‹ Charlemagne et sa cour: (742-814)Chapitre 69 sur 89 · Eginhard, Annales, ad ann · texte numérisé non relu

Eginhard, Annales, ad ann

2»lbid,, ad ann. 791.

158 GHARLEMAGNE

maître de Thôtel du roi; on l'appelait aussi chef des cuisiniers, princeps cùquorum^. Il commandait à tous les officiers de la bouche , qui sont nommés dans les titres actores régis. Le grand échanson surveillait les caves ; le connétable , les écuries. L'hmnillté des titres ne fait guère soupçonner l'importance des personnages qui se faisaient gloire de les posséder. Le plus recherché de tous les honneurs était déjà d'être compté parmi les serviteurs du roi ; et nous voyons, en elTet, ces trois départements, de la cuisine, de la cave et de l'écurie, brigués par les premiers d'entre les comtes, procure*, opiimates regni.

Le plus ancien des sénéchaux de Charlemagne, Eggihard, périt avec Roland à Roncevaux. L'historien de cette triste journée désigne parmi les morts, avant Anselme , comte du palais, et même avant Roland , préfet de Bretagne , le sénéchal Eggihard*. C'est sans doute un hommage à son mérite et à son rang.

Le sénéchal Andulf n'était , suivant le poêle saxon, rien moins qu'un duc; les Annales de Metz l'appellent homme illustre. C'est lui qui commanda l'armée envoyée en 786 contre les Bretons insoumis. Chassées de leur île par les Angles et par les Saxons, quelques familles bretonnes avaient autrc-

Page 1