‹ Charles BaudelaireChapitre 213 sur 257 · Le mort joyeux, LXXIl ; Un voyage à Cythére, CXVI · texte numérisé non relu

Le mort joyeux, LXXIl ; Un voyage à Cythére, CXVI

l'art et l'œuvre 341

tri par la femme est pareil à un « tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite»» dans la main qui va l'étouffer \ La femme elle-même n'est qu'un « vil animal",» une bête implacable et cruelle % « tigre dompté » % « panthère amoureuse ^ », ou le plus souvent vampire \

D'autres images sont empruntées à la.faune exotique, la faune des îles et des Indes; et toutes, elles s'appliquent à la femme, à la Vénus noire dont le beau corps montre « la grâce enfantine du singe ' ». Deux fois, il la compare au « serpent qui danse » :

Avec ses vêtements ondoyants et naci'és, Même quand elle marche, on croirait qu'elle danse, Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés Au bout de leurs bâtons agitent en cadence...

A te voir marcher en cadence,

Belle d'abandon, On' dirait un serpent qui danse

Au bout d'un bâton '.

Ou encore

Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant

Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant '.

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