‹ Charles BaudelaireChapitre 13 sur 29 · I. 11 est im- Pourquoi ne 'oilà ce qui niÈrc d'être · texte numérisé non relu

I. 11 est im- Pourquoi ne 'oilà ce qui niÈrc d'être

26 février i856.

» Enfin, mon cher Baudelaire, je lis un fragment de votre préface (i) dans le Pays ! Je l'attendais, depuis longtemps, cette préface, ou tel autre signe que ce fût de votre prochaine publication. J'avais fait déjà, à deux reprises différentes, demander votre Edgar Poek

avec moi. Il n'a pas notre foi ni nos respects; — mais, il a nos haines et nos mépris. Les niaiseries philosophiques lui répugnent. Puis, c*est encore un de ceux qui, dans cet infâme temps, où tout est à la renverse, ont le cœur plus grand que leur fortune. A donc, pour toutes ces raisons, une Eugénie, s'il vous plaît ! Un flacon de ce baume, pour des blessures empoisonnées et vieillies ! Voilà ce que dit l'ami.

» Voilà ce qu'ajoute Jérémie Bentham : Baudelaire peut nous faire quelque chose à la Revue des Deux-Mondes. Il y a pied.

» Quand Veuille t aura donné sa note puissante, Buloz souffrira peut-être qu'on jette le diamant bleu d'Eugénie dans le de sa revue. Hier, j'ai écrit à Baudelaire.

Je lui ai parlé dans ce sens ; j'aurai sa réponse dans peu de jours ; mais, envoyez le volume, car c'est un poète que Baudelaire, et il peut être charmé. Dans tous les cas, il traitera le livre comme les miens, qu'il orne de reliures, de vraies flatteries en maroquin ! Enfin, il plonge, comme Léviathan, dans les vases de Pabîme littéraire, et il est bon qu'il agite ces vases en l'honneur de la perle cachée dans sa coquille du Cayla. Vous écrirez à Tencre rouge : Offert à M, Charles Baudelaire, par Jules Barbey d* Aurevilly et Trébatien. Une belle fleur blanche à une belle fleur noire. »

(i) La préface des Histoires Extraordinaires.

^fcr^îit^'y?.-- '..s,.-. -^ - ^ -.-M t\

3l8 CHARLES BAUDELAIRE

Michel Lévy. Aujourd'hui, c'est à vous-même que je le demande. Sous le plus bref délai, envoyez-le-moi.

)) Vous avez vu (si vous avez touché le Pays, depuis mon départ) que je continuais mes articles, comme si j'étais encore rue de Vaugirard, Je les envoie directement à Dutacq, qui les remet à Cohen (i) et ils parais* sent, sans trop attendre.

» De mon côté aussi, je vois, avec plaisir, que voiis n'êtes pas mal avec le Pays, puisqu'il a inséré le fragment que j'ai lu, ce matin, de votre préface. Je pourrai donc dire de vous le bien que je pense, sans qu'on mette bâton dans mes roues. Ces roues-là seront celles d'un char de triomphe pour vous.

)) Je vous envoie ces deux mots, un peu au hasard, à l'adresse que m'a donnée Nicolardot, votre vampire. Peut-être ne serez- vous plus là ; mais, on vous enverra ma lettre où vous serez, je pense et, dans tous, les cas, je vais faire dire un mot par Dutacq à Michel Lévy.

)) Au lieu de m'envoyer le livre directement vousmême, vous pourriez le remettre à Dutacq, qui me l'enverrait, comme il m'a envoyé les Contes drolatiques^ si tout ce détail vous ennuyait.

» Du reste, voici l'adresse de mon quartier général

(i) Dutacq, directeur, Cohen, rédacteut en chef du Pays. Il a paru dans lo Supplément da Figaro (2 juin 1906) — trop tard malheureusement pour être comprise dans les Lettres du Mercure de France, — une longue suite de billets de Baudelaire à Dutacq. La plupart sont d'ailleurs sans grand intérêt. Ils nous entretiennent, une fois de plus, des difficultés d'argent où se débattait leur auteur.

.HâÉ

APPENDICB 819

(gardez-la pour vous), car je suis très errant ; maïs, je reviens à la même place :

)) A La Bastide d'Armagnac, par Roquefort, chez M, Dulin. Département des Landes.

