‹ Charles BaudelaireChapitre 104 sur 257 · Franciscœ mese laudes, LX · texte numérisé non relu

Franciscœ mese laudes, LX

l'art et l'œuvre 171

EtoilanL de reflets le plafond peint en bleu,

Te regarder toujours avec des yeux de feu...

Enfin, pour compléter ton rôle de Marie,

Et pour mêler l'amour avec la barbarie,

Volupté noire 1 des sept Péchés capitaux,

Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux

Bien affilés, et, comme un jongleur insensible,

Prenant le plus profond de ton amour pour cible,

Je les planterai tous dans ton Cœur pantelant.

Dans ton Cœur sanglotant, dans ton Cœur ruisselant ' !

Et, lorsque le démon qui le tente, vient lui demander :

Parmi les objets noirs-ou roses Qui composent son corps charmant,

« dis-moi, lequel préfères-tu dans la femme? » — il répond :

Lorsque tout me ravit, j'ignore Si quelque chose me séduit.

Elle éblouit comme l'Aurore Et console comme la Nuit...

O métamorphose mystique De tous mes sens fondus en un I Son haleine fait la musique, Comme sa voix fait le parfum ^.

Et pourtant, poison plus terrible que le vin ou l'opium, la luxure, plongeant d^ns Toubli son âme sans remords,

La roule défaillante aux rives de la mort '\

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