Tome IV, introduction
près des églises cathédrales ou dans les monastères de Tune et de l'autre France? Ce serait un long détail : il nous suffira de mentionner, parmi les plus célèbres, après l'école du palais, les écoles épiscopales de Lyon, d'Orléans, de Saint-Denis, et les écoles claustrales de Saint-Martin de Tours , de Fulde, de Fontenelle, d'Aniane et de Corbie. Ce (jui l'affligeait par-dessus tout, c'était l'ignorance des clercs, et il n'eut rien plus à cœur que d'y porter remède. Il écrivait aux chefs spirituels des évèchés et des monastères qu'ils devaient joindre !i la pratique des règles canoniques toutes les études qui contribuent au développeu)ent de l'intelligence, et il s'efforçait de leur prouver que le travail de l'esprit ouvre les voies du ciel comme les mortifications et la prière. C'est plaire à Dieu, disait-il , que de bien vivre ; mais c'est lui plaire encore que de bien parler. N'est-ce pas , en effet , le traiter avec irrévérence, que de réciter ses louanges dans un discours plein de dissonances barbares? Un langage correct et pur doit lui marquer bien plus de respect. Les lettres sacrées sont, d'ailleurs, riches d'ornements littéraires ; les tropes, les figures y abondent : et qui pourra se flatter de comprendre tous ces artifices de la belle diction, s'il n'a pas étudié les anciens auteurs qui professent l'art d'écrire ' ? C'est ainsi que Charlc-