FIN DU CHANT VINGTIÈME
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(:) Rien , répondoit le Franc d'une voix téméraire. . .
Alexandre-le-Grand , fier rie ses grandes victoires, et persuadé que l'univers entier le redoutoit , du milieu des pompes deBabylone, fi; demander aux Gaulois ce qu'ils redoutoient le plus sur la terre; mais quelle fut sa surprise de recevoir, au lieu des éloges flatteurs qu'il altendoit, la re'ponse suivante : — Les Gaulois ne craignent sur la terre que la chute du ciel.
(2) Quand glissant sur les eaux , grondant dans les tempêtes, La voix du grand esprit
La religion des Lardes gaulois avoit quelque ressemblance avec celle des Cale'doniens , et avec celle des Francs. Ces derniers reconnoissoient un Etre-Suprème ; mais ce n'étoit ni Jupiter, ni Teufalès, ii aucune autre divinité' consacrée par le culte des hommes : écoutons à ce sujet l'auteur de la Gaule Poétique, orateur et magistral célèbre que plusieurs ont surnommé dernièrement le Cicéron Français. — « Chez les Francs , le grand » esprit n'avoit point de nom ,de formes, de temples jc'étoit au sein » de la nature qu'ils allô ient l'invoquer. Emus parles merveilles de » la terre et descieux, la gratitude et l'admiration les conduisoient » par degrés, à la connoissance d'un créateur, qu'ils croyoient voir » dans tout ce qui manifeste sa grandeur et sa bonté. Ils pensoient » que les vieux arbres, les rochers élevés, les eaux murmurantes, » étoient initiés à son pouvoir , et ils s'inclinoient devant ces objets » sacrés , qu'ils considéroient comme des intermédiaires entr'eux >> et la divinité ; comme des organes, qui transmettoient sa volonté » el ses oracles. Tout ce qui avoit du mouvement renfermoit , » disoient-ils , une parcelle de la divine et céleste intelligence ; et » Dieu étoit pour eux l'ensemble de la nature animée. Ils écou- » toient sa voix , dans la foudre , dans les aquilons et les torrents: » les brises parfumées étoient son souffle divin : ils contemploient
NOTES DU CHANT XX. i83
» sa gloire , dans les rayons du soleil , dans la splendeur des » météores et des astres qu'il a prodigués à la nuit. Ils voyoient » le reflet de son sourire, sur les nuages pourprés du matin , » dans le limpide azur des fontaines , et sur les gazons émaillés » de fleurs. » C'est ainsi que l'Etre invisible étoit vu. ( Gaule Poétique , III. récit , p. is5 et 126. )
(3) Un regard, un seul mot , et nouvelle Eudoxie,
Viens l'asseoir triomphante au trône des Césars!
Le Romain lui-môme fit , en faveur d'une nation dont il admiroit la valeur , une exception à la loi qui défendoit aux empereurs d'épouser une étrangère ; et le trône des Césars vit s'asseoir, près d'Arcadius, la Française Eudoxie, fille du Franc Baudon , qui fut mère de Théodose le jeune. ( Gaule Pocliçue, liv. ï. )
(4) Au mortel qu'elle aimoit prophétisa le trône.
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» pire , lorsqu'il auroit tué Aper. Aper en latin signifie sanglier. » Diocletien fil la chasse aux sangliers sans succès ; enfin, Aper t » préfet du prétoire, ayant empoisonné l'empereur Numérien , ,, Diocletien tua lui-même Aper d'un coup d'épée, et devint le » successeur de Numérien. » ( Chateaubriand , t. II. Des Martyrs , notes du livre X. )