‹ Charles BaudelaireChapitre 14 sur 29 · LETTRES DE PHILOXÈNE BOYER · texte numérisé non relu

LETTRES DE PHILOXÈNE BOYER

« Mon cher ami^

» Je me charge auprès de vous d'une supplique très difficile à rédiger, — et au succès de laquelle on tient énormément I Pourquoi Ton m*en a chargé ? les gens aimables diront qu'ils comptent sur mon style, moi j'affirmerai que 0*^68 1 pour pouvoir m* imputer Féchec — en cas d'échec 1 Calculez donc le cas où vous m'induisez.

» Demain samedi, Léontine pend la crémaillère dans son nouvel appartement (boulevard du Temple, 28). Ses amis dînent et festoient à 6 heures. Les moins liés vi«iin^:it le soir. On veut que vofus soyez des plus liés «t que Youft veniez vous n^ttre à table à côté d'amis M de j^eiM utile» dans l'occasion. Ne refusez pas ! On vous demande comme vous serez, à l'heure que vous voudrea, poor le temps qui vous sera loisible! mais on vous demande et on vous exige, fut-ce (sic) une heure ? Venez donc à 6 heures demain, et je n'ai pas besoin de vous dire que personne autant que moi n*aura plaisir à trinquer avec vous !

» Phu.oxkne Boter. »

le n*^ i4 par M. Maurice Tournbux dans TAmateur d'Aulograplies (i5 juillet 1899), les autres par M. Féli Gautier {Mercure de France , i^"" mars 1906), avec Tautorisatien de M''® Louise Read, dont on sait de quel culte pieux €lle honore la mémoire du grand écrivain normand.

Dans nos notes relatives à cette correspondance, nous nous sommes plusieurs fois inspiré de celles de M. Gautier,

étiez donné ]a peine de l'épondre poliment k ma lettre polie, j'aurais pu vous montrer dans vos vers telles chevilles que vous auriez au coup sur (sic) désavouées. Vous ne l'avez pas voulu : je les publierai tels quels, tant pis pour vous. Mais vous me permettrez de vous, trouver au moins pour la dixième fois une suffi3anc& très déplacée (i).

» Votre serviteur. »

« Mon cher monsieur Baudelaire,

11 Je serais désolé de vous ùlre désagréable en quoi que ce fût ; ce n'est ni dans mes intentions ni dans mon

(t) N'ayant pas la date précise de ce billet, nous ne pouvons dire avec certitude de quelles pièces il est ici question.

Les rapports de Baudelaire avec le directeur de la Revue contemporaine furent souvent orageux. Les lettres à Poulet-Malassts en témoignent (v. passim, années* iSSg-iSôo surtout). Même, dans l'une, nous lisons : a... J'ai cru à une affaire effroyable avec Calonnc... Me croyez-vous obligé de me battre pour mes vers ) » [mai 1 86oj .

Il est certain que M. de Calonne avait une fSchcuse tendance à retoucher les textes de ses collaborateurs (v. la lettre à Malassis du i6 février 1^69) ; mais il faut convenir aussi que la nervosité de Baudelaire dépassait souvent la mesure... Enfin, pour expliquer pleinement des relations aussi tendues, il faut remarquer encore, —r et lar lettre 4 de cette série nous en fait souvenir à propos — que Baudelaire et de Calonne se débattaient l'un et l'autra ^ans de terribles difficultés où leurs intérêts étaient souvent mêlés, et parfois contraires.

in fait douloureux votre fait el que je a 20, 3oo fr., plus rt bien moBtré un eçus que vous avez âa pour rien, parce ;t non au mien, 'aites changer ces ■ à mon nom cl sutretirer les billets :

ons avec la délégaous le voyez, que J'ai fait payer les 3t rentré, mais de rdu tout crédit.

modiUer les reçus, du reste. Je vous di, mais apportez- Is rien faire. Vous Je moi.

[Ciments.

Caloïne.»

seplembra iS53.

lOua bande à votre

nccUe,

ises, dans I'Ettoe

adresse à la librairie nouvelle ; vous l'auriez reçu à son apparition si j'avais eu votre adresse et si je n'étais pas en voyage.