» Je ne perds pas mon temps. Vous ne croyez Jpas au temps perdu, et vous avez raison. J*ai un soleil fabuleux, un air de soie, la masse d'argent des Pyrénées brillant sous ma fenêtre, dans les lointains les plus clairs. Je fais collection de paysages et d'impressions, pour plus tard. Enfin, ma vie (et pour nous, nous savons ce que veut dire ce mot : vie) est presque heureuse. Je ne sais pas encore VinRiant juste où je rentrerai à Paris. Je me suis donné la tâche de tirer de ma tête deux travaux d'haleine, sans compter les autres ; et, je ne vous reviendrai, que ces choses terminées.

» Ceci n'est pas une lettre ; c'est un mot d'amitié. Si vous m'écriviez, tout lancé que je sois en sens divers, je vous répondrais en homme assis, sinon rassis. Je serais heureux d'avoir de vos nouvelles... et de la littérature. Indiquez-moi quelques livres dont je puisse un peu rire ; car, il est bon, parfois, de se délasser du sérieux. Si vous aviez quelque ami de talent, comme Monsieur Barbara, à qui il faudrait faire place, mettez son livre avec le vôtre. Ce que vous estimez, en fait de talent, m'est suffisamment recommandé.

)) Quand vous m'aurez répondu, et quand vous m'aurez dit où je puis, de sûreté, vous adresser les Reliquise, de Mademoiselle de Guérin,\o\is les recevrez, moucher Baudelaire. C'est rare, et précieux, comme le diamant bleu de M. Hope* Mais, vous êtes des cin* quante, en Europe, qui doivent avoir cela.

'■ ïM »i

» Un seul mot sur celte feuille volante.

y> J'ai fait sur vous un article. — Silvestre (i) a dii ■vous en parler.

n Je suis arrivé au Pays, où j'ai trouvé une consigne contre vous depuis quatre joars !

» Je suis allé chez M. Malassis. J'y ai laissé un mol pour vous, et pour lui.

)) Je voudrais vous voir.

h Lui, aussi I

)i Je voudrais savoir où en est la chose.

» La poursuite absurde sera-t-elle interrompue?

6 Si elle a lieu, et que vous soyez acquitté, comme Flaubert, l'article paraîtra, m'a dit Basset (2).

» Si la poursuite s'interrompait, un mot, vite! pour que mon article se lève, comme un Cid, pour vous.

» Voilà mes litanies, qui ne sont pas celles de Satan.

» Votre... faithful. n Nouvelle adresse, rue Oadiaot, 6.

(i) Théophile Silvestre, le critique.

(q) Le secrétaire de la rédaction au Pays.

ciiAhLEa haudelaihe:

•"easâ.

ielaire,

déjà chez nd ami Pînain mardi.

e les lui re-

rd, qui pé-

des Docteurs Ghblë, Jules

: ministre de istère public

ard ont été Lauriel, éd.

les Fleurt da

» Bonjour. Je déjeune avec Chaslcs, pâté?

» Vous êtes un bandit d'oubli et de ' tort d'aimer. »

ii juil

« Mon cher Baudelaire,

1) Je vous envoie l'article que vous n et qu'une convenance, facile à comprenc Pays de faire paraître, puisque vous et Je serais bien heureux, mon cher an avait un peu d'influence sur l'esprit i vous défendre, et sur l'opinion de ceux pelés à vous juger (a),

)> Tout à vou!

(l) L'article qui a été imprimé dans tome I des Œuvres complètes de Baudel pelle que le poète avait réuni dans uni distribua à ses juges, les articles inspirés lineau, F. Dulamon et Thierry par lea /

Dans son Barbey d'Aurevilly (Albert Si H. Charles Bubi conte que le fameux i lemme de l'article relusé au Pays : a A] mal, il n'y a plus que deux partis à pren qui les fit éclore : ou se brûler la cerve chrétien ! » aurait manqué amener u:

poèt« avec le critique, et il prête aux bér des répliques fort savoureuses à écha rapporter.

(a) Barbey d'Aurevilly écrit à Trébnti duprocÈs {a5 août 1867) : « ...On aurai

Baie de Saint-Jean- de-Luz. (Baesei-P; renées). 26 Beplembre 1857.

