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CHAPITRE IX

ATTAQUE DE LA SECONDE LIGNE DES BARBARES : LES SLAVES NOUVELLE INVASION DES SARRASINS EN AQUITAINE — l'adOPTIANISME ET LE CONCILE NATIONAL DE FRANCFORT

NTRE les Slaves de l'Adriatique, ses nouveaux sujets, et ceux de la Baltique, que la dernière période de la guerre saxonne avait déjà mis en rapport avec Charlemagne , derrière la Bavière devenue province franke , s'ouvraient les plaines de la Pannonie, repaire des Huns -Avares. Pas plus de ce coté que dans la Calabre, la condamnation de Tassilon n'avait fait avorter complètement son plan d'agression générale contre l'empire frank. Aussi, pendant que les Impériaux

Fin. 50.— Bible de Cliarles le Chauve Bibl. nationale, Lat. n» 1 , f 325.

aLLaquaient le duché de Bénévent, les autres alliés du prince agilulfing-, les Avares, lançaient à la fois deux armées d'invasion, l'une sur le Frioul et l'autre sur la Bavière. Mais l'élan de la première se brisa contre les troupes du roi Pépin , et l'autre fut également arrêtée et défaite par deux lieutenants de Charles, les comtes Grahamn et Odoacre, en un lieu que les historiens romans appellent campus Hibosœ '. Quelques semaines après, nouvelle invasion des Marches bavaroises par des bandes de barbares plus nombreuses et plus acharnées. Elles furent encore taillées en pièces, et une grande partie des fuyards, en voulant traverser le Danube à la nage, y trouvèrent la mort. L'honneur de cette journée resta aux leudes baïvares. « Le prestige qui entourait encore le nom des Huns, autrefois si terrible, se dissipe ainsi au premier choc de ces barbares, non pas môme contre les Franks, mais contre le peuple germain qui servait d'avant-garde aux Franks du côté de l'Orient-. « Charles, qui, des bords du Bhin, avait dirigé par la pensée la triple expédition de cette année, termina la campagne par un voyage à Begensburg (Batisbonne), dans le dessein d'organiser à la manière franke les différents districts du duché. Mais l'hiver le ramena à Aix pour la solennité de Noël, avant qu'il eût achevé les travaux nécessaires à la protection de sa frontière orientale contre les incursions hunniques, et il n'eut pas le loisir, au printemps, d'y mettre la dernière main. D'autres intérêts l'appelèrent vers l'Elbe.

Les tribus slaves échelonnées au nord de ce fleuve, et que les Franks avaient jusque-là désignées indistinctement sous le nom générique de Vendes, formaient plusieurs confédérations, dont les deux principales étaient, à l'est, les ïchèkes (Bohême et Moravie), et, au nord-ouest, les Vélétabes, que nos chroniqueurs appellent Wiltzes, situés entre l'Elbe et

i Loisel , Annal., ann.788.

'^ H. Martin, Hisl. de France, l. H, liv. XIII.

XIX'' SIECLE — ECOLE ALLEMANDE

Charlemagne empereur « d'Allemagne », d'après les fresques de Kaulbach à Berlin et une gravure récemment publiée.

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