OFFICIERS DU PALAIS
L'apocrisiaire
Saint Adalbert, abbé de Corbie, avait pris soin de composer un livre de quelque étendue sur les officiers du palais de Charlemagne. Ce livre est perdu; mais nous en possédons, du moins, une analyse faite pour rinstruction de Carloman par un prélat d'une grande autorité, Hincmar de Reims*. C'est le guide que nous allons suivre.
Le premier officier du palais était rapocrisiaire ou archi-chapelain. Sous ses ordres étaient les clercs de la chapelle du roi , et il présidait aux offices de cette chapelle. Mais c'étaient là ses moindres soins ; car ri avait en outre dans ses attributions l'intendance de toutes les affaires ecclésiastiques du
1. Ad proceres regni pro institutione Carolomanni régis , in Operibus Hincmari, tome II.
n^x.Minu», ot préparail le jugement de toutes les 4Miis<*s (Ir l'ordre canonique, portées à la cour du roi par lis premiers évèques ou par les derniers eliM-ts : ce qui lui donnait une grande puissance. <!«'p«Mnlanl celle haute fonction était quelquefois at- Iriluiet^ à (1(^ simples abbés. Ainsi, du temps de ï\m\!Ii «m «l.nis les premières années du règne de ri», M,Mna,L:n(^ , rarchi-chapelain du palais était
'•♦]»h, i]c Sainl-Denis, nommé Fulrad. Zélé défen- ^.Nî. i). V iii'tïiis «le la crosse épiscopale, Hincinar î ■ 'Jin.'i ]v:i> qu'un abbé ail pu marcher ainsi de- >•'" '.'^ r\4\jues sims leur consentement ; il sup- '^ '^ «^^Mt uno c<^ consentement fut accordé. Nous • ' »' ■> î'.N. .1. »^roiro que Pépin ne le demanda pas. t'* '^^. ♦», S.unl-lVnis était d'ailleui's un homme '.' ^^ Il ;i\nil même rempli les fonctions •'^v.. il.nis la ville éternelle, et par ses
..... ,:i. i, .^.■.^, 7„irliano avait déposé le dernier
•' -^ ^vvx;ni.iens,r indolent Childéric. Ainsi
""''■» ■'.^■. il.^ la dxnastie nouvelle était en ^' '• ' ' .'. ^ riv\ (Via méritait bien les plus ' ' ' - «>... -V ,%; ;\mi u;^ doit pas s'étonner de ^ * - V' '. >> .i s t'véques passer, à la cour de "^' ■ <^' i.;'. «.^î ablv. A la mort de Fulrad, '■ • ' -j- ' ,\v,:,\;i s.Mi titre à rarchevêque de ^' \ i- -i '..^^ l . > evéques observaient alors ^'- -'-- . ^^Miii.uion do la résidence. Char- ^ ' Mii^'^MuliN^ ui nape Adrien qu'il de-
vait constamment avoir à ses côtés un homme versé dans les affaires ecclésiastiques, et rarchevùque de Metz obtint , en conséquence , la permission de venir à la cour*. Celui-ci fut, à sa mort , remplacé parHildebold, évoque de Cologne. Théodulfe, qui lui devait peut-être quelques services, a célébré la grande bonté d'Hildebold : « La douceur de ses traits, nous dit-il, répondait à celle de son âme". »» Angilbert l'inscrit au nombre des poètes émérites de la cour'. Dans la vie de Léon III par Anastase, Hildebold remplit un grand rôle. C'est lui qui se rend le premier auprès [de ce pape, si cruellement traité par ses clercs en révolte, et c'est lui qui fait arrêter les coupables.
Les actes du synode de Francfort nous apprennent qu'en l'année 794 les fonctions d'apocrisiaire étaient exercées par Hildebold. Or une lettre du pape Adrien, qui porte la même date, désigne Angilbert comme ministre de la chapelle royale*; et, sur le rapport d'Hincmar, on ne distinguait pas le ministre de la chapelle et l'apocrisiaire : ces deux titres répondaient au môme emploi. Faut-il
1. Jac. Sirmondi notae in Theodulfl Opéra , page 290. — Voy. Excerpta ex capit. francofurd., daasle Recueil de dom Bouquet , tome V, page 651.