‹ CharlemagneChapitre 209 sur 236 · EYDORA , ROMANI TERMINUS IMPERII · texte numérisé non relu

EYDORA , ROMANI TERMINUS IMPERII

Charlemagne avait étendu jusque-là, en effet, la domination de ce qu'on a appelé depuis le romanisme. Les huit évêchés saxons, fondés sous ses auspices, à Brème, Osnabriick, Paderborn , Munster, Verden, Ilildesheim et Halberstadt, et chacune de leurs nombreuses églises paroissiales étaient autant de centres de rayonnement et d'influence pour des idées et des institutions dont le type était à Rome.

Les Normands de l'archipel danois , gardiens farouches des traditions odiniques, qui n'avaient cessé depuis trente ans de soutenir, d'exciter les rebelles saxons et de leur fournir un asile après chaque défaite, virent, avec autant de colère que de terreur, les bannières impériales flotter à leur frontière. Leur chef, Gottfrid, s'était avancé avec une flotte et avec toute sa cavalerie jusqu'à l'extrémité de son territoire, à Sliesthorp (Sleswig). Il n'eut pas cependant la folle audace de se mesurer avec Charlemagne. La crainte l'arrêta là. L'empereur l'ayant fait sommer de lui remettre les « déserteurs » northalbings, il promit « par ses ambassadeurs » tout ce qu'on voulut ; mais il s'empressa de rétrograder sans exécuter ses promesses, et sans se rendre en personne à l'entrevue que le terrible vainqueur lui avait

XIX'^ SIECLE — ECOLE FRANÇAISE

(I Le soleil s'arrête à la voix de Charlemagne, qui venge sur les infidèles la mort de son neveu Roland. i> Cet épisode est tiré de la Chanson de Roland. — L'eau-forte, œuvre de Chil'flart , est l'une de celles qui ornaient la première édition de la Chanson de Roland, par Léon Gautier (1872, in-8«).

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