‹ Charles BaudelaireChapitre 226 sur 257 · H. Dérieux, Ch. Baudelaire, Bàle, 1917, p · texte numérisé non relu

H. Dérieux, Ch. Baudelaire, Bàle, 1917, p

l'art et l'œuvre 355

Lignes horizontales, exprimant la stabilité, le repos, la plénitude, ou la marche lente et régulière à travers les espaces sans obstacles, ou bien encore évoquant de larges horizons :

Je hais le mouvement qui déplacé les lignes ^..,

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ^...

Quand vers toi mes désirs partent en caravane ^...

Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières *...

Elle se développe avec indifférence ...

Je vois se dérouler des rivages heureux ''...

Lignes ascendantes : ascensions de l'âme, prière, spiritualisme, spectacles des astres et des cieux :

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà les confins des spères étoilées...

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides, Va te purifier dans l'air supérieur"...

Lignes descendantes : chute, désespoir, idée de la mort ou du néant, profondeurs de la mer :

ïu te plais à plonger au sein de ton image ^... Mais le calme'héros, courbé sur sa rapière, Regardait le sillage et ne daignait rien voir '... Et plonge tout entière au gouffre de l'Ennui '".

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