Alcinoüs, se rendent au bord de la mer inféconde. Quand ils sont arrivés sur le rivage, ils lancent le vaisseau sur les flots profonds, placent dans le navire noir le mal et les voiles, disposent les rames chacune à sa place avec ses courroies de cuir, et déploient les blanches voiles. Ils mouillent le vaisseau dans un endroit profond, puis ils se dirigent vers la vaste demeure du pru-dans le palais ; et que quelqu'un ne refuse pas ; et appelez le chanteur divin, Démodocus; -car le dieu donc [ment, a donné à lui le chant supérieure-pour réjouir les hommes, quand son cœur l'excite à chanter. »

Ayant parlé donc-ainsi il marcha-en-tête ; et les rois portant-le-sceptre suivirent en-même-temps ; et un héraut alla-vers le chantre divin.

Mais deux jeunes-garçons et cinquante avec eux ayant été choisis allèrent, comme il l'avait ordonné, vers le rivage de la mer infertile.

Mais lorsque donc ils furent arrivés au vaisseau et à la mer, ceux-ci à la vérité tirèrent le vaisseau noir dans la profondeur de la mer; et ils mirent et un mât et des voiles dans le vaisseau noir, et ils ajustèrent des rames dans des courroies de-cuir, toutes choses selon la convenance ; et ils déployèrent les voiles blanches..

Et ils mouillèrent celui-ci (le vaisseau) [fond) prorondément (en un endroit pro-dans l'espace humide;mais ensuite ils se-mirent-en-marche donc pour aller dans la grande demeure du prudent Alcinoüs,dent Alcinoûs. Bientôt le portique, les cours et les salles du palais sont remplis de convives; jeunes gens et vieillards se réunissent en foule. Alcinoûs immole en leur honneur douze brebis, huit porcs aux dents éclatantes de blancheur, et deux bœufs au pas lent. On les dépouille; on prépare, on dresse un agréable festin.

Le héraut s'avança; il amenait l'aimable chanteur chéri de la Muse, qui lui avait donné et le bien et le mal : elle l'avait privé de la lumière, mais lui avait accordé une voix délicieuse. Pontonoùs plaça pour lui, au milieu des convives, un siége aux clous d'argent, qu'il appuya contre une haute colonne; il suspendit à une cheville au-dessus de sa tête la lyre harmonieuse, et lui montra comment il pourrait la prendre avec sa main ; puis il mit devant lui une corbeille, une table magnifique et une coupe de vin, afin qu'il pût boire quand son cœur en aurait le désir. Alors les convives étendirent la main vers les plats servis devant eux. Et les portiques donc et les cours et les salles [blant; se remplirent d'hommes se rassem-et donc de nombreux étaient jeunes et vieux. -- Et Alcinoüs immola pour eux douze brebis, et huit porcs aux-dents-blanches, et deux bœufs aux-pieds-de-travers ; lesquels ils écorchèrent, et ils soignèrent et apprêtèrent un repas agréable.

Et le héraut vint auprès d'eux, amenant l'aimable chanteur, que la Muse aima supérieurement, et à qui elle donna et le bien et le mal :

elle le priva de ses yeux, mais lui donna le doux chant.

Et Pontonoüs donc plaça pour celui-ci un siège aux-clous-d'argent au milieu des convives, [haute ; l'ayant appuyé contre une colonne et le héraut suspendit à une cheville la lyre harmonieuse, [teur) , au-dessus de la tête de lui (du chan-et lui montra à la prendre de ses mains; et il plaça-auprès-de lui une corbeille et une belle table, et auprès une coupe de vin, pour boire (pour que le chanteur bût) quand son cœur l'y inviterait.

Et ceux-ci (les convives) jetaient leurs mains vers les mets préparés placés-devant eux.

Quand ils eurent apaisé la faim et la soif, la Muse inspira au chanteur de redire la gloire des héros de ce chant dont la renom-mée s'élevait alors jusqu'au vaste ciel : c'était la dispute d'Ulysse et d'Achille, fils de Pélée, qui se querellèrent jadis avec des paroles amères dans le splendide festin des dieux; le cœur du roi des hom-mes, Agamemnon, se réjouissait de voir la discorde parmi les pre-miers des Achéens. Apollon le lui avait prédit jadis dans la divine Pytho, lorsqu'il franchit le seuil de pierre pour consulter l'oracle. Alors commençait à se dérouler, par la volonté du grand Jupiter, cette longue suite de maux réservés aux Grecs et aux Troyens.

Tels étaient les récits de l'illustre chanteur ; mais Ulysse, saisissant de ses mains puissantes son manteau de pourpre, le faisait retomber sur sa tête et voilait son beau visage; car il avait honte que les Phéaciens vissent les larmes rouler sous ses paupières. Quand le divin Démodocus cessait de chanter, il essuyait ses pleurs, rejetait son L'ODYSSÉE, VllI. 177 Mais quand ils eurent enlevé (chassé) le désir du boire et du manger, la Muse donc excita le chanteur à chanter les gloires des héros de ce chant, duquel alors donc la gloire allait au large ciel : la querelle d'Ulysse et d'Achille fils-de-Pèlée, comme jadis ils se disputèrent dans le festin exquis des dieux avec des paroles violentes ; et le roi des hommes Agamemnon se réjouissait dans son esprit, tandis que les meilleurs (premiers) des Achéens se querellaient.

Car Phébus Apollon prophétisant avait prédit ainsi à lui dans Pytho divine, lorsqu'il franchit le seuil de-pierre devant consulter-l'oracle ; car alors donc le commencement du fléau se déroulait et contre les Troyens et contre les Grecs par les conseils du grand Jupiter.

Donc le chanteur très-illustre chantait ces événements; mais Ulysse ayant pris de ses mains robustes son grand manteau de-pourpre le tira sur sa tête, et couvrit son beau visage ; car versant des larmes sous ses sotircils [ciens.

il avait-honte des (devant les) Phéa-- Or quand le chanteur divin avait cessé chantant (de chanter), ayant essuyé ses larmes manteau sur ses épaules, et, prenant une large coupe, offrait des libations aux dieux. Mais lorsqu'il recommençait, et que les chefs des Phéaciens l'engageaient à reprendre ces chants et ces récits dont ils étaient charmés, Ulysse se couvrait de nouveau la tête et sanglo-tait. De tous les convives, nul ne vit couler ses larmes; Alcinoûs seul s'en aperçut, car il était assis auprès de lui, et il entendait ses pro-fonds soupirs. Aussitôt il dit aux Phéaciens amis de la rame :

c Écoutez, chefs et conducteurs des Phéaciens ; déjà nos cœurs sont rassasiés du festin et de la lyre, compagne des banquets délicieux ; sortons maintenant, essayons-nous à toutes sortes de jeux, afin que l'étranger, de retour dans sa patrie, puisse dire à ses amis combien nous l'emportons sur tous les autres hommes dans les exercices du pugilat, de la lutte, du saut et de la course. » Il dit et s'avance le premier; tous les autres le suivent. Le héraut il retirait de sa tête le manteau et ayant pris une coupe double il faisait-des-libations aux dieux.

Mais -lorsqu'il commençait de nouveau, et que les meilleurs (premiers) des Phéaciens l'excitaient à chanter, car ils étaient charmés de ses vers, de nouveau ayant voilé sa tête Ulysse gémissait.

Là versant des larmes [les autres, il échappait à (n'était pas vu de) tous et Alcinous seul remarqua et vit lui, étant assis près de lui; et il l'entendit gémissant pesamment (profondément).

Et aussitôt il dit aux Phéaciens aniis-de-la-rame :

« Écoutez, conducteurs et chefs des Phéaciens ; déjà nous nous sommes rassasiés en notre cœur d'un festin égal et de la lyre, qui est compagne du festin exquis; mais maintenant sortons et essayons toutes les luttes, afin que l'étranger étant retourné dans sa demeure dise à ses amis [d'autres combien nous sommes-supérieurs à et au pugilat et à la lutte et aux sauts et aux pieds (à la course. ) »

Ayant parlé donc ainsi il marcha-en-tête; et ceux-ci suivirent ensemble. suspend à la cheville la lyre harmonieuse, prend Démodocus par la main, le mène hors du palais, et le conduit par la même route qu'a-vaient prise les plus illustres des Phéaciens pour admirer les jeux. Ils se rendirent à l'assemblée, suivis d'une multitude innombrable, et une foule de jeunes garçons pleins de valeur se présentèrent. Ceux qui se levèrent d'abord furent Acronée, Ocyale, Élatrée, Nautée, Prymnée, Anchiale, Ëretmée, Pontée, Prorée, Thoon, Anabésiuée, Amphiale, fils de Polynée issu de Tectonis, puis Euryale, pareil à l'homicide Mars, et Naubolide, le plus gracieux et le plus beau de tous les Phéaciens après l'irréprochable Laodamas ; enfin les trois fils du noble Alcinoüs, Laodamas, Halius et Clytonée semblable à un dieu. Ils Et le héraut suspendit à une cheviller la lyre harmonieuse, et prit la main de Démodocus et le fit-sortir du palais ; et il précédait celui-ci par le même chemin, par lequel étaient allés les autres, les meilleurs (premiers) des Phéaciens, [luttes.

devant admirer (pour admirer) les Et ils se-mirent-en-marche pour aller à la place publique, et une foule nombreuse suivit en-même-temps, d'innombrables spectateurs ; et des jeunes-gens et nombreux et braves se levaient.

