Ampère, Hist. littér., tonxe II, page
12. Nous reproduisons ici , pour ne pas entrer dans d'autres détails , le léger crayon de la cour des rois fainéants tracé par l'abbé Legendre : « Leur foi était pure et leurs mœurs païennes. Leur cour ressemblait assez à celle du Grand Seigneur. Le maire ou grand maître de leur maison était ce qu'est aujourd'hui le grand vizir parmi les Turcs ; le palais était un sérail ; les rois avaient publiquement autant de femmes qu'ils en voulaient ; ils en épousaient souvent plusieurs à la fois... » Voy. Gaillard, Hist. de Charlemagne, tome I, page 217.
inents. Cependant il ne paraît pas qu'il ait officiellement admis, dans le môme temps, plusieurs femmes au partage de sa couche royale.
Mais n'eut-il pas des concubines? Tous les anciens chroniqueui's parlent des concubines de Charlemagne, et le grave Éginhard n'a pas craint de les nommer à la suite de ses épouses ^ Mais le P. Lecointe, Gaillard et d'autres historiens nous avertissent qu'il faut se défier ici d'un mot à double sens*. Le canon 17 du concile de Tolède est conçu dans ces termes : « Si quelque fidèle, ayant une épouse, prend une concubine, il doit être écarté de la communion. Mais si, n'ayant pas d'épouse, il fait occuper sa place par une concubine, la communion, ne lui sera pas refusée , pourvu qu'il habite avec une- seule femme, soit épouse, soit concubine, à sa x volonté ^ ut ei placuerit. * Cela veut-îl dire que l'Église ait jamais toléré, qu'elle ait jamais approuvé les liens contractés loin de ses autels, sous les seuls auspices du dieu que les poëtes païens appellent l'Amour? Les canons du concile de Rome, assemblé sous Eugène II, nous offrent des prescriptions analogues à celles du concile de Tolède, et nous croyons qu'on trouverait, avec quelque recherche, d'autres décrets