DU SEPTIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE
Minerve se présente à Ulysse sous les traits d'une jeune fille, le conduit à la demeure d'Alcinoiis, et lui apprend quels hôtes il va trouver dans le palais (1-77). Ulysse s'arrête quelque temps pour ad-mirer la magnificence du palais et des jardins (78-132). II entre, et va se jeter aux pieds de la reine Arété (133-152). Sur l'invitation du vieillard Ëchénéus, le roi Alcinotis offre à Ulysse le repas de l'hospi-talité (153-185). Alcinoiis promet à Ulysse de le faire reconduire dans sa patrie ; prières et remerciments d'Ulysse (186-225). Arété demande à Ulysse qui lui a donne les vGtements qu'il porte ; Ulysse raconte en peu de mots son naufrage et sa rencontre avec Nausi-caa (226-297). Aprfcs avoir blâmé sa fille de ce qu'elle n'a pas amené elle-même l'étranger au palais, Alcinoiis offre à Ulysse de devenir son gendre, et lui promet de nouveau de le faire reconduire le len-demain (298-333). On dresse un lit à Ulysse sous le vestibule; Alci-nous et Arété vont reposer dans leur appartement (334-347).
Ainsi priait dans ce bois je divin et patient Ulysse, tandis que les
mules vigoureuses emportaient la jeune vierge vers la ville. Elle ar--
riva au palais magnifique de son pfcrc, et s'arrêla sous le portique;
ses frères, semblables à des immortels, s'empressfcrent autour d'elle;
ils dételèrent les mules du chariot et portèrent les vêtements dans la maison. Nausicaa se dirigea vers sa chambre, où une vieille femme
d'Apirée lui allumait du feu ; c'était la servante Euryméduse, que-ja--
dis les vaisseaux balancés sur les flots avaient amenée d' A pirée; on
l'avait choisie comme une récompense digne d'Alcinoüs, qui régnait
sur tousles Phéaciens et que le peuple écoutait comme un dieu ; ce I-IOMÈRE.
LODYSSEE.