‹ Charles BaudelaireChapitre 189 sur 257 · IV et XVII · texte numérisé non relu

IV et XVII

3. Le chat, XXXIV (vers de 10 et de 8 syll.> ; la Musique, LXIX, (12 et 5 syll.) ; Bien loin d'ici, Suppl. XXII ; L'avertisseur, Suppl. X.

La manière dont notre poète emploie le sonnet nous semble révéler l'influence de Soulary. Si, en efPet, ce « spécialiste» a presque toujours composé des sonnets réguliers, il s'est permis des exceptions assez fréquentes. On retrouve dans ses Ephémères^ publiées en 1847, dix ans avant les Fleurs du Mal, toutes les combinaisons irrégulières que nous venons de signaler chez Baudelaire. Or, celui-ci connaissait le poète de Lyon, il était en correspondance avec lui et lui témoignait de l'estime. Les analogies d'inspiration qu'on peut contater entre les Ephémères et les Feurs du Mal, achèvent de démontrer que Baudelaire n'a point lu impunément les œuvres de Soulary ^ Quoi qu'il en soit, la façon dont Baudelaire traite le sonnet nous paraît plus classique certainement que parnassienne. Et quand nous disons « classique », nous songeons aux petits poètes du xvn" siècle, parmi lesquels, entre la Pléiade et les Parnassiens, on trouve quelques maîtres du genre.

Arrêtons-nous maintenant à l'un de ces sonnets irréguliers : Correspondances ^ Il est, dans sa brièveté, l'une des plus belles pièces lyriques, et des plus significatives, de toute la poésie française. Il

1. Cf. dans les Œuvres poétiques de Soulary, éd. Lemerre, t. I, 1S80 : p. 39, Intus et in cute (les tercets insérés entre les quatrains) ; p. 104, Abîme pour aôime (sonnet renversé) ; 151, Epilogue, (sonnet hétérométrique), etc. Lettre de B. à S., Lettres, p. 239 s. (23 fév. 1860) ; réponses de S., Grépet, p. 428- i32.

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