LES SCEAUX
Pour d'autres périodes un peu moins éloignées, la sigillographie eût été d'un très- grand secours. Mais les sceaux qui nous offrent, à partir des temps féodaux, de si précieux renseignements, ne nous apprennent rien des usages carolingiens. Nos lecteurs vont aisément s'en convaincre.
Les souverains de la deuxième race ont employé, pour authentiquer leurs diplômes, tantôt des types imités de types bien antérieurs (le buste lauré avec \e paludamentum) , tantôt des pierres gravées antiques, figures empruntées aux divinités de la Grèce ou reproduisant les traits des empereurs de la vieille Rome. Ainsi Charlemagne scelle, en 774, avec une intaille représentant un buste de Marc-Aurèle. et adopte en 812, longtemps après son couronnement comme empereur, l'effigie de Jupiter Sérapis.
Fig. 104. - 1" Sceau de Charlemaane.
(Buste de Marc-Aurèle.)
Fia. 105. — 2' Sceau de Charlemagne.
( Tête de Jupiter Sérapis.)
Un acte de Carloman, daté de 769, est plaqué d'une tète de Diane. Le chef de la race. Pépin le Bref, se sert, vers 751, d'un Auguste Jeune, et en 753, d'un masque de Bacchus-Pogon taillé en camée. Louis le Débonnaire applique à une charte en faveur de Saint- Maur-des-
Fio. 106. — Sceau de Louis le Débonnaire. ( Buste de Commode.)
Fossés (816), la tète de Commode, et l'on rencontre l'image d'Auguste au bas d'une donation en 829, par Pépin !''■', roi d'Aquitaine.
La légende du premier sceau de Charlemagne est la suivante : christe , PROTEGE CAROLUM REGEM FRANCORUM. Ces derniers mots seront plus tard remplacés par imperatorem.