Et Acronée se leva et Ocyale et Élalrée, et Naulée et Prymnée et Anchiale et Éretmée, et Pontée et Prorée, Thoon et Anabésinée, et Amphiale, fils de Polynée issu-de-Tectonis ; et Euryale aussi se mit debout, pareil à Mars fléau-des-mortels, et Naubolide, qui était le meilleur (le premier} et pour la forme (beauté) et pour le corps (la stature) de tous les Phéaciens après l'irréprochable Laodamas ; et les trois fils de l'irréprochable Alcinoiis se levèrent, et Laodamas et Halius et Clytonée égal-à-un-dieu; luttèrent d'abord à la course. Depuis la borne s'étendait une longue carrière ; ils s'élancèrent tous ensemble d'un vol rapide, soulevant la poussière à travers la plaine. L'irréprochable Clytonée était bien su-périeur à tous les autres à la course : il devança ses rivaux et les laissa derrière lui de toute la longueur du sillon que trace dans un champ un attelage de mules. Ils s'essayèrent ensuite à la lutte terri-ble, et Euryale triompha des plus habiles. Amphiale fut vainqueur à l'exercice du saut; Êlatrée se montra le plus adroit à lancer le dis-que; Laodamas, le noble fils d'Aleinoüs, eut les honneurs du pugi-lat. Lorsqu'ils eurent égayé leur cœur par ces jeux, Laodamas, fils d'Alcinoüs, leur dit:

« Allons, mes amis, demandons à l'étranger s'il est instruit dans quelqu'un de nos exercices; il n'a point une apparence méprisable, mais ses cuisses, ses jambes, ses mains et son cou robuste décèlent ceux-ci donc firent-épreuve d'abord avec les pieds.

Et la carrière s'étendait loin à eux depuis la borne ; et ceux-ci tous à-la-fois [plaine volaient rapidement à travers la soulevant-la-poussière.

Mais l'irréprochable Clytonée était beaucoup le meilleur de ceux-ci pour courir ; et aussi grand qu'est l'espace de deux-mules (labouré par deux dans un champ , [mules) autant il arriva devançant les autres citoyens, et ceux-ci restèrent-en-arrière.

Puis ils essayèrent la lutte pénible; et dans celle-ci à-son-tour Euryale vainquit tous les meilleurs (plus ha-- Et Amphiale [biles).

fut le plus excellent de tous au saut; et à-son-tour Élatrée fut de beaucoup le meilleur de tous au disque ; et au pugilat Laodamas à-son-tour l'emporta, noble fils d'Alcinoùs.

Mais après que tous se furent réjouis en leur cœur par les luttes, Laodamas donc, fils d'Alcinoüs, dit parmi eux :

« Çà , mes amis, demandons à l'étranger si et il sait et il a appris quelque lutte ; il n'est pas de-mauvaise-mine pour la taille du moins et pour les cuisses et les jambes une force puissante. 11 ne manque point de vigueur, mais il a été brisé par bien des souffrances; car j'ose dire qu'il n'y a rien de plus terrible que la mer pour abattre l'homme même le plus fort. »

Euryale lui répondit: « Laodamas, tu viens de parler avec sagesse; va donc toi-même inviter l'étranger et adresse-lui la parole. »

A peine le noble fils d'Alcinoüs a-t-il entendu ces mots, qu'il s'a-vance au milieu de l'assemblée et dit à Ulysse : « Allons, vénérable étranger, essaye-toi aussi dans nos luttes, s'il en est que tu con-naisses, car tu parais instruit dans les jeux. JI n'est pas de plus grande gloire pour l'homme durant sa vie que les œuvres de ses pieds et de ses mains. Viens, essaye, et bannis la tristesse de ton cœur; ton et .les deux mains dans-la-partie-supérieure et le cott robusté et la grande vigueur; et il ne manque pas en quelque chose de vigueur-juvénile, mais a. été brisé par de nombreux maux.

Car moi-du-ifloins j'affirme [chose ne pas être (qu'il n'est pas) une autre plus funeste que la mer pour abattre aussi un homme, quand même il serait tout à fait fort. »

v Et Euryale à-son-tour � répondit à celui-ci et dit, « Laodamas, tu as dit cette parole tout à fait selon la convenance. -- Toi-même maintenant étantallé invite-le et dis-lui la parole. »

Mais après que le noble fils d'Alcinoûs eut entendu ceci,.

il s'arrêta donc s'étant avancé au milieu et dit-à Ulysse : .-

< Çà allons aussi toi, étranger mon père (vénérable), essaye les luttes, [qu'une ; si peut-être tu en as appris quel-mais il est-vràisemblable toi connaître les luttes.

Car il n'est pas une plus grande gloire d'un (pour un) homme tant qu'il est (existe), que ce qu'il accomplira et par .ses pieds et par ses mains.

Mais allons, essaye, et dissipe lès chagrins de ton coeur ; et le voyage départ ne se fera plus longtemps attendre, mais déjà le vaisseau a été lancé à la mer et tes compagnons sont prêts. »

Le prudent Ulysse lui répondit : » Laodamas, pourquoi me railler en m'invitant à vos jeux ? Mon âme est plus occupée de ses chagrins que de plaisirs, car j'ai enduré jusqu'à ce jour bien des maux et des fatigues; et maintenant je suis assis dans votre assemblée, soupirant après le retour et implorant le roi et tout le peuple. »

Euryale, l'outrageant en face, lui répondit : « En effet, étranger, tu ne ressembles guère à l'homme instruit dans les jeux variés qui exercent les mortels, mais à l'homme assis sur les bancs d'un navire, à un chef de nautonniers occupés de négoce, qui tient note de la cargaison et veille sur la marchandise et sur le gain dû à la rapine ; non, tu n'as pft l'air d'un athlète. »

Le prudent Ulysse le regarda avec colère et lui dit : « Étranger, ne sera plus éloigné pour toi long-mais déjà et un vaisseau [temps, a été tiré à la mer pour toi, et des compagnons sont prêts. »

Et l'ingénieux Ulysse répondant dit-à celui-ci :

« Laodamas, [choses pourquoi engagez-vous moi à ces me raillant?

les chagrins sont à moi dans l'esprit encore plus que les luttes, à moi qui auparavant ai souffert des maux tout à fait nombreux et ai accompli-avec-fatigue des travaux nombreux ; et maintenant souhaitant le retour je suis assis dans votre assemblée suppliant et ie roi et tout le peuple. »

Et Euryale à-son-tour répondit à celui-ci et ^'outragea en face :

« Étranger, [toi c'est qu'en effet je ne,compare pas à un homme instruit des luttes, telles qu'elles se sont nombreuses parmi les hommes; mais à cet homme, qui, [fréquente) en-même-temps fréquentant (qu'il un vaisseau aux-nombreux-bancs-de-rameurs, chef de nautonniers, qui sont des commerçants, [gaison serait et gardant-mémoire de la car-et surveillant des marchandises et des gains acquis-par-rapine; et tu ne ressembles pas à un athlète. D

Et donc l'ingénieux Ulysse l'ayant regardé en dessous dit-à lui : ton langage est peu convenable; tu parais être dépourvu de sens. C'est ainsi que les dieux n'accordent pas tous les dons à tous les mor-tels, beauté, sagesse, éloquence. L'un est de chétive apparence, mais un dieu embellit son visage par le charme de la parole; les yeux s'attachent sur lui avec plaisir ; il parle sans se troubler avec une douce modestie, et brille au milieu des assemblées; quand il s'avance à travers la ville, on le contemple comme un dieu. Un autre , pour la beauté, est semblable aux immortels; mais la grâce n'est pas ré-pandue sur ses discours. Ta beauté est resplendissante, un dieu même n'y voudrait rien changer; mais ton esprit est grossier. Par tes paroles inconvenantes, tu as soulevé la colère dans ma poitrine; non, je ne suis point inhabile aux combats, comme tu le prétends, et je pense même avoir figuré aux premiers rangs, tant que j'ai pu être fier de ma jemnesse et de mon bras. Mais maintenant je suis acca-- Œ Étranger, tu n'as pas dit une belle parole; tu ressembles à un homme insensé.

Ainsi les dieux" ne donnent pas à tous les hommes les dons aimables, ni la beauté ni donc la sagesse ni l'éloquence.-- Car un autre homme est inférieur par la forme (la beauté), mais un dieu orne sa figure par les paroles (l'éloquence) ; et les autres regardent vers lui se réjouissant (avec plaisir) ; et celui-ci parle sans-trouble [miel, avec une modestie douce-comme-et se distingue parmi les hommes assemblés; et ils regardent comme un dieu lui marchant par la ville.

Et un autre à-son-tour est semblable aux immortels en forme (beauté) ; mais la grâce n'est pas répandue-autour des paroles à (de) lui.

Ainsi une beauté très-brillanle est aussi à toi, et pas même un dieu ne la façonnerait autrement; mais tu es frivole d'esprit.