« Mon cher Baudelaire,

it Quand vous recevrez ce billet que je vous trace à la hAtc et, sur le point de rentrer en Espagne, où je compte passer quelques jours, vous aurez peut-être lu un article sur votre ami Flaubert, que j'ai envoyé au Pays. Je mets la dernière main à un autre article sur le Vaavenargae de Gilbert ; mais comme cet article va se trouver fini d'ici deux jours, j'ai pensé à vous pour un troisième, que je voudrais écrire encore, dans ce bienheureux coin du inonde, avant de retourner dans cette abomination de Paris.

)) Je lis ici deux ou trois journaux et je n'y vois aucune annonce d'ouvrage qui me convienne. Soyez donc assez bon, mon cher ami, pour m'envoycr un livre quelconque, que vous jugiez digne d'être examiné. Je m'en rapporte à vous, et je vous serai reconnaissant.

i> Vous m'adresserez l'ouvrage en question, ici, /)o$/â l'estante, et vous aurez la grâce d'y joindre (en dehors

article. Cliaix d'Est-Ange, le (ils... du valet de son père, a plaidé je ne sais quelles bassesses, sans vie et sans voix. L'avocat- général Pinard a parlé de votre ami avec une considération qui vous eût fait plaisir, et a montré à Baudelaire une sympathie inconséquente. On voyait qu'il était entre l'ordre du ministi're et sa conscience. Tout cela fait pitié et peut aller avec les sottises et les platitudes de ce temps, n

du paquet, vous savez la loi!) quelques mots de cette

> main que je voudrais presser dans la mienne. Vous me

I renseignerez sur les choses littéraires actuelles, et, si

vous avez lu mon article sur Madame Bovary, vous

m'en direz votre opinion.

» Je crois que, vers le sept d'S^^f je serai à Paris.

Le premier travail que j*y donnerai sera sur les poésies

de votre ami Banville, que je mettrai avec votre ami

Lecomie Delisle (sic) ; mais je ne veux faire ceci qu*à

Paris. J*ai lu Banvillef et, quoiqu'il y ait des beautés

dans son livre, c'est an Rhéteur dans la poésie, plutôt

qu'un vrai poète.

» Vous êtes un peu plus poète que tout cela,vous,cher

chenapan 1

» Votre ami, Nonobstant,,.

I » Silvestre est-il à Paris ?

! >) Je signe l'adresse de ma lettre, pour vous ôter une

seconde d anxiété :

»... miseris succurrere disco ! »

Saint -Jean-de-Luz, i*' octobre 1867.

« Mon cher ami,

» Dans la lettre que je vous ai écrite d'ici et que vous avez dû recevoir lundi matin, je vous priais de m'envoyer un livre, à votre choix, qui fût digne d'examen ; et, aujourd'hui, je vous le rappelle encore ; mais ce n'est pas pour cela seulement que je vous écris.

3a6 CHARLES lUVOEI-AIRE

Il Dans cette lettre, je vous pariais J'un article sur la Madame Bovaij, et je vous priais de m'en dire votre opinion. Cet article, dans mes calculs les plus> larges, devait paraître dimanche au Pays.

» Nous voici au jeudi, et au premier d'octobre et l'article n'a pas encore paru.

ù Je viens d'écrire à M. Basset pour savoir la cause de cet incroyable retard, car le Pays iait des Variétés, Il a donc de la place.

I) M. fiassct m'avait dit, lui-même, que je pouvais rendre compte de Madame Bovary. Quel incident a donc pu empêcher l'insertion Je mon travail?

» Je prie M. Basœt de m'écrire, ou de nie faire écrire ; mais est-ce trop demander à votre amitié que de lous prier de passer au Pays, et de vous informer (de ma part] de ce qui s'y passe.

I) Voyez, vous-même, M. Basset. II a toujours été excellent pour moi. S'il a une raison, — incompréhensible, ('ni/mnafife pour mot — de refuser mon article, et que, sur ce point, il ne puisse être ramené, vous lui demanderez de vous le remettre.

