CHAPITRE III
LA GLOIRE 1871-1882
guerre n’avait pas trop profondément abattu les courages, et peu à peu Paris reprenaitson activité habituelle. Les artistes, en particulier, faisaient preuve d’une belle confiance dans l’avenir, et, dès le lendemain de l’armistice, ils avaient repris courageusement ébauclioirs et pinceau.x. La plupart caressaient même l’idée d’une Exposition en 1871, non pour l’époque traditionnelle du l" mai, mais dans le courant de l’été. Cependant, quand aux horreurs d’une guerre étrangère vinrent succéder celles de la guerre civile, quand des mains impies eurent allumé l’incendie dans la capitale, les plus confiants crurent que c’en était fini de la patrie. Que pouvaient faire, au milieu de ces luttes fra-