‹ Charles Baudelaire, étude biographique. Rev. et mise à jourChapitre 19 sur 38 · LETTRE DE M. EMILE DESCHA>*EL · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. EMILE DESCHA>*EL

« Mon cher Baudelaire,

» Je trouve ton petit mot en arrivant de Mulhouse, où je viens de faire des conférences. Le feuilleton en question i) est dans les Débals du i5 octobre i864- Je n'ai par le temps du tout d'aller te le chercher, attendu que je dois faire ce soir ma conférence ordinaire rue

pondance, et il n'est que rarement question de Delacroix dans les Lettres. Citons toutefois ce significatif passage d'une lettre à M. Jules Troubat (5 mars 1866) : « J'ai été bien heureux d'apprendre le rétablissement de Sainte- Beuve. Je n'ai éprouvé d'émotions de ce genre, pour la santé d'autrui, que pour E. Delacroix qui était pourtant un grand égoïste. Mais les affections me viennent beaucoup de l'esprit.

Une note de M. Buisson explique peut-être la réserve dont Baudelaire tempère ici la protestation de sa sympathie :

(( Delacroix le [Baudelaire] remerciait beaucoup. Mais je sais qu'il s'est plaint, dans l'intimité, du critique qui trouvait à louer dans sa peinture je ne sais quoi de malade, le manque de santé, la mélancolie opiniâtre, le plombé de la lièvre, la nitescence anormale et bizarre de la maladie. — « Il m'ennuie à la fin », disait-il, car vous pouvez croire, Monsieur, que le goût du blet, aujourd'hui à la mode, n'était nullement de son goût, — du goût de Delacroix. »

(1) Nous avons parlé de ce feuilleton dans I'Etude biographique. M. Emile Deschanel y donnait quelques vers rimes par son ancien condisciple « pendant les classes de mathématiques ». — Lettre communiquée par M. Albert Ancelle.

cîc la Paix, et repartir demain matin pour la Belgique el la Hollande. Nous pourrons nous rencontrer une minute à Bruxelles, le jeudi 6 avril, si tu viens le soir à ma conférence du Cercle artistique.

» Merci pour ton dernier volume ; j'ai les deux premiers d'Edgard Poe, je les ai célébrés dans <X Indépendance, comme les Fleurs du mal, mais je n'ai jamais reçu ni Arthur Gordon Pym, ni Eurêka.

« Tout à toi.

» Emile Deschanel.»

Paris, 29 mai 65.

LETTRES DE MAXIME DU CAMP (i)

[i85a?] a Monsieur,

» J'ai reçu effectivement les 18 pages de copie que vous aviez adressées à Théophile Gautier et je les ai envoyées à l'imprimerie où elles ne seront mises en main qu'après les trois articles qui précèdent le vôtre.

» Je ne sais encore si une coupure sera nécessaire, mais d'après la composition du numéro, il me semble très difficile que vous puissiez passer en une seule fois (2). Au reste, quand nous en serons là, j'aurai l'honneur de vous prévenir en vous priant aussi de mettre une grande célérité dans la correction des épreuves, car notre mois est un peu court et il importe de toujours arriver à temps.

(1) Communiquées par M. Albert Ancelle.

(2) Il s'agit sans doute d'Edgar Allan Poe, sa vie et ses ouvrages, article qui parut en deux fois dans la Revue de Paris (mars et avril i852).

» Je vous prie de vouloir bien agréer, .Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée. »

36 rue Saint-Lazare.

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