» Vous m'avez parléd'un journal quipaie 200 francs et dans lequel vous travaillez. Vous m'avez dit que j'y aurais les mêmes conditions que vous j'ai oublié le Nom de cette revue). Eli bien I pour que mon travail sur Flaubert ne soit pas perdu, on pourrait ie mettre lâ, au Befas du Pays, et je vous charge de cette insertion, mon cher ami, avec le sans-gêne et la confiance de l'amitié.

H Je suis en voyage, et j'ai besoin d'argent. Ce retard du Pays m'abasourdit [sic). Qui diable aurait pu

croire au refus d'un article sur un ouvrage qu^on m* a autorisé à examiner? {sic)... Nous sommes incorrigibles, mon cher Baudelaire. Nous pensons, — et nous y sommes sans cesse repris, malgré les expériences les plus persistantes et les plus variées, — qu'une chose incroyable Ne peut pas être ; et c'est, justenaent, parce qu'elle est incroyable, qu'elle est !

» A vous, en hâte, — mais avec des sentifnents éternels. »

Saint^Jean-de-Luz, Basses-Py rénées.

Poste restante.

Samedi, 17 octobre [1857].

« Vous avez un ami de plus — dans Paris.

» Je suis allé vous voir hier. J'ai déjeuné chez Cousinetii). J'ai dîné chez Cominet, vous demandant à tous les échos d'alentour. Pas de Baudelaire t Les poètes sont fils de la Licorne et de la Nuée, et tiennent de leurs parents, — de la Nuée qui passe et de la Licorne qu'on ne trouve point.

» Ce que je voudrais bien trouver, mais moins que TOUS, ce soot les poèmes de M. Leconte DelUle. Je les mets dans le même Médaillon que ceux de M. Banville. Faiies-le&-m0i envoyer, cher gracieux. Je voudrais en parler la semaine prochaine.

» ïottt à vo«s. Je m'efi vais déjeuner avec Silvestre,

oà?.-. je n'en sais rien. »

6, rue Oudinot.

(i) Restaurateur, rue du Bac.

; volume de e notice, et.

lées de mon quelques lîluilles.

ipa de copier ; remporter, aujourd'hui, di, mon jour Uelon. Il est

k le garderai Contes d'Edm; mais, j'ai

n home mysfenir en deux

APPENDICE Saj

11 Peut-être, si j'ai fini à temps, haî-jo vous reporter votre volume en allant dîner chez Cousinet. n

« Homme de peu vous?

n Un titre I (i) Un songe... me dt

1) Et de quoi donc vous, mon ami?... ^ sur Edgar Poe. Vou; qu'il est, avec les ré leur absolue des œuA ticle ne vous a pas n

» Je ne me déjuge Réveil est la conflrm

w Voilà pour la lit de l'homme que vou

» Quant à mes op vous savez ce que je plaît, vous l'a assez i depuis sept ans. — !

qui est pour moi le

embrasser et

juger

trouvé coupable, n Pouvez-vous, av

cela?

(t) L'article du Réi

- H Bohême ! Il l'est. Ne l'ai-jepas dît, d'ailkurs, avec cfffeexpressioD, dans l'article tDèiae du Pays <\u\ ne vous a pas contrarie!* Il est bohème, et, de tous les littérateurs dignes de ce nom, il est le plus fort, le plus poêle, le plus grand, à sa manière ; et voilà pourquoi, à mes yeux, il en est le ftoi.

» Bohême 1 Si vous lisiez mes artides du Réveil, «jui ont une unité sous leur variété apparente, vous sauriez ce que je mets sous ce mot : — rindÎTidualîté, l'absence de principes sociaux, etc., etc.

n D'ailleurs, je n'emprunte pas plus ce terme au vocabulaire de Veuillot qu'au vôtre. C'est un mot frappé depuis longtemps, et qui circule. Je l'ai pris, parce qu'il dit bien ce qu'il veut dire ; vous vous en nommez vous-mêmes. La Sainte Bohême, — a dit votre ami, M. Théodore de Banville.

)) Mon ami, calmez-vous. L'article du Réoeil n'est pas, d'ailleurs, fait de manière à diminuer l'importance de Poe et votre publication. Au contraire. Il ne vous lésera pas dans vos intérêts de traducteur. J'y montre même des entrailles pour votre homme de génie, tout en le condamnant ; car, vous savez si j'aime 'l'esprit.

