‹ Charles BaudelaireChapitre 102 sur 257 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

l'art et l'œuvre 16^

De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine ;

— Infâme à qui je suis lié Gomme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu, Gomme à la bouteille l'ivi-ogne, Gomme aux vermines la charogne,

— Maudite, maudite sois-tu I

Plutôt la mort que d'être la proie de ce vampire ! Mais le glaive et le poison se moquent de lui et lui disent :

Imbécile, — de son empire /

Si nos efforts te délivraient, Tes baisers ressusciteraient Le cadavre de ton vampire * !

Et le poète, en désespéré, en damné, s'enfonce dans le troisième cercle : la Luxure.

Ce cercle est un palais immense au fond de l'océan :

... vastes portiques Que les soleils marins teignent de mille feux. Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, Rendent pareils, le soir, aux grottes basaltiques *.

C'est là qu'il croit trouver enlin l'apaisement, l'oubli. 11 s'assoupit en des voluptés calmes,

Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,

entouré d'esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs, dont l'unique soin est d'approfondir « le secret

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