Tu as soulevé à moi le cœur dans ma poitrine chérie , ayant parlé non selon la convenance ; et je ne suis pas ignorant des luttes, comme tu le dis, mais je crois être (avoir été) parmi les premiers, tant que je me suis fié et à ma jeu-et à mes mains. [nesse blé par le malheur et les souffrances; car j'ai enduré bien des peines en traversant les combats des guerriers et les flots courroucés. Cepen-dant, bien que j'aie souffert tant de maux, je m'essayerai dans vos luttes ; car ton discours m'a mordu le cœur, tes paroles m'ont animé. » Il dit, et, s'élançant sans quitter son manteau, il saisit un dis-que plus grand, plus épais et beaucoup plus pesant que ceux dont les Phéaciens s'étaient servi entre eux. Il le fait tourner et le lance de sa main robuste. La pierre gronde, et les Phéaciens aux longues rames, les illustres navigateurs se baissent d'effroi vers la terre , au moment où le disque part; il s'échappe vivement de la main d'Ulysse et vole au delà de toules les marques; Minerve, qui avait pris les traits d'un mortel, place un signe et s'écrie :

« Étranger, un aveugle même reconnaîtrait ta marque en tâton-nant ; car elle n'est point perdue dans la fonle, mais se trouve bien au Mais maintenant je suis possédé par le malheur.et les douleurs; car j'ai enduré de nombreux maux, traversant et les guerres d'hommes et les flots terribles.

Mais même ainsi ayant souffert de nombreux maux j'essayerai les luttes ; car ion langage est mordant-le-cœur; et ayant parlé tu as excité moi. »

Il dit donc et s'étant élancé avec son manteau même il prit un disque plus grand et plus épais, [sant non pas un peu (beaucoup) plus pe-que celui avec lequel les Phéaciens lançaient-lé-disque les uns au milieu des autres.

Ayant fait-tourner donc celui-ci il le lança de sa main robuste ; et la pierre gronda ; et les Phéaciens aux-longues-rames, hommes illustres-navigateurs, s'accroupirent contre terre, par-suite-du jet de la pierre; et celle-ci vola-au-delà de toutes les marques, courant rapidement hors de la main d'Ulysse et Minerve, ressemblant à un homme par le corps, mit des marques; et elle prononça une parole et dit :

« Même un aveugle distinguerait la marque à (de) toi,, étranger, en tâtant; car elle n'est pas mêlée à la foule des marques, mais est de beaucoup la première delà des autres. Sois tranquille pour ce combat ; aucun des Phéaciens ne pourra l'atteindrejui la dépasser. »

Elle dit, et le patient et divin Ulysse se réjouit, heureux de trou-ver dans l'assemblée un compagnon bienveillant. Alors il parla aux Phéaciens avec plus d'assurance :

« Atteignez maintenant ce but, jeunes gens; bientôt, j'espère, je pourrai lancer un autre disque aussi loin, et même plus loin encore. Que celui de vous qui se sent excité par son courage s'avance et s'essaye avec moi, puisque vous m'avez tant irrité, soit au pugilat, soit & la lutte, soit à la course; car je ne refuse aucune épreuve. De tous les Phéaciens je n'excepte que le seul Laodamas ; il est mon hôte, et qui voudrait combattre l'homme qui le reçoit en ami ? C'est un insensé et un homme de rien, celui qui, chez un peuple étranger, se pose dans les jeux comme le rival de son hôte : il anéantit lui-même toutes ses L'ODYSSÉE, VITR. 193 et toi aie-confiance pour cette lutte-ci du moins :

aucun des Phéaciens n'arrivera à ce disque-ci ni ne lancera-au -delà. «

Elle dit ainsi ; et le très-patient et divin Ulysse se réjouit, étant-content parce qu'il voyait dans l'assemblée un compagnon bienveillant.

Et alors plus légèrement (hardiment) il dit-au-milieu des Phéaciens :

« Jeunes-gens, arrivez maintenant à ce disque ; mais bientôt plus tard je pense devoir en envoyer un autre ou aussi-loin ou encore plus loin.

Mais celui des auyes que son cœur et son esprit y invite, çà allons, qu'il essaye, [ment, puisque vous avez irrité moi forte-ou au pugilat ou à la lutte - ou même aux pieds (à la course), je ne refuse rien, quique cesoilde tous les Phéaciens, excepté du moins Laodamas lui-même.

Car celui-ci est pour moi un hôte ; or qui voudrait combatrre [ment?

un homme qui ^'accueille-amicale^ cet homme du moins assurément est insensé et de-nulle-valeur, qui proposerait une rivalité de luttes à son hôte, chez un peuple étranger; ressources. Quant aux autres, je n'en refuse et n'en dédaigne aucun ; mais je veux essayer et me mesurer devant ce peuple. Certes, je ne suis point inhabile dans les luttes diverses où s'exercent les hommes. Je sais manier comme il faut l'arc poli ; le premier je frapperais un homme en lançant une flèche dans la foule des ennemis, quand même de nombreux compagnons seraient à côté de moi l'arc à la main. Philoctète seul l'emportait sur moi avec son arc, chez le peuple troyen, quand nous autres Grecs nous lancions nos flèches; mais j'ose dire que je suis bien supérieur à tous les hommes qui mangent le blé de la terre. Je n'oserais le disputer aux mortels des aiciens âges, ni à Hercule, ni à Euryte d'OEchalie, qui luttaient avec l'arc contre les dieux eux-mêmes; aussi le grand Euryte mourut soudain et n'atteignit pas à la vieillesse dans son palais : Apolton irrité le car il mutile (détruit) tous les avantages de lui-même.

Mais je ne refuse ni ne dédaigne aucun toutefois des autres, mais je veux les connaître et les éprouver en face. [bile) Car je ne suis point mauvais (inlia-en tous points (du tout) dans tous les combats qui sont parmi les hommes.

Je sais bien manier un arc bien-poli ; le premier j'aurais frappé un hominr, ayant lance-la-flèche dans une foule d'hommes ennemis, même si des compagnons tout à fait nombreux se tenaient auprès de moi et lançaient-des-flèches sur les hommes (ennemis.) Or Philoctèlc seul surpassait moi avec l'arc, chez le peuple des Troyens, lorsque nous autres Achéens nous lancions-des-flèches ; mais j'affirme moi être (que je suis) beaucoup supérieur aux autres, à tous les mortels qui sont maintenant sur la terre -mangeant du pain. [le-dispulcr Mais je ne voudrai (prétendrai) pas aux hommes précédents (anciens), ni à Hercule, ni à Euryte d'-OEchalie, qui donc le-disputaient même aux immortels au-sujet-des arcs ; c'est-pourquoi donc aussi le grand Euryte mourut soudain, et n'arriva pas à la vieillesse tua, parce qu'il le provoquait au combat de l'arc. Je lance le javelot plus loin qu'un autre n'envoie sa flèche. A la course seule je crains que quelqu'un des Phéaciens ne me devance, car j'ai été cruelle-ment dompté par de nombreuses vagues; je n'ai pas toujours été sur un navire avec une nourriture abondante, et mes membres sont épuisés. »

II dit, et tous gardèrent un profond silence; Alcinoüs seul lui ré-pondit :

s Étranger, ton langage ne nous déplaît point; tu veux faire voir la valeur qui est en toi, irrité. de ce que cet homme est venu t'inju-rier au milieu de l'assemblée; nul ici ne médira de ton courage, pour peu qu'il sache parler sensément et avec justice. Mais all«ns , écoule-moi à présent, aQn qu'un jour, quand tu seras à table dans dans son palais :

car Apollon s'étant irrité le tua, parce qu'il provoquait lui à lancer-des-flèches.

Et je lance avec le javelot aussi loin que quelque autre ne lancerait pas avec la flèche.

Je crains pour les pieds seuls que quelqu'un des Phéaciens ne devance moi ; car j'ai été dompté trop indignement dans des flots nombreux ; -car des vivres L moi n'ont pas été continuels (toujours) à sur un vaisseau ; - c'est-pourquoi les membres .chdris ont été détendus (affaiblis) à moi. r,

Il dit ainsi ; et ceux-ci donc tous furent en-se-taisant dans le silence; mais seul Alcinous répondant dit-à lui :

« Étranger, puisque tu racontes parmi nous ces choses non désagréables, mais que tu veux montrer ta (la) valeur, qui accompagne toi (est en toi), irrité parce que cet homme se-tenant-auprès-de toi dans l'as-a injurié toi, [semblée comme aucun mortel, qui saurait dans son esprit dire des choses convenables, ne blâmerait ta valeur, eh bien allons, [moi, maintenant comprends la parole de afin que aussi tu dises ton palais, auprès de ton épouse et de tes enfants, te ressouvenant de notre vertu, tu dises à un autre des héros quels soins Jupiter nous impose sans cesse depuis le temps de nos pères. Nous ne sommes habiles ni au pugilat ni à la lutte; mais nos pieds-sont agiles à la course, et nous excellons à conduire les vaisseaux; nous aimons sans nous en lasser les festins, la lyre, les danses, les parures nouvelles, les bains chauds et les douceurs de l'amour. Allons, vous qui êtes les meilleurs danseurs parmi les Phéaciens, commencez vos -jeux, afin que l'étranger, de retour dans sa demeure, dise à ses amis com-bien nous l'emportons sur les autres hommes dans la navigation, à la course, dans les danses et par le chant. Que l'un de vous s'empresse d'appeter à Démodocus la lyre harmonieuse qui se trouve sans doute dans ma demeure, » à un autre des héros, lorsque dans ton palais tu prendras-Je-repas -auprès et de ton épouse et de tes enfants, te souvenant de notre valeur, quels travaux Jupiter impose aussi à nous continuellement depuis nos pères.