» Tout à TOUS.

» Merci de la lettre de TArchéologue. »

-ftoGRAPHfQUE, à&i relations de Baudelaire avec Champflairy, e* r&nfojé aux Souvenirs et Portraits de jemtesse de odwii-cL — Noys avons aussi, dans \me note, p. 63, cité quelques lignes empruntée» aux Aventures de Mademoiselle Mariette, comme relatives à Gérard, un des personnages du roman pour lequel, écrivions-nous, Baudelaire a certainement posé dans Tintention de l'auteur. Faut-ii tra&iiv Giérard par Batid^aîre } Là question est discutable, étant certain que le héros des Aventures, s'il ressemble, par certains côtés de son caractère, à Champfleury lui-même, rappelle, par d'autres, le poète des Pleurs, Mais nous devons au lecteur et à nous-mêmes de 9Î(^via)er Terreur au moins matérielle que nous avons commise dans notre note de la p. 63, et dont nous ne nous apercevons que trop tard pour la faire disparaître à cette place : loin de s'appliquer au personnage de Gérard, les quatre lignes citées concernent certain poète que l'auteur a pris soin d'opposer à Gérard — ce qui ne prouve pas d'ailleurs que cette proposition n'ait eu principalement pour but d égarer la perspicacité du public. Dans son intéressant ouvrage : U œuvre de Champfleury (Léon Sapin, 189 1), M. Glouard a signalé deux clefs des Aventures de Mademoiselle Mariette, l'une de l'auteur, l'autre de Baudelaire, que Poulet-Malassis avait jointes à son exemplaire ; mais, ne connaissant pas, — et nous ne sommes pas plus heureux, — le possesseur actuel de cet exemplaire, il n'a pu lui demander l'autorisation de reproduire ces curieux documents.

très itla Jféîire- Ed-

que

rare soir core de-

z la hie.

ClURLEâ BjLQDBLAIBE

-'• iioa

" Vous et Malassis voulez à toute force me faire passer pour on terrUde myatilkateDr, preuve de faiblesse

ilPPENDICfi 543

VOS deux volunies contre ma traduction [2^ édition) des « Beautés de la Poésie Anglaise » dans lesquelles se trouvent le Raven (i) et les Cloches du grand poète?

» Si vous aviez l'occasion de me laire passer votre ouvrage, je fierais en sorte de vous faire tenir le mien. En attendant, je copie for yoar acceplance, comme on iiit ici, une txaduction des cloches — <jue trouverez sous ce pli.

» Agréez, Monsieur, l'assurance de ma haute considération.

« Le Chevalier de Châtelain. »

lettres de ernest christophe

lO février.

« Chear ami,

- » Vous recevrez d'ici à deux jours l'esquisse cpie vfms m'avez fait le plaisir d'accepter (2), j'aurai également pour vous une épreuve de la comédie humaine. » Accusez-moi réception de mon envoi, portez-vous

bien ei n'oubliez pas

)) Votre ami. »

« Mon cher Baudelaire,

» J'ai lu avec un grand plaisir vos premiers articles «ur le Salon.

(i) Le corbeau.

(2) M. Féli Gautier, dans son Charles Buaidtlaire (De- BAan, Bruxelles, 1904), a donné un dessin d'après une maquette de Christophe, qui aurait appartenu à Baudelaire.

jâ

AppERmcE 3^5

1) Donc jeudi, si vous voulez, nous attraperons les Amours Eternelles par les cornes.

1) Si M. Catulle Mendès — qui est à Bordeaux, — ne m'eût chargé de surveiller à la Revue (i), je serais moi-même venu vous remercier.

» J'allais oublier, si vous avez la seconde partie des Martyrs ridicules (a) et que vous estimiez qu'il n'y a pas de changement radical à faire, veuillez avoir la complaisance de la remettre (la a* partie seulement) au porteur du présent.

)) Tout k vous.

» L. A, Cladel. »

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