III, LUI, Suppl. XXIII, XXXVI et XLVJI
,' Cependant le poète aime avant tout la mer et les , / ' pays exotiques. La mer qui symbolise à ses yeux ^ \ les passions du cœur' numain, la lutte éternelle de l'homme :
Homme libre, toujours tu chériras la mer I La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets : Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ; O mer, nul ne connaît tes richesses intimes, Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
' Et cependant voilà des siècles innombrables Que vous vous combattez sans pitié ni remord, Tellement vous aimez le carnage et la mort, 0 lutteurs éternels, ô frères implacables '■ !
La mer qui est comme le rythme éternel de la nature en mouvement, la mer que lui suggère la musique :
La musique souvent me prend comme une mer-...
1 La mer infinie, la mer qui est la route ouverte
\ vers les pays lointains, les Indes, les îles, le nouveau. Ces contrées exotiques, peuplées de créoles