‹ Charlemagne et sa cour: (742-814)Chapitre 15 sur 89 · Yoy. une lettre circulaire adressée par Charlemagne aux · texte numérisé non relu

Yoy. une lettre circulaire adressée par Charlemagne aux

\M) CHâRLEMâGNE

intigue, par des raisonnements subtils, intéressai! la piété des moines au progrès de leurs études. On rivalisait de zèle pour lui plaire ; et cependant d n'était pas satisfait : qu'il lui tardait de voir paraître de profonds docteurs, d'autres Pères de l'Église! « Ah! disait-il un jour, si j'avais seulement autour do moi douze clercs instruits dans toutes les sciences, comme l'étaient Jérôme et Augustin ! «• C'étaient ses auteurs préférés. Le trèsdocte Alcuin, l'entendant tenir cet étrange discours, ne put se défendre de lui répondre : « Quoi ! le créateur du ciel et de la terre n'a pas fait d'autres hommes semblables à ceux-là, et vous voulez en avoir une douzaine*! »» En effet, le vœu de Charles n'était pas modeste.

Une des réformes qui l'occupèrent davantage fui celle du plain-chant. « Il avait fort à cœur, dit Mézcray, cette chanterie, » Aujourd'hui môme nous entendons encore discuter sur la différence des usages liturgiques , et d'habiles clercs nous signalent un grand nombre de coutumes locales qui s'écartent de l'ordre romain. Au temps de Charlemngne il y avait bien d'autres divergences : toutes on presque toutes les Églises observaient des rits particuliers. Pépin avait déjà fait quelques efforts

évêques et aux abbés de la Gaule : Historiens de France (dom Bouquet}, tome V , page 0*2 1 .

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