‹ Charlemagne, ou, La CaroléideChapitre 6 sur 26 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

Tempire français , la soumission des peuples du Nord, soumission dont le sceptre des Césars doit, pour Charlemagne , être le prix glorieux dont l'empire d'Occident doit être la récompense , tel est le vaste sujet de mon po'ëme.

C'est au milieu des déserts inconnus de l'aride Germanie , non loin des forets sacrées de l'inexorable driiïJe ; c'est près des antres prophétiques de la vierge inspirée , au pied des âpres rochers du belliqueux héritier d'Odin ; c'est enfui sur les bords harmonieux des poétiques torrents du barde des combats , que se passe l'action de ma Caroléide.

Quel contraste entre les camps rivaux ! d'un côté , le héros de la France , dans tout l'éclat de sa grandeur, au milieu de ses chevaleresques guerriers ; de l'autre , le sauvage roi des Saxons , Vitikind, à la fois féroce et magnanime , environné des barbares du Nord, et des druides d'Irmensul, altérés de sang humain. D'un côté , la générosité , la noble confiance dans le Dieu des armées ; de l'autre , des imprécations , des sacrifices humains, des blasphèmes : ici la gloire, là, la barbarie ; que de magnifiques tableaux!

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