DU SIXIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE
Minerve apparaît dans un songe à Nausicaa, fille du roi des Phéa-ciens, et l'engage à aller laver ses vêtements au fleuve (1-47). Nau-sicaa demande l'agrément de son père, et l'obtient aussitôt (48-70). Elle part avec ses suivantes, et, après avoir lavé les étoffes, joue à la paume sur les bords du fleuve (71-109). Les cris des jeunes filles ré-veillent Ulysse ; ses incertitudes ; il prend la résolution de se mon-trer (110-136). Les suivantes s'enfuient à sa vue; Nausicaa reste seule et écoute ses prières (137-185). Elle lui répond avec bonlé, le fait baigner dans le fleuve, et lui donne des vêtements et de la nour-riture (186-250). Nausicaa engage Ulysse à suivre son chariot jusqu'à la ville, mais à s'arrêter à quelque distance des murs, afin de ne point prêter à la médisance ; qu'il se fasse ensuite enseigner la demeure d'Alcinoiis, et qu'il essaye d'éveiller la pitié de la reine (251-315). Ulysse s'arrête près de la ville, dans un bois consacré à Minerve, et implore la protection de la déesse (316-331).
OMHPOY
~OATIIEIAI
PATOAIA Z.
Ainsi dormait sous cet abri le divin et patient Ulysse, accablé de fatigue et de sommeil. Cependant Minerve se rendit dans la ville des Phéaciens. Jadis ce peupie habitait dans la vaste Hypérie, près des Cyclopes violents, qui le maltraitaient et le dominaient par la force. Le divin Nausithoüs leur fit abandonner ce séjour et les éta-blit dans Schérie, loin du reste des mortels ; il entoura la ville d'un rempart, bâtit des maisons, éleva des temples aux dieux et fit le partage des terres. Mais déjà, dompté par la Parque, il était descendu dans la demeure de Pluton ; Alcinoüs, à qui les dieux avaient en-- ODYSSÉF,, VI. 1 4 HOMÈRE.