Roncevaux, traduct. de M. Génin
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rendit encore mère trois autres conculjines, la saxonne Gersuinde , Reine et Adalinde\
S'il faut en croire l'historien grec Théophane, le dessein de Charlemagne , après la mort de Liulgarde, ne fut pas de rechercher Maltegarde, mais bien la trop fameuse impératrice Irène. Ayant résolu, dit Théophane, de réunir sous sa domination et l'Orient e! l'Occident, il envoya des ambassadeurs vers la mère de Constantin , et demanda sans trembler la main, de cette terrible femme, qui venait de conquérir le trône des Césars par un double forfait, l'empoisonnement de son mari, le meurtre de son fils. Le pape Léon approuva luimême cette étrange négociation et là favorisa de tout son pouvoir, joignant ses ambassadeurs à ceux de Charlemagne, afin d'éloigner les inquiétudes qu'aurait pu faire naître dans l'esprit d'Irène une proposition tellement inattendue. Théophane ajoute que l'entreprise allait réussir, et qu'on allait von* tous les peuples de l'ancien monde confondus encore une . fois sous l'autorilô d'un seul maître , quand l'clunaque Aétius, soupçonnant bien que c^Ia devait tourner à la ruine de Constantinople , dévoila tous les secrets de la négociation , souleva les grands de la cour contre les émissaires du roi barbare „ et les fit renvoyer au delà des mers,