Car nous ne. sommes pas [bles combattants-au-pugilat irréprocha-ni lutteurs irréprochables, mais nous courons rapidement avec nos pieds [vaisseaux; et nous sommes excellents par nos et toujours et le festin est agréable à nous et la cithare et les chœurs-de-danse, et les vêtements de-rechange et les bains chauds et les couches (plaisirs de l'amour).

Mais allons, -danseurs des Phéaciens, vous tous qui êtes les meilleurs, prenez-vos-ébats, afin que l'étranger, étant retourné dans sa demeure, dise à ses amis [très combien nous l'emportons sur d'au-par la navigation et les pieds (la course) et la danse et le chant.

Et que quelqu'un étant allé sur-le-champ apporte à Démodocus la lyre harmonieuse, qui se trouve quelque-part - dans nos demeures. 11

Ainsi parla le divin Alciuoüs; un héraut s'élance et va chercher la lyre recourbée dans le palais du roi. Alors se lèvent neuf arbitres choisis parmi le peuple, qui "disposent tout pour les jeux; ils apla-nissent le sol et élargissent l'arène magnifique. Le héraut revient, Il apporte à Démodocus la lyre Iiarmonieuse. Le chanteur s'avance au milieu de l'assemblée; autour de lui se tiennent de jeunesgarçons habiles à la danse ; ils frappent de leurs pieds l'arène divine ; Ulysse contemple leurs mouvements rapides, et son cœur est rempli d'admi-ration. -- Démodocus, s'accompagnant de sa lyre, commença un chant ma-gnifique sur les amours de Mars et de Vénus à la belle couronne; il dit comment pour la première fois ils s'unirent en secret dans le palais de Vulcain. Mars avait fait de nombreux présents, et il souilla le lit et la couche du puissant Vulcain; mais bientôt le Soleil, qui les avait vus tous deux goûtant les plaisirs de l'amour, vint en instruire

Alcinoiis semblable-à-un-dieu

dit ainsi ;

et un héraut se leva,

devant apporter de la demeure-du roi

la lyre creuse. --

Et neuf présidents publics

et.choisis

se levèrent tous,

lesquels dans les jeux [chose ;

disposaient - comme-il- faut chaque

et ils aplanirent

le terrain-de-la-danse,

et élargirent la belle arène.

Et le héraut vint auprès (s'approcha),

apportant -à Démodocus

la lyre harmonieuse ;

et celui-là ensuite vint au milieu ;

et de jeunes-garçons

de-la-première-jeunesse,

habiles à la danse,

se tenaient autour ;

et ils frappaient de leurs pieds

le divin terrain-de-la-danse ;

mais Ulysse [des pieds,

contemplait les mouvements-rapides

et admirait dans son cœurr

Mais celui-ci (Démodocus)

jouant-de-la-lyre

commença à chanter un beau chant

sur l'amour de Mars

et de Vénus à-la-belle-couronne :

comment d'abord 1

ils s'unirent en-cachette

dans les demeures de Yulcain 5 - et Mars donna de nombreux pré--

et souilla le lit et la couche [sents,

du roi Vulcain ;

mais aussitôt le Soleil,

qui avait vu eux --

s'unissant par l'amour, ce dieu. Dès que Vulcain eut appris cette nouvelle douloureuse à son cœur, il courut à sa forge, roulant dans son âme de sombres pen-sées, mit sur le billot une large enclume, et forgea des liens indes-tructibles, indissolubles, que rien ne devait ébranler. Dès qu'il eut fabriqué le piège, irrité contre Mars, il se rendit dans la. chambre où se trouvait sa couche chérie, disposa les liens de toute part autour des pieds de son lit, et en laissa retomber d'autres en grand nombre des lambris ; ils étaient minces comme les fils de l'araignée, et l'œil même des dieux bienheureux n'aurait pu les découvrir, tant ils étaient arrangés avec art. Quand il eut dressé le piège tout autour de la cou-che, il feignit de se rendre à Lemnos, dans cette ville magnifique, la plus chère à son cœur entre les cités de la terre entière. Mars aux rênes d'or faisait bonne garde; dès qu'il eut vu l'industrieux vint à lui (Vulcain) comme messager.

Et donc dès que Vulcain eut entendu le récit afiligean t-pour-son-cœur, il se-mit-en-marche donc pour aller à sa forge, [prit roulant-profondément dans son cs-de mauvais desseins; et il mit une grande enclume sur le billot, - et frappa (forgea) des liens impossibles-à-rompre, impossibles-à-dénouer, afin qu'ils restassent là d'une-manière-stable.

Mais quand il eut fabriqué le piège, courroucé contre Mars, il se-mit-en-marche donc pour aller dans la chambre, où se trouvait à lui le lit ehéri; et il répandit donc des liens en cercle partout autour des pieds du lit; et de nombreux liens aussi étaient versés d'en haut du plafond, comme de minces fils-d'araignée, que nul ne pourrait même voir, pas même des dieux bienheureux; car ils avaient été fabriqués supérieurement trompeurs.

Mais après qu'il eut répandu tout le piège - autour du lit, il feignit d'allér à Lemnos, ville bien-bâtie, [chère qui est à lui de beaucoup la plus de toutes les terres.

Et Mars aux-rênes-d'or n'eut (ne fit) pas une garde-aveugle, Vulcain s'éloigner, il se dirigea vers le palais de l'illustre dieu, brû-lant de recevoir les caresses de Cylhérée à la belle couronne. Elle revenait de visiter son père, le puissant fils de Saturne; elle était assise quand Mars entra dans sa demeure, lui prit la main et lui adressa ces mots :

« Viens, ma bien-aimée, reposer près de moi sur cette couche; Vulcain n'èst plus en ces lieux, il est parti pour se rendre à Lemnos chez les Sintiens à la langue barbare. »

Il dit, et ce repos parut plein de charme à la déesse. Bientôt ils s'endormirent sur la couche ; autour d'eux se répandirent les liens forgés avec tant d'art par l'industrieux Vulcain; ils ne pouvaient ni se mouvoir, ni soulever leurs membres, et alors ils reconnureqt qu'il n'était pas possible d'échapper au piège, L'illustre boiteux s'approcha dès qu'il eut vu Vulcain l'illustre-artisan étant allé loin (s'étant éloigné), mais il se-mit-en-marche pour aller vers la demeure de Vulcain très-illustre, désirant l'amour de Cylhérée à-la-belle-couronne.

Et celle-ci arrivant récemment d'auprès de son père le très-puissant fils-de-Saturne s'asseyait donc ; [demeure, et celui-ci (Mars) vint au-dedans de la et s'attacha donc à la main à elle et prononça une parole et dit :

« Çà, chérie, tournons-nous (allons) vers le lit nous étant couchés.

Car Vulcain n'est plus séjournant-dans-ce-pays, mais il est parti sans-doute déjà pour Lemnos vers les Sintiens au-langage-barbare. »

Il dit ainsi ; et il parut agréable à celle-ci de se coucher.

Et ceux-ci étant allés vers le lit s'endormirent; et les liens faits-avec-art de l'ingénieux Vulcain se répandirent autour d'eux; et il n'était pas possible de bouger ni de lever quelqu'un des membres.

Et alors donc ils reconnurent que des moyens-de-fuir n'étaient plus.

Et l'illustre boiteux vint auprès d'eux, d'eux, car il était revenu sur ses pas avant d'avoir atteint la terre de Lemnos. Le Soleil veillait pour lui et lui avait porté la nouvelle. Il revint donc dans son palais le cœur rongé de chagrin; il s'arrêta dans le vestibule, et une sauvage colère s'empara de lui; il fit entendre une voix terrible, et cria à tous les dieux :

« Jupiter, mon père, et vous tous, dieux immortels et bienheureux, accourez, afin de voir des actions intolérables et dignes de vos risées. Parce que je suis boiteux, la fille de Jupiter, Vénus, me méprise, et elle aime le farouche Mars, parce qu'il est beau et bien fait, tandis que moi je suis estropié. Cependant la cause en est à mes parents seuls, qui auraient dû ne pas me donner le jour. Voyez comme ils reposent tous les deux sur ma couche, rassasiés d'amour; pour moi, ce spectacle me remplit de douleur. Je crois cependant que malgré toute leur tendresse ils ne désireront plus dormir ainsi, même pour un moment; bientôt ils ne voudront plus goûter le repos, mais ce étant revenu de nouveau, avant d'être arrivé à la terre de car le Soleil [Lemnos ; avait (faisait) le guet pour lui et lui dit le récit (la chose).

Et il se-mit-en-marche pour aller vers sa demeure , affligé en son cœur chéri ; et il se tint dans le vestibule, etune colère sauvage s'empara de lui; et il cria d'une-manière-terrible et fut entendu de tous les dieux :

« Jupiter père et autres dieux bienheureux existant toujours, venez afin que vous voyiez des actions dignes-de-risée et non tolérables :

comment Vénus fille de Jupiter déshonore toujours moi qui suis boiteux, et aime Mars pernicieux, parce que celui-ci est et beau et ayant-bon-pied, mais que moi je suis né infirme; or un autre n'en est pas cause à moi, mais mes deux parents en sont cause, lesquels ne devaient pas m'engen-- Mais vous verrez [drer.

où ceux-ci dorment dans l'amour, étant allés vers ma couche-; et moi les voyant je suis affligé.

