I. Voy. dans le Recueil de dom Bouquet, tome V, page
ciennes images, figurées sur le vélin ou taillées dans la pierre , il manque presque toujours quelque pièce importante ; et cependant nous ne saurions placer sur les épaules de Charlemagne, si larges et si valides qu'on les suppose , tous les vêtements d'étofle ou de forme différente sous lesquels il est diversement représenté. C'est encore Éginhard que nous suivrons ici de plus près : à sa description nous ajouterons certains détails, qu'il doit avoir omis à dessein pour mieux accommoder son héros h la simplicité des figures antiques ; nous n'en rctrancherons rien, car on ne pourrait admettre que dans un livre édité, comme on disait alors, quatre ou cinq ans au plus après la mort de Charlemagne, il ait osé, ne consultant que son caprice, enrichir de pièces étrangères et supposées le costume bien connu de l'illustre empereur.
Le vêtement ordinaire de Charlemagne était celui des anciens Francs, un peu modifié par l'imitation des habitudes gauloises. De ses épaules à ses pieds descendait le pallium barbare, le manteau blanc ou bleu, qui, découpé sur les côtés, ou plutôt composé dans son ensemble de deux pans unis à la partie supérieure * , laissait à nu ses jambes ornées de