‹ Charles BaudelaireChapitre 234 sur 257 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

2. CL il la lin de l'éd. van Bever les textes en vers correspondants et une table de concordance (290), Examen de minuit, Snppl. XIX. — A une heure du matin, p. 36 ; les Petites vieilles, XGI — Les Veuves, 48 s. ; VHorloge, LXXXV. — La chambre double, 16 s. et l'Horloge, 66 s. ; Parfum exotique, XXII et la Chevelure, XXIII. — Un hémisphère dans une chevelure, 69 s. ; — L'Invitation au voyage, LUI — même litre, 72 s., etc.

l'art et l'œuvre 309

au gréemenl compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'àme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité, ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyajjer ou de s'enrichir *.

Et voici enfin cette admirable phrase musicale, qui définit toute la poésie, tout le romantisme baudelairien :

Tu aimeras ce que j'aime et ce qui m'aime : l'eau, les nuages, le silence et la nuit ; la mer immense et verte ; l'eau informe et multiforme ; le lieu où tu ne seras pas ; t'amant que tu ne connaîtras pas ; les fleurs