Ibid., XXVIII
Ou enfin :
Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des btes luisants les solides émules '.
Les oiseaux : Baudelaire a dessiné les hiboux méditatifs, dardant leur œil rouge, et donnant aux hommes une leçon de sagesse \ Le poète se compare lui-même à un albatros captif, et il lui suffit d'un cygne évadé de sa cage pour évoquer Andromaque, la reine captive, ou la négresse exilée dans les brumes parisiennes, et tous ceux qui « tettent la Douleur comme une bonne louve * ». Le cygne est d'ailleurs décrit avec plus de réalisme que le poète ne se le permet d'ordinaire : on le voit, frottant le pavé sec de ses pieds palmés et traînant son grand plumage sur le sol raboteux, tendre sa tête avide
Vers le ciel ironique et cruellement bleu.
Baudelaire n'aimait pas les chiens, et pourtant il leur a dédié une page exquise dans ses poèmes en prose \ En revanche, il adorait les chats, l'animal aristocratique par excellence : « Le chat est beau ;