‹ Charles BaudelaireChapitre 215 sur 257 · Les bons chiens, p. 221 s, du Spleen de Paris · texte numérisé non relu

Les bons chiens, p. 221 s, du Spleen de Paris

l'art et l'œuvre 343

il révèle des idées de luxe, de propreté, de volupté \ » Il est en un mot le dandy des animaux. Il lui a consacré dans les Fleurs du Mal trois pièces Mans lesquelles le chat nous apparaît, d'abord comme le symbole, Tincarnation de la Vénus Noire :

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux.... ;

puis comme un esprit mystérieux qui se promène dans la cervelle du poète ; enfin, comme le compagnon des amoureux et des savants austères. Trois pièces qui sont autant de chefs-d'œuvre. Baudelaire nous donne « l'impression du chat » avec une intensité, une nervosité vraiment extraordinaires ; il nous semble palper ce « corps électrique », il nous semble l'entendre miaulera peine, respirer le parfum de sa fourrure blonde et brune, et le voir, dardant sur nous ses yeux de métal et d^agate pailletés d'or, se coucher en s'étirant dans la noble attitude

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, Qui semblent' s'endormir dans un rêve sans fin.

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