‹ Charlemagne et sa cour: (742-814)Chapitre 10 sur 89 · Ibi'd.t chap. xxvii · texte numérisé non relu

Ibi'd.t chap. xxvii

fi CHÂRLEMAGNE

ces autres iiioudes qui semblent avoir reçu le mandat d'éclairer et de surveiller le nôtre , et Ion demande aussitôt à la tradition la loi de leurs merveilleuses vicissitudes. Un jour Charlemagne écrivait à maître Alcuin , le priant de vouloir bien aller à la recherche d'une planète qu'il ne voyait plus au firmament* : •« Que penses- tu de Mars qui, l'année dernière, caché dans le signe du Cancer, a éfé interceplé aux regards des hommes par la lumière du soleil? Est-ce le cours régulier de sa révolution? Est-ce l'influence du soleil? Est-ce un prodige ? Aurait-il fait en deux années le cours d'une seule*? »» Une autre fois, ayant aperçu dans l'espace d'une année deux éclipses de soleil , il interrogeait Dungal sur cette étrange coïncidence, cl Dungal , lui répondant , le traitait en homme expérimenté. On sait encore que Charlemagne prit soin de désigner lui-même, par des noms germaniques, les mois et les vents. Éginhard nous a conservé celle nomenclature ', qui ne paraît pas , en ce qui regarde les mois, avoir été longtemps en usage; les noms latins, les noms païens ont prévalu.

« Il commença, nous dit Éginhard, une grammaire de la langue nationale. »> Le texte latin est

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