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BIOGRAPHIE

Xe siècle : Hugues 1er, évêque d’Angoulême, savant écrivain religieux. — Aimoin, poète et historien ecclésiastique.

XIe siècle : Adémar ou Aymar de Chabanais, auteur delà chronique de France.

XIIIe siècle : Richard df, Barbezieux et Raimond Jourdan, troubadours.

XVe siècle : Octavien de Saint-Gelais, évêque d’Angoulême, poète français et latin.

XVIe siècle : Marguerite de Valois ou d’Angoulême (1492-1549) sœur de François 1er, grand’mcre d’Henri IV, reine de Béarn, conteur charmant, poète gracieux, simple et quelquefois inspiré, auteur de

1 ’Heptameron. — André Thevet , géographe et historien des plus crédules. — Elie Vinet, traducteur, critique, savant, écrivain d’une charmante naïveté de style. — Maître Jacques d’Angoulême, sculpteur qui triompha, dit-on, dans un concours, de Michel-Ange luimême. — Mellin-de-Saint-Gelais (1491-1550), fils ou neveu de l’évêque Octavien, l’un des poètes marquants duxvie siècle, renommé pour ses épigrammes — De la Peruse, poète élégiaque, auteur de Médée, l’une des premières tragédies jouées en France. — Corlieu, écrivain et historien d’un style charmant.

XVIIe siècle : le père Garasse, jésuite, polémiste et poète latin et français. — Balzac (1597-1654), écrivain correct, élégant, mais affecté, qu’on appela jadis un peu ambitieusement le restaurateur de la langue française. — La Rochefoucault (1613-1680), l’immortel auteur des Maximes. — Gourville, dont les mémoires sont importants pour l’histoire du siècle. — La Quintinie, directeur des jardins royaux, l’un des théoriciens de la culture fruitière et potagère. — Athénais de Montespan, maîtresse de Louis XIV.

XVIIIe siècle : Rivet de la Grange, bénédictin, auteur d’une Histoire littéraire de la France. — Chateaubrun, auteur des Troyennes, tragédie qui resta assez longtemps au théâtre. — Marc- René de Mont'alembert, ingénieur militaire. — Coulomb, physicien, inventeur de la balance de torsion. — Goursaud, chirurgien qui pratiqua le premier l’œsophagotomie. — Dulau, archevêque d’Arles, l’un des chefs du parti religieux pendant la Révolution. — Lechelle, le vainqueur de Chollet, le vaincu de Laval. — Chancel et Rivaud, généraux de la République.

XIXe siècle: Dupont-Chaumont, Valleteau. Deviau, Chemineau, généraux de la République et de l’Empire. — Dupont de l’Etang, traducteur en vers et poète médiocre, mais général brillant jusqu’au jour où il signa la capitulation de Baylen. — Le général Bourgon, tué en 1848. — De nos jours, un Charentais, le Docteur BouiLLAUD,‘est une des gloires de la Faculté de Paris, et un des maîtres de la science médicale moderne.

2° Population, langues, cultes.

La population charentaise, formée de tant d’éléments divers, où prédominent le sang gaulois, la langue et la civilisation latines, n’est pas homogène. Une province ne forme jamais un tout complet et subit sur divers points l’inlluenee des provinces voisines. Aspect physique, genre de vie, tournure d’esprit, langue, tout change dans le département de la Charente si l’on va de la Charente au Bandiat, à la Tardoire et à la Vienne, ou de ces trois rivières à la Charente. A l’est, c’est

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