M NOTES
» cnlonna des chants d'allégresse; ses accents re'jouirenl les rol- )- lines d'Inistore. » ( Voyez la traduction de Letourneur, t. I, pag. 196. )
(4) Lorsqu'aux murs d'Ietura comme aux tours do Gormal.
lctura ou Carrictura e'toit le palais de Catula , roi d'Inistore. Le Gormal, en Scandinavie, e'toit la résidence ordinaire de Starno, ennemi juré de Fingal , et toujours battu par lui.
(5) Tîra-chaaire , ô Témora ! ce fut cncor Ullin.
Cairbar, roi d'Atha, en Connaught, assassina le jeune Cormac , héritier du trône d'Irlande alors nommé Erin, et se rendit, sans obstacle, maître de ce royaume; mais Fingal, qui, dit-on, ne fut jamais vaincu, et qui fut surnommé le Roides Victoires , descendit en Irlande, remporta sur Cairbar la fameuse bataille de Témora, et rétablit, sur le trône d'Erin Ferad-Artho, seul rejeton de la famille de Cormac, et roi légitime. A la tête des cent bardes chantres des combats, Ullin célèbre les exploits de la bataille de Téinora. ( Voy. Poème d^Ossian, bataille de Témora, t. II, p. 66,trad. de Letocrneur. )
(6) Du héros disparu chantons l'hjmne funèbre.
Les bardes, disciples des druides, et druides eux-mêmes, chantoient les héros et les dieux. Nul héros ne pouvoit entrer dans le palais aérien de ses pères , si les bardes n'avoient chanté son hymne funèbre : l'hymne funèbre ouvroit aux guerriers morts la porte du palais des nuages : si on oublioit cette cérémonie, l'âme restoit enveloppée dans le brouillard du lac Légo.
(7) Errez, divins aïeux ! dans la salle des fêtes ; Mais n'apparoisset point sur le char des tempêtes.
Quand le roi se préparoit à quelque expédition, un barde se rendoit à minuit dans la salle des fêtes ; il entonnoit le chant de guerre, et invitoit trois fois les ombres des anciens héros à con-
temple? les exploits de leurs descendants. Si les ombres apparoissoient dans cette salle, la victoire paroissoit devoir être certaine : quand elles se montroient au milieu des tempêtes, au bord des torrents, elles annonçoient de grands malheurs.
(8) Sur un plateau désert, d'une immense étendue.
Ce chant fut compose au milieu des montagnes de Barèges, et dans un lieu absolument semblable au mont d'Ossian, qui paroît si extraordinaire : je de'crivois ce qui e'toit sous mes yeu x; et je puis affirmer que je n'ai rien exagéré.Entre Barèges et Banières est une montagne à pic, au sommet de laquelle est un plateau désert : sur ce plateau est un lac mare'cageux assez vaste, entouré de roseaux , couvert de vapeurs malsaines, et au milieu duquel est une île fort jolie, où se. trouvent de jolies grottes et des bosquets fleuris. L'air y est si changeant, que tantôt on y gèle, tantôt on y e'touffe.
(9) Tel du lac de Lcgo , les brouillards effroyables.
Suivant l'opinion des Cale'doniens, les me'chants et les barbares étoient exclus de la demeure des he'ros , et condamnés à errer sur les vents. Dans les brouillards épais du lac de Légo , gémissoient les âmes des bardes qui n'avoient pu être admises aux palais des nuages. ( Voy. la description de ce lac fétide au commencement du chant VII de la bataille de Témora, Poème d'Ossian. )
(10) La robe de vapeurs ceint leurs flancs nébuleux.
Ceux qui trouveront le style d'Elma trop étrange n'ont qu'à lire les poè'mes d'Ossian; ils verront que j'ai conservé exactement la teinte et la couleur ossianigue Elma est l'image fidèle des vierges de Selma.
(11) Vents doux et caressants, qui, sur l'onde orageuse,
De Faïna jadis.. . ....
Faïna, ou Faina-Sollis, fille du roi de Craca. fuyant Borbar,
roi de Sora, qui lui étoit destiné pour époux, s'e'chappa du toit paternel, et vint se réfugier à la cour de Fingal, dont elle implora l'assistance. Borbar poursuivoit Faïna . il débarque en Ecosse , et meurt sous les coups de Fingal. ( Voyez le Poème de Fingal, cliap. III , p. 65. )