M. Guérard, Explication du capitulaire de Villis
fois traversé la mer et s'étaient établies sur le continent, dans le pays des Venètes et des Curiosolites. Plus tard , les rois francs étaient venus les visiter et les avaient rendues tributaires. On ne s'acquitte jamais volontiers d'une charge imposée par la force. Nos Bretons, voyant Charlemagne fort occupé du côté de l'Orient, crurent que le moment était favorable pour s'affranchir; mais Andulf, étant allé vers eux , les remit promptement sous l'obéissance et reçut leurs otages, qu'il conduisit à Worms aux pieds du roi*. Nous supposons que cet Andulf est le Ménalque de l'évêque d'Orléans . « Que je voie, dit-il, l'habile Ménalque descendre de son trône couvert de fruits, essuyant avec sa main la sueur qui tombe de son front, et reparaître souvent dans la salle du festin , entouré de ses bataillons de cuisiniers, sur lesquels il exerce l'autorité synodale*. »
Voilà quelles étaient, àja cour, les fonctions ordinaires des plus nobles guerriers.
Nous connaissons un des grands écliansons de Charlemagne, qu'on appelait aussi boutilliers. Il s'appelait Éwrard. C'est lui qu'il envoya vers Tassillon, duc de Bavière, en l'année 781, pour rappeler à ce prince son serment de fidélité. 11 marchait dans cette ambassade au même rang que deux