Le mauvais moine, IX; Châtiment de l'orgueil, XVI
l'art et l'œuvre ^15
Et les angoisses, les remords dont est saisi, après une débauche, après un examen de conscience, le poète; son dégoût en face de lui-même et du monde, ses aspirations vers l'idéal, lui inspirent des accents analogues aux plus beaux chapitres de Vlmilation : par exemple ceux sur les tentations, sur l'amour de la solitude et du silence, sur la considération de la misère humaine, sur la mort et les peines éternelles, sur la voie royale de la Croix, ou les merveilleux effets de l'amour divin \
Voici encore un exemple de transposition, de modernisation :
D'abord le passage à^ Y Imitation. lu' aiu.i&uv veut susciter dans le cœur du « mauvais cénobite », l'amour de sa cellule, Tamour de la solitude et du silence :
Qiiid vis videre, quod non licet liabere ? Transit inundus,et concupiscentia ejus.
Trahunt desideria sensualitatis ad spatiandum ; sed cum hora iransierit, quid nisi gravitatem. conscientise, et cordis dispersioneni reportas ?
Leetus exilas trislein sœpe reditum parit : et Isela vigilia serotina triste mane facit.
Sic onine carnale gandium Mande intrat : sed in fine mordet, et perimit.
Qaid potes alihi'videre, quod hic non vides? Ecce cœlum, et terra, et omnia eleinenta: nam ex istis omnia sunt facta^.
Maintenant, parmi tant de poèmes qui expriment la désillusion des sens, la vanité des désirs, la solitude du cœur et tous les châtiments de la chair, ces stances extraites du Voyage^ conclusion des Fleurs du Mal " :