Je ne crois pas eux -devoir aller-se-coucher encore ainsi pour-peu-de-temps même, quoique s'aimant fortement ; tous-deux bientôt ne voudront pas dormir ; mais le piège et le lien piège et ces liens .les retiendront, jusqu'à ce que le père de Vénus m'ait rendu tous les présents que je lui ai faits pour obtenir cette épouse impudique ; car sa fille est belle , màis ne connaît pas de frein. »

Il dit, et les dieux se rassemblèrent dans le palais aux fondements d'airain ; on vit arriver Neptune qui enveloppe la terre, et Mercure, le sage inventeur, et le puissant Apollon qui lance au loin les traits: Par pudeur, les déesses.restèrent dans leurs demeures. Les dieux, dispensateurs de tous les biens, se tenaient dans le vestibule, et un rire inextinguible s'éleva parmi les bienheureux immortels, lorsqu'ils virent les artifices de l'industrieux Vulcain. Chacun disait à son voisin :

a Les mauvaises actions ne réussissent jamais; le lent atteint le ra-pide; ainsi Vulcain, qui est lent, a pris Mars, le plus rapide des dieux qui habitent l'Olympe ; le boiteux l'a emporté par ses artifices; Mars doit le pris de,l'adultère. 1 retiendra eux, jusqu'à ce que le père rendra (ait rendu) à moi tout à fait tous les présents-de-noce, que j'ai fournis à lui pour la jeune-fille impudente; parce que à lui était une fille belle, mais non maîtresse-de-ses-passions.»

Il dit ainsi ; et les dieux se rassemblèrent vers la demeure aux-bases-d'airain ; Neptune qui embrasse-la-terre vint ; Mercure très-utile vint; et le roi Apollon qui-lance-au-loin-les-traitsvint.

Mais les déesses femelles restèrent par pudeur chacune dans sa demeure.

Et les dieux, dispensateurs de biens, se tinrent dans le vestibule ; et donc un rire inextinguible s'éleva-parmi les dieux bienheureux, contemplant les artifices de l'ingénieux Vulcain.

Et chacun ayant vu disait ainsi à un autre son voisin :

« Les mauvaises actions ne réussissent pas ; mais assurément le lent trouve (atteint) le rapide; comme aussi maintenant Vulcain qui est lent a pris Mars, - [dieux qui est cependant le plus rapide des qui ont (habilent) l'Olympe, -- Vulcain qui est boiteux, le prenant par ses artifices; c'est-pourquoi aussi il doit l'amende-de-l'adultère-flagrant. »

C'est ainsi qu'ils parlaient entre eux ; mais le puissant Apollon, fils de Jupiter, dit à Mercure :

« Mercure, fils de Jupiter, messager des dieux, dispensateur des biens, voudrais-tu, pressé dans ces liens solides, dormir sur cette couche auprès de la blonde Vénus ? »

Le messager des dieux, le meurtrier d'Argus, lui répondit: « Je le voudrais, puissant Apollon qui lances au loin les traits. Quand je serais enveloppé de liens trois fois aussi nombreux, quand tous les - dieux et toutes les déesses devraient en être témoins, je consentirais à reposer près de la blonde Vénus. »

Il dit, et un rire s'éleva parmi les dieux immortels. Mais Neptune ne riait point; il ne cessait de supplier l'industrieux Vulcain de déli-vrer Mars, et il lui adressait ces paroles ailées :

« Délivre-le; je te promets qu'il payera ce qui est juste, comme tu l'ordonnes, en présence des dieux immortels. D --

L'illustre boiteux lui répondit : « Ne me presse point ainsi, Nep-- Ainsi ceux-ci [autres.

disaient de telles choses les uns aux Mais le roi Apollon, fils de Jupiter, dit-à Mercure :

« Mercure, fils de Jupiter, messager, dispensateur de biens, est-ce que donc tu voudrais étant pressé dans des liens puissants dormir dans le lit auprès de Vénus d'-or (blonde)? »

Et-ensuite le messager meurtrier-d'Argus répondit à celui-ci :

« Si seulement en effet ceci arrivait, roi Apollon qui-lances-au-loin !

Que des liens immenses trois-fois aussi-grands tinssent moi tout-autour, et que vous dieux -et toutes les déesses vous me vissiez ; mais que moi je dormisse près de Vénus d'-or (blonde). »

Il dit ainsi ; et un rire s'éleva parmi les dieux immortels.

Mais le rire ne tenait pas Neptune , mais il suppliait toujours Vulcain artisan-illustre, afin qu'il déliât Mars; et ayant parlé il dit-à lui ces paroles ailées :

« Délie-le; et moi je promets à toi -lui-même devoir payer, comme tu l'ordonnes, toutes choses justes parmi les dieux immortels. »

Et l'illustre boiteux dit-à lui à-son-tour : -tune qui enveloppes la terre ; c'est une méchante caution que de ré-pondre pour des méchants. Comment pourrai-je te contraindre parmi les dieux immortels, si Mars s'en va, échappant à la fois à sa dette et à ses liens ? »

Neptune qui ébranle la terre lui répondit : « Vulcain , si Mars s'en-fuit et renie sa dette, c'est moi qui te payerai. »

L'illustre boiteux repartit: « Il n'est ni juste ni convenable de refuser ta parole. »

A ces mots, le robuste Vulcain les délivre de leurs liens. Dès qu'ils furent affranchis de cette chaîne puissante, ils s'élancèrent aussitôt: Mars se rendit en Thrace; Vénus, amie des ris, courut à Cypre dans la ville dePaphos; là un bois et un autel parfumé lui sont consacrés; les Grâces la baignèrent, l'arrosèrent d'une huile divine réservée aux n N'engage pas moi à ces choses, Neptune qui-embrasses-la-terre ; aussi les cautions de misérables du moins sont assurément misérables pour servir-de-caution. - [toi Comment lierais-je (contraindrais-je) parmi les dieux immortels, * si Mars s'en allait, ayant évité la dette et le lien? »

Et Neptune qui-ébranle-la-terre dit-à lui à-son-tour :

« Vulcain, si-toutefois en effet Mars ayant évité la dette s'en allait fuyant, moi-même je payerai à toi ces choses, Il

Et l'illustre boiteuxrépondit à celui-ci ensuite :

« Il n'est pas possible et il ne convient pas de refuser ta parole. »

Ayant dit ainsi la vigueur de Vulcain les relâcha des liens.

Et après que ceux-ci eurent été délivrés du lien, quoique étant puissant (solide), s'étant élancés aussitôt, l'un alla en Thrace ,et donc Vénus qui-aime-les-ris se rendit à Cypre, dans Paphos, et là sont à elle un bois-sacré et un autel parfumé ; et là les Grâces baignèrent elle et Joignirent d'une huile divine telle que les huiles qui courent-sur (parfument) les dieux qui existent toujours ; dieux immortels, puis elles la couvrirent de vêtements délicieux et admirables à voir.

Ainsi chantait l'illustre Démodoclls; Ulysse et les Phéaciens aux longues rames, célèbres navigateurs, l'écoutaient avec ravissement.

Alcinoüs invita Halius et Laodamas à danser seuls, puisque nul ne pouvait rivaliser avec eux. Ils prirent en main un beau ballon de pourpre , que l'adroit Polybe avait fait pour eux : l'un, courbé en arrière, le lançait vers les sombres nuées; l'autre, bondissant en l'air, le recevait sans peine avant de toucher le sol de ses pieds. Quand ils se furent exercés à envoyer le ballon vers le ciel, ils dan-sèrent sur la terre féconde en faisant mille tours variés; les autres jeunes garçons, qui se tenaient parmi les spectateurs, applaudissaient, et un grand bruit s'élevait dans l'assemblée. Alors le divin Ulysse dit à Alcinous :

It Puissant Alcinoüs, le plus illustre entre ces peuples, tu m'avais et elles la-revêtirent de vêtements agréables, ûhose-meryeilleuse à voir.

Donc le chanteur très-illustre chantait ces aventures; mais Ulysse les entendant était réjoui dans son esprit et aussi les autres Phéaciens aux-longues-rames, -hommes illustres-navigateurs.

Mais Alcinoiis ordonna Halius et Laodamas danser isolément (seuls), puisque nul ne le-disputait à eux.

Et après que donc ceux-ci eurent pris dans leurs mains un beau ballon, de-pourpre, que l'ingénieux Polyhe avait fait à eux, l'un jetait ce ballon.

vers les nuées ombreuses, s'étant courbé en arrière ; [terre et l'autre s'étant élevé en haut de le recevait facilement, avant d'être arrivé au sol avec ses pieds.

Mais après qu'ils curent essayé avec le ballon lancé en iigne droite, ils dansèrent donc ensuite sur la terre très-nourricière, alternant fréquemment ; et les autres jeunes-garçons applaudissaient, se tenant dans l'arène, et un grand bruit s'élevait.

