‹ Charles BaudelaireChapitre 144 sur 257 · Musset, Confession d'un enfant du siècle, ch. IL · texte numérisé non relu

Musset, Confession d'un enfant du siècle, ch. IL

4. Sainte-Beuve. Chateaubriand et son groupe littéraire, 1861, t. I, p. 254.

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mot, ce lyrisme de viteaubriand, source de tout le lyrisme romantiq.. et moderne, voilà ce qui devait influencer profondément un « enfant du siècle ».

Mais, après celle de René, on peut retrouver dans Baudelaire l'empreinte du Génie du christianisme. Son catholicisme est éclos dans l'atmosphère du Génie: c'est bien cette religion chrétienne qui, formée pour nos misères et pour nos besoins, « nous offre sans cesse le double tableau des chagrins de la terre et des joies célestes, et par ce moyen elle fait dans le cœur une source de maux présents et d'espérances lointaines d'où découlent d'inépuisables rêveries \ » Ce christianisme romantique, tout imprégné à la fois de pessimisme et de volupté, n'inspire-t-il point celui des Fi eii^rs du Ma/? et notre poète n'est'il point l'une de ces « âmes ardentes » qui, « dégoûtées par leur siècle », étrangères au milieu des hommes, effrayées d'elles-mêmes, n'ayant plus la foi, ou du moins une foi suffisante, « sont devenues la proie de mille chimères ; alors on a vu naître cette coupable mélancolie qui s'eng-endre au milieu des passions, lorsque ces passions, sans objet, se consument d'elles-mêmes dans un cœur solitaire '. »

L'exotisme de Chateaubriand, son goût pour l'Océan, l'Orient, l'Amérique, — tous ces mondes nouveaux ou anciens, solitudes des eaux, des forêts, des déserts et des ruines, où René, fuyant la société moderne, cherche en vain la distraction et la

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