» N'est-ce pas pour cela que je vous aime? »

Paris, 4 février iSSg. Pluie fine.

Tecnpi gris, et ï se griser.

Rue RottMelet, une laide roasic, 29.

.-Lyi?-u.-. ^ - ' ^ ^'Tni'

deux Boots. Un antre jour, vous en aurez quatre ; mais, aujourd'hui, je suis à califourchon sur un éclair.

» Qu^ii brille pour yovta ! Vos vers soni wifsgmjiqaes. Les trois pièces (i)^ — de votre inspiration la ptas enragée, ô ivrogne d'ennui, d'opium et de blasphèmes I

» De plus, le V&yage est d'un élan lyrique, d'une oaverture d'ailes dCAib&tros que je ne vous connaissais pas, crapule de génie l Je vous savais (sic), en poésie, tme sacrée vipère égorgeant le venin sur les gorges des gouges et des garces, dans votre ennui de vieux bra- :gtiard désespéré. Mais voilà que les ailes (5«c)ont poussé il la vipère, et qu'elle monte de Nuée en Nuée, m<»>»tre soperbe, pour darder son poison jusque dans le» yeux da soleiL., Arrêtons -nous, hein?... En voilà suffisamment sur votre ék^e. Je ne veux pas vous faire aller à quatre patles sur la côte de Hoirfleur, more Fe-^ rarwTif Nabuchodonosor du Diable ! Que penseraient les j«ames ities de la caote, si elles vous rencontraient dans cette indécente situation ?

» Mon cher ami, quand reviendtez-vous? Quand p<mrr(His-RO>iis passer cpi^q^es boi&s moment» ensemble? Etes-vous pour longtemps, là-bas?... Quelles sottes questions vous me faites faire, puisque vous me parlez de tout, excepté de votre retour et de la durée de votre éloignement? Répondez donc à cela, c'est là ce qui m'importe ! M™® Cousinet m'a demandé de vos nouvelles, l'autre jour, et voudrait voiis revoir. Un-

(i) V Albatros f le Voyage, Sisina, qui devaient paraître dans la Reuue française, n° du lo avril 1859.

CHARLES BAUDBLAraE

plat moine leur et non -ain de tra^

1 les préc^ : vieux parcurés et de

ne, et n'apt, selon vos propos, un )oésie, mais Av sa théod'Emaax et uî ouvrir le ais sans lui

tes? Allons, mieux que

vous avoir ntôt, quand

BlilDCLAIKE

« Mon cher Bandelaîre, I) Voulez-vous me donner à dîner, à vôtre hôtel, mercredi prochain, 1 1 ? J'ai soif de revoir la Tarqœ (i; dont je suis affolé, et les autres créatures du toutpuissant Gays^... Si vous ne le pouvez pas, écrivezmoi un mot.

» Si cela se peut, j'arriverai de bonne heure, afin de saouler {sic) mes yeux, avant de remplir mon estomac. » Tobt k vous, n Jlles Baubei D'AtnEViLLi. (a) n 39, ma Bouasa-let.

produisant dans les Epaves, Poulel-Malassis devait l'an-

V Ici l'auteur des Fleurs da mal se tourne vers la Vie éternelle. Ça devait finir comme ça. Observons que, comme tous les nouveaux convertis, il se montre très rigoureux et très fanatique. »

(i) Après la mort de son fds. M"" Auptck distribua, eu souvenir, à ses plus intimes amis, les gravures, livres ou M curiosités » que le poète avait collectionnés. C'est ainsi -que Théodore de Banville reçut une « suite » de Devéria, le docteur Piogey un pupitre persan, Asselineau un Rabelais et quelques ouvrages anglais, M. Ancdie plusieurs superbes Guys que j'ai pu admirer chea son fils, et Barbey d'Aurevilly, — La femme turque au parasol, (Je puise ces renseignements dans les lettres de M*" Aupick à Charles Asselineau).

(j) Cette importante suite de lettres, dont les originaux sont en la possession de M. Albert Ancelle. ont été publiées pour la première fois, le n° i3 par le Pincebourde,

APPBliDIOS 335

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