Et alors donc le divin Ulysse dit-à Aleinoiïs :-

« Puissant Alcinoiis, distingué entre tous ces peuples, et tu avais menacé (promis) annoncé d'excellents danseurs , et ta promesse est accomplie; en les regardant je suis pénétré d'admiration. »

Il dit; le divin Alcinous se réjouit, et s'adressant aussitôt aux Phéaciens amis de la rame :

« Écoutez, dit-il, conducteurs et chefs des Phéaciens ; cet étranger me paraît être un homme plein de sens. Allons, offrons-lui, comme il convient, un présent hospitalier. Douze rois illustres commandent à ce peuple, et moi-même je suis le treizième; que chacun d'eux apporte une robe éclatante de blancheur, une tunique et un talent d'or précieux ; réunissons sans tarder ces présents, afin que l'étranger, les tenant dans ses mains, vienne s'asseoir au festin d'un cœur joyeux. Qu'Euryale lui-même l'apaise par des paroles et par un présent, puisqu'il lui a fait entendre un langage peu convenable. » Il dit ; tous l'approuvèrent et donnèrent des ordres; chacun d'eux L'ODYSSÉE, vm. 217 tes danseurs être excellents, et donc ces promesses ont été faites accomplies; l'admiration tient moi regardant. »

Il dit ainsi ; et la sainte vigueur d'Alcinoiis se réjouit; et aussitôt il dit aux Phéaciens àmis-de-]a-ramc :

« Écoutez, conducteurs et chefs des Phéaciens :

l'étranger paraît à moi fortement être sensé.

Mais allons donnons-lui un présent-d'liospitalité, comme il est convenable.

Car douze rois très-illustres commandent comme chefs dans le peuple, et moi-même je suis le treizième :

chacun de ceux-ci apportez-lui un manteau bien-lavé et une tunique et un talent d'or précieux ; et aussitôt réunis (Lous ensemble) apportons tous ces présents, afin que l'étranger les ayant dans ses mains aille vers le repas se réjouissant dans son cœur.

Et qu'Euryale lui-même, apaise lui (l'étranger) par des paroles et par un présent, [pas parlé) puisqu'il n'a pas dit la parole (n'a selon la convenance. »

Il dit ainsiet ceux-ci donc tous approuvèrent et donnèrent-des-ordres :

et ils envoyèrent donc • envoya un héraut pour apporter les présents. Euryale, de son côté, répondit au roi :

« Puissant Alcinoûs, le plus illustre entre ces peuples, j'apaiserai l'étranger, comme tu m'y invites; je lui donnerai une épée toute d'airain, dont la poignée est d'argent, et qu'enferme un fourreau d'ivoire nouvellement travaillé; ce présent aura du prix à ses yeux. »

En disant ces mots, il dépose dans les mains d'Ulysse l'épée aux clous d'argent, et lui adresse ces paroles ailées :

« Réjouis-toi, vénérable étranger; si j'ai prononcé quelque pa-role offensante, que les vents se hâtent de l'emporter. Puissent les dieux te donner de revoir ton épouse et de rentrer dans ta patrie, car voilà bien longtemps que tu souffres loin de tes amis. »

Le sage Ulysse lui répondit : « Réjouis-toi aussi, mon ami, et que chacun un héraut pour apporter les présents.

Et Euryale à-son-tour répondit à celui-ci et dit :

« Puissant Alcinoüs, distingué entre tous ces peuples, assurément moi j'apaiserai l'étranger, comme tu l'ordonnes; je donnerai à lui cette épée toute-d'airain, à laquelle est une poignée d'-argent, et un fourreau d'ivoire nouvellement-coupé a été tourné-tout-autour (renve-et elle sera pour lui [loppe ; valant un grand prix. »

Ayant dit ainsi il mit dans les mains d'Ulysse l'épée à-clous-d'argent, et ayant parlé il dit-à lui ces paroles ailées :

CI Réjouis-toi, ô étranger mon père ; et si quelque parole pénible a été prononcéé, eh bien que les vents l'ayant saisie emportent elle.

Mais que les dieux donnent à toi et de voir ton épouse et d'arriver dans ta patrie, puisque depuis-longtemps tu souffres des maux loin de tes amis. ,,--

Et le très-ingénieux Ulysse répondant dit à lui :

« Aussi toi, ami, réjouis-toi fortement, «t que les dieux domient à toi - -des choses heureuses, les dieux te donnent le bonheur! Puisses-tu ne jamais regretter cette épée que tu me donnes en m'apaisant par tes paroles! »

Il dit, et suspendit à son épaule l'épée aux clous d'argent Le soleil se couchait, et les présents magnifiques étaient arrivés; les illustres hérauts les portèrent dans la demeure d'Alcinoûs ; les enfants de l'ir-réprochable Alcinoüs reçurent ces dons superbes et les déposèrent auprès de leur vénérable mère. Cependant le divin Alcinoûs pré-cédait les convives, qui entrèrent dans le palais et prirent place sur des siéges élevés. Alors Alcinoûs dit à Arété :

- Femme, apporte ici un coffre précieux, le plus beau de tous, et déposes-y une robe éclatante de blancheur et une tuniqae. Mettez sur le feu un vase d'airain et faites chauffer de l'eau, afin qu'après s'être baigné et avoir vu ranger avec ordre tous les présents que les nobles Phéaciens ont apportés ici, l'étranger se réjouisse de prendre et qu'en quelque chose le regret de cette épée du moins, que donc tu as donnée à moi, m'ayant apaisé par tes paroles, ne soit pas à toi dans-la-suite. »

Il dit donc, [épaules et mit autour de (suspendit à) ses l'épée à-clous-d'argent.

Et le soleil se coucha, et les présents magnifiques étaient-auprès-de lui ; et les hérauts illustres portèrent ces présents - dans la demeure d'Alcinoüs ; et donc les enfants de l'irréprochable Alcinoiis les ayant reçus [rable placèrent près de leur mère véné-les présents très-beaux.

Et la sainte vigueur d'Alcinous guidait ceux-là (les convives) ; et étant venus ils s'assirent sur des sièges élevés.

Et donc alors la vigueur d'Aleinoüs dit-à Arété :

« Çà; femme, apporte un coffre très-brillant, celui qui est le meilleur (le plus et mets dedans lui [beau) ; un manteau bien-lavé et une tunique.

Et échauffez pour lui (l'étranger) de l'airain (un vase d'airain) par le feu, et faites-chauffer de l'eau, afin que et s'étant baigné et ayant vu bien posés (arrangés) tous les présents que les Phéaciens irréprochables ont apportés à lui ici, il soit charmé et par le repas part au repas et d'entendre un chant mélodieux. Pour moi, je lui donnerai cette belle coupe d'or, afin que, se souvenant de moi chaque jour, il fasse des libations dans son palais à Jupiter et aux autres dieux. »

Il dit; Arété commanda à ses servantes de mettre promptemcnt sur le feu un grand trépied. Elles placèrent sur la flamme ardente le trépied destiné pour le bain, y versèrent de l'eau et'apportèrent du bois qu'elles allumèrent au-dessous. La flamme enveloppait les flancs du trépied, et l'eau s'échauffait. Cependant Arété alla chercher dans son appartement un coffre de toute beauté, où elle déposa les riches présents , les étoffes et l'or que les Phéaciens avaient donnés à l'é-tranger; elle y mit aussi le manteau et la belle tunique, et adressa à Ulysse ces paroles ailées :

« Examine toi-même le couvercle, et hâte-toi de le fermer avec un lien, afin qu'on ne te dérobe rien pendant la route , et en entendant la mélodie du chant.

Et je donnerai à lui cette coupe mienne très-belle, d'-or, afin que se souvenant de moi tous les jours il fasse-libation dans son palais et à Jupiter et aux autres dieux. »

Il di t ainsi ; et Arété dit à ses servantes de placer sur le feu un grand trépied le plus promptement que possible.

Et celles-ci placèrent sur le feu ardent [bain, un trépied pour-chauffer-l'eau-du-et versèrent dedans de l'eau, et ayant pris du bois l'allumaient par-dessous.

Le feu entourait le ventre du trépied, et l'eau s'échauffait.

Et pendant-ce-temps donc Arété apporta de sa chambre pour l'étranger un coffre très-beau, et mit dedans les beaux présents, les étoffes et l'or, que les Phéaciens avaient donnés à lui; et elle mit dans lui (le coffre)un manteau et une belle tunique, et ayant parlé elle dit-à lui ces paroles ailées :

« Toi-même maintenant vois le couvercle, et mets promptement un lien, de peur que quelqu'un ne trompe toi en route, quand tu dormiras d'un doux sommeil, voguant sur le noir vais-seau. »

Dès que le patient et divin Ulysse eut entendu ces mots, il ajusta le couvercle et s'empressa de le fermer avec un nœud compliqué que lui avait enseigné jadis l'ingénieuse Circé. Bientôt l'intendante vint l'inviter à entrer dans le bain, et il se réjouit dans son cœur en voyant une onde tiède, car ces soins ne lui avaient pas été prodigués depuis qu'il avait quitté la demeure de Calypso à la belle chevelure; mais, tant qu'il était resté auprès d'elle, il avait été soigné comme un dieu. Après que les servantes l'eurent baigné et parfumé d'essences, elles le revêtirent d'un beau manteau et d'une tunique, et le héros, sortant du bain, s'avança vers les convives. Nausicaa, qui avait reçu des dieux la beauté, se tenait debout auprès de la porte solide; L'ODYSSÉE, VIlI. 225 quand tu dormiras de nouveau un doux sommeil, allant (faisant route) sur un vaisseau noir. »

Mais après que le divin Ulysse très-patient eut entendu ceci, aussitôt il adapta le couvercle, et mit promptement un lien varié (compliqué), qu'avait enseigné à lui jadis Circé auguste par l'esprit (l'art).

