‹ Charlemagne et sa cour: (742-814)Chapitre 41 sur 89 · Ëginhard, Annales , ad ann · texte numérisé non relu

Ëginhard, Annales , ad ann

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guerre*? » Ganelon répond : « Jamais! » Jamais, en efifet, Charlemagne ne devait se lasser d'ajouter à son empire de nouveaux peuples et à sa famille de nouveaux enfants. Et de ces deux ambitions , quelle était la plus vive ? Nous ne saurions le dire. On peut admettre qu'elles se partageaient son âme.

Quand il arrivait a Tours , en Tannée 800 , pour assister aux derniers moments de Liutgarde, il revenait des côtes de l'Océan, où l'avait appelé la nouvelle de l'apparition des pirates normands : quelques jours après la mort de sa femme, il partait pour Aix-la-Chapelle, allant préparer une expédition en Italie, et, vers le même temps, il contractait une nouvelle union avec une certaine Maltegarde, qu'on met aussi dans la catégorie des concubines. Or, s'il n'avait pas alors, comme le suppose Marsile, pdssé deux cents ans , il en comptait, du moins, près de soixante. Voilà des actes d'une verte vieillesse ! Et l'Italie ne fut pas sa dernière campagne, Maltegarde ne fut pas sa dernière femme. Il revit ensuite et la Saxe, et la Frise, et la Hongrie , et les rives toujours inquiètes de l'Océan gallique, gagnant autant de batailles par la puissance de ses armes que par la terreur de son nom; ayant eu, d'autre part, une fille de Maltegarde, il

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