Et aussitôt donc l'intendante invita lui à se baigner, étant entré dans une cuve ; et celui-ci donc vit agréablement de cœur un bain chaud, [rivait pas souvent) car il n'était-pas-fréquent (il ne lui ar-étant (d'être) soigné certes, depuis qu'il avait quitté la demeure de Calypso aux-beaux-cheveux ; mais pendant-ce-temps le soin du moins était continuel à lui comme à un dieu.

Mais après donc que les servantes eurent baigné lui et l'eurent oint d'huile, et eurent jeté autour de lui un beau manteau et une tunique, étant sorti donc de la cuve [vin; il alla vers les hommes buveurs-de-et Nausicaa -qui avait reçu la beauté des dieux se-tint-debout donc près du jambage de porte de l'appartement fait (construit) solidement ; elle contemplait Ulysse avec admiration, et lui adressa ces paroles ailées :

« Je te salue, étranger; quand tu seras dans ta patrie, souviens-toi de moi, car c'est à moi la première que tu as dû ton salut. »

Le prudent Ulysse lui répondit: «Nausicaa, fille du magnanime AJcinoüs, puisse l'époux de Junon, Jupiter à la foudre retentis-sante , m'accorder de rentrer dans mes foyers et de voir le jour du retour! Là, je t'adresserai des voeux chaque jour comme à une di-vinité ; car c'est toi qui m'as sauvé, jeune fille. » Il dit, et alla s'asseoir sur un siège auprès du roi Alcinoûs. Déjà les serviteurs distribuaient les parts et mélangeaient le vin. Un héraut s'avança r conduisant l'aimable chanteur, Démodocus, honoré des peuples; il le fit asseoir au milieu des convives et l'appuya contre une haute colonne. Alors le prudent Ulysse dit au héraut, après avoir et elle admirait Ulysse le voyant devant ses yeux, et ayant parlé elle dit-à lui ces paroles ailées ;

« Réjouis-toi (salut), étranger., afin que aussi un jour étant dans ta terre patrie tu te souviennes de moi, parce que tu dois à moi la première le prix-de-fa-vie-sauvée. »

Et le très-ingénieux Ulysse répondant dit-à celle-ci :

« Nausicaa, fille du magnanime Alcinoüs, que Jupiter, l'époux très-retentissant de Junon, établisse maintenant ainsi, moi et arriver dans ma demeure et voir le jour du-retoun pour-quoi aussi là je ferais-des-vœux à toi comme à une déesse toujours tous lesjours; car tu as fait-vivre (sauvé) moi, jeune-fille. »

Il dit donc, et alla-s'asseoir sur un siége auprès du roi Alcinous. [parts Mais ceux-ci déjà et distribuaient les et mélangeaient le vin.

Et un héraut vint auprès (s'avança) amenant le chanteur aimable, Démodocus, honoré des peuples ; 4t donc il fit-asseoir lui au milieu des convives, l'ayant appuyé contre une colonne haute.

Et alors le très-ingénieux Ulysse dit au héraut, coupé sur le dos d'un porc aux dents blanches, dont il restait encore la plus grande partie, une trànche revêtue d'une graisse abondante :

c Prends, héraut, et porte cette viande à Démodocus, afin qu'il en mange ; je veux lui faire amitié malgré mon chagrin. Les chan-teurs doivent obtenir honneur et respect de tous les hommes qui vivent sur cette terre; car c'est la Muse qui leur a enseigné les chants, et elle aime la race des chanteurs. »

Il dit; le héraut porte la viande et la dépose entre les mains du vénérable Démodocus, qui la reçoit et se réjouit en son cœur. Les convives étendirent la main vers les plats servis devant eux. Quand ls eurent apaisé la faim et la soif, le prudent Ulysse dit à Dé-modocus :

« Démodocus, tu es de tous les hommes celui que j'honoreleplus ; tu as été instruit ou par la Muse, fille de Jupiter, ou par Apollon. ayant coupé une partie du dos d'un porc aux dents-blanches, - et une partie plus considérable - était laissée (restait), — et une graisse florissante (abondante) était tout-autour :

« Héraut, tiens donc, donne cette viande à Démodocus, afin qu'il mange, eL je saluerai lui, quoique étant affligé.

Car les chanteurs sont obtenant-une-part d'honneur et de respect chez tous les hommes qui-sont-sur-la-terre, parce que donc la Muse a enseigné à eux les chants; et elle a aimé (aime) la race des chanteurs. »

Il dit donc ainsi ; et le héraut portant la viande la mit dans les mains au héros Démodocus ; et celui-ci la reçut, et il se réjouissait en son cœur.

Et ceux-ci jetèrent les mains vers les mets préparés placés-devant eux. [désir Mais après qu'ils eurent banni le du boire et du manger, donc alors Ulysse plein-de-prudence dit-à Démodocus :

« Démodocus, je vénère assurément toi supérieurement à tous les mortels ; ou la Muse, fille de Jupiter, a instruit toi, -ou Apollon t'a instruit.

Car tu chantes Tu chantes admirablement le destin des Grecs, leurs exploits, leurs souffrances, leurs fatigues; il semble que tu y aies assisté toi-mêmeou que tu en aies entendu le récit. Mais allons, aborde un autre sujet, et chante-nous ce cheval de bois, ce piège trompeur, que construisit Épéus avec l'aide de Minerve, et que le divin Ulysse introduisit dans la citadelle, après l'avoir rempli de héros qui saccagèrent Ilion. Si tu nous redis avec vérité cette histoire, je proclamerai sur-le-champ devant tous les hommes qu'un dieu bienveillant t'a accordé pour le - chant un génie divin. »

Il dit, et Démodocus, inspiré par un dieu, commença son chaiit; il raconta d'abord comment une partie des Grecs s'était éloignée sur ses solides navires, après avoir mis le feu aux tentes, tandis que d'autres, autour du glorieux Ulysse, se trouvaient déjà sur la place publique, au milieu de Troie, cachés dans les flancs tlu cheval, que grandement selon la convenance le destin des Achéens, toutes les choses que les Acliéens et ont faites et ont souffertes et toutes celles qu'ils ont accomplies-comme ou toi-même [avec-fatigue, y assistant peut-être ou l'ayant entendu d'un autre.

Mais allons déjà passe à un autre et chante l'arrangement [sujçt, du cheval de-bois, qu'Épéus fabriqua avec l'aide de Minerve, lequel piège le divin Ulysse mena (introduisit) un jour dans la citadelle, l'ayant rempli d'hommes, qui ravagèrent [lion.

Si donc [choses tu as raconté (racontes) à moi ces selon la convenance, aussitôt moi je déclarerai à tous les hommes qu'assurément un dieu bienveillant a accordé à toi un chant divin. »

Il dit ainsi ; et celui-ci mû (inspiré) par un dieu commença, et fit-voir (fit entendre) son chant, ayant pris de là, comment les Argiens, les uns s'éloignaient-en-voguant, étant montés [ches, sur leurs navires aux-bonnes-plan-ayant jeté du feu dans les lentes ; et tes autres déjà autour d'Ulysse très-illustre -étaient assis dans la place publique cachés par le cheval; [des Troyens, car les Troyens eux-mêmes les Troyens eux-mêmes avaient traîné dans la citadelle. Il était là, et les Troyens, assis autour de lui, poursuivaient une délibération confuse. Trois avis les partageaient, ou d'ouvrir avec le fer cruel les cavités du cheval, ou de le traîner jusqu'au sommet et de le préci-piter sur des rochers, ou de le laisser debout comme une immense offrande destinée à apaiser les dieux. Le destin voulait que cette der-nière résolution s'accomplît, car le sort d'Ilion était de périr quand ses murs auraient reçu l'énorme cheval de bois qui renfermait tous les chefs des Argiens, apportant aux Troyens }e carnage et la mort. Il chantait encore comment les fils des Achéens, se précipitant hors du cheval et quittant ses flancs perfides, ravagèrent la cité. Il chan-tait les héros pillant de tous côtés la superbe Ilion, tandis qu'Ulysse, semblable à Mars, se dirigeait avec le divin Ménélas vers le palais avaient traîné lui (le cheval) dans la citadelle.

Ainsi celui-là était-debout ; mais ceux-ci disaient beaucoup-de paroles indécises, assis autour de lui ; et la décision plaisait à eux de-trois-façons, ou de fendre le bois creux avec l'airain (le fer) cruel, ou de le jeter en bas des rochers l'ayant traîné au sommet de la citadelle, ou de le laisser pour être une grande offrande capable-de-charmer (apaiser) les par lequel avis donc [dieux ; aussi ensuite les affaires devaient se terminer.

Car le destin était eux périr, après que la ville aurait enveloppé (reçu) le grand cheval de-bois, où tous les plus braves des Argiens étaient assis, apportant aux Troyens le meurtre et la mort.

Et il chantait comment les fils des Achéens saccagèrent la ville, se répandant-hors du cheval, ayant quitté l'embuscade creuse.

Et il chantait un guerrier d'un côté et un autre d'un-autre-côté piller la ville escarpée ; mais Ulysse, comme (semblable à) Mars, être allé vers les demeures de Déiphobe avec Ménélas égal-à-un-dieu. de Déiphobe. Là Ulysse osait soutenir un combat terrible, mais il demeurait vainqueur, grâce à la magnanime Minerve.

Tels étaient les récits de l'illustre chanteur ; mais Ulysse s'affligeait, et les larmes qui coulaient de ses paupières mouillaient ses joues. De même qu'une femme pleure en embrassant son époux chéri, tombé devant la ville, sous les yeux des citoyens, pour écarter de sa patrie et de ses enfants un sort cruel; elle l'a vu mourant et palpitant, elle se jette sur son corps et pousse des cris perçants. Cependant les en-nemis frappent de leur lance le dos et les épaules des citoyens, et leur apportent l'esclavage, la fatigue et la misère; pour elle, ses joues se flétrissent dans un sombre désespoir. Ainsi Ulysse laissait échapper de ses yeux de tristes larmes. Nul des convives ne vit couler ses pleurs; Alcinoûs seul s'en aperçut, car il était assis auprès de lui et il entendait ses profonds soupirs. Aussitôt il dit aux Phéaciens amis de la rame : H disait Ulysse là donc ayant osé un combat très-terrible avoir vaincu aussi ensuite, grâce-à la magnanime Minerve.

Le chanteur très-illustre chantait donc ces choses; mais Ulysse se consumait, et sous ses paupières une larme mouillait ses joues.

Et comme une femme s'étant jetée-sur le corps pleure un époux chéri, qui est tombé en avant de sa ville et de ses citoyens, écartant de la cité et de ses enfants le jour cruel (la mort) ; celle-ci ayant vu lui mourant et palpitant, [sur) lui s'étant répandue autour de (jetée gémit d'une-voix-perçante ; et ceux-ci (les ennemis) par derrière frappant de leurs piques [toyens), le dos et aussi les épaules (des ci-leur amènent l'esclavage pour avoir et fatigue et chagrin ; et les joues de celle-ci dépérissent par une douleur très-digne-de-pitié ; ainsi Ulysse versait sous ses sourcils une larme digne-de-pitié.

Là versant des larmes [les autres, il échappait à (n'était pas vu de) tous et Alcinous seul remarqua et vit lui, étant assis près de lui ; et il l'entendit gémissant pesamment (profondément).

Et aussitôt il-dit aux Phéaciens amis-de-la-rame :

« Écoutez, conducteurs et chefs des Phéaciens; que Démodocus fasse taire'sa lyre harmonieuse; car ses chants ne réjouissent pas tous les cœurs. Depuis que nous mangeons et que le divin chanteur s'est levé, l'étranger n'a pas encore cessé de gémir tristement ; sans doute la douleur a enveloppé son âme. Qu'il se taise donc , afin que tous, hôtes et étranger, nous goûtions également la joie; il vaut mieux qu'il en soit ainsi. Nous avons tout préparé pour le vénérable étranger, le départ et les présents que nous lui offrons d'un cœur ami. L'étranger, le suppliant, est un frère pour l'homme qui n'est pas entièrement dépourvu de sagesse. Quant à toi, n'use point de pensées trompeuses, ne me cache rien de ce que je vais te demander; il est plus convenable de tout me dire. Fais-moi connaître le nom que te donnaient là-bas ta mère, ton père et ceux qui habitent la ville et les champs de ta patrie. Nul parmi les hommes, qu'il soit de « Écoutez, conducteurs et chefs des Phéaciens ; et que Démodocus désormais retienne la lyre harmonieuse ; car il chante ces événements en ne faisant-pas-plaisir à tous.

Depuis que et nous soupons et le chanteur divin a pris-son-essor, depuis ce moment l'étranger n'a pas encore cessé un gémissement lamentable; assurément sans-doute la douleur a enveloppé lui dans son esprit.

Mais allons, que celui-ci retienne sa lyre, afin que tous nous soyons réjouis également, hôtes et étranger ; [ainsi.

puisque cela est beaucoup plus beau Car ces choses ont été préparées pour l'étranger vénérable, la conduite et les présents amis que nous donnons à lui l'accueillant-amicalement..

Et l'étranger et le suppliant est à-la-place-de (comme) un frère pour l'homme qui touche (a part) à un esprit-sensé même petitement. [toi C'est-pourquoi maintenant non plus ne cache pas par des pensées rusées ce que j'aurai demandé à toi ; mais il est plus beau toi le dire (que tu le dises)..

Dis le nom, duquel et la mère et le père appelaient toi là-bas, et les autres, qui habitent dans ta ville et qui habitent-tout-autonr. noble ou de vile race, n'est sans nom au moment de sa naissance j mais les parents en donnent toujours un à l'enfant qu'ils viennent de mettre au jour. Dis-moi aussi quel est ton pays, ton peuple, ta ville, afin que nos vaisseaux intelligents t'y conduisent. Les navires phéaciens. n'ont point de pilotes ni de gouvernail comme les autres vaisseaux; mais ils connaissent les pensées et les désirs des hommes; ils connais-sent encore les villes et les grasses campagnes de tous les mortels ; ils traversent rapidement le gouffre de la mer, enveloppés dans l'air et les nuages , et jamais ils ne craignent d'éprouver quelque dom-mage ou de périr. Cependant, jadis j'ai entendu dire à mon père Nausithoiis que Neptune est irrité contre nous, parce que, à l'abri du danger, nous servons de guides à tous les hommes. Il ajoutait que ce dieu ferait périr sur la sombre mer un de nos solides vaisseaux reve-- L'ODYSSÉE, Vlll. 239 Car aucun absolument des hommes n'est sans-nom, ni vil ni noble, après que d'abord il est né; mais les parents imposent un nom à tous, après qu'ils les ont enfantés.

Mais dis-moi et ta terre et ton peuple et ta ville, afin que nos vaisseaux atteignant ce but par l'esprit conduisent toi là.

Car des pilotes ne sont pas aux Phéaciens, [nails, et en rien ne sont à eux les gouver-que les autres vaisseaux ont ; mais ces vaisseaux eux-mêmes savent les pensées et les sentiments des hommes, et savent (connaissent) les villes et les grasses campagnes de tous les hommes, et ils traversent très-rapidement -le gouffre de la mer, voilés par l'air et la nuée ; et jamais la crainte n'est à eux ni d'être endommagés en quelque ni de périr. [chose Mais moi un jour j'ai entendu ceci ainsi de mon père Nausithous l'ayanl dit, lequel disait Neptune être irrité contre nous, parce que nous sommes conducteurs exempts-de-dommage de tous les hommes. [jour Il disait Neptune devoir perdre un un vaisseau bien-travaillé des hommes Phéaciens nant d'un voyage , et qu'il couvrirait notre ville d'une immensemon-tagne. Ainsi parlait le vieillard ; que le dieu accomplisse ces paroles ou qu'elles demeurent sans effeL, selon qu'il plaira à son cœur. Mais allons, raconte-moi sincèrement où tu as erré, dans quelles contrées tu as abordé ; décris-moi les peuples et leurs villes florissantes : étaient-ils cruels, farouches, injustes, ou bien hospitaliers, et leur âme craignait-elle les dieux? Dis-moi pourquoi tu pleures et tu gémis au fond de ton cœur en écoutant les destins des Argiens fils de Da-naiis et ceux d'Ilion. Ce sont les dieux qui les ont préparés, et qui ont décidé la perte de tant de héros, pour fournir une matière aux chants des hommes à venir. As-tu perdu devant Ilion quelque parent, un gendre ou un beau-père plein de courage? ce sont pour nous les plus chers des hommes après notre sang et notre propre race ; revenant d'une conduite [cure), sur la mer semblable-à-l'air (obs-et devoir recouvrir la ville à nous d'une grande montagne.

Ainsi parlait le vieillard ; mais que le dieu ou accomplisse ces événements, ou qu'ils soient non-accomplis, comme cela a été agréable au cœur à (de) lui.

Mais allons dis ceci à moi et raconte-moi sincèrement, et où tu as erré et dans quelles contrées d'hommes tu es allé ; raconte-moi et eux-mêmes et leurs villes bien habitées; ou (et) combien sont farouches et sauvages et non justes ; et ceux qui sont amis-des-étrangers, et si une âme craignant-les-dieux est à eux.

Et dis-moi sur quoi tu pleures et tu gémis au dedans en ton cœur, entendant le destin des Argiens, des descendants-de-et d'Ilion. [Danaüs Mais les dieux ont préparé ce destin, et ont décrété la perte pour des hommes, afin qu'un chant soit aussi pour les mprtels futurs.

Est-ce que aussi quelque parent a péri à toi devant Ilion, étant un brave gendre ou un brave beau-père, parents qui sont le plus précieux, après et le sang et la race de nous-mêmes?

ou peut-être ou bien était-ce un brave et charmant compagnon? car il n'est pas moins qu'un frère, l'ami rempli de prudence. » aussi quelque homme compagnon sachant des choses agréables, brave ?

puisque celui qui étant compagnon sait des choses sensées n'est pas en quelque chose inférieur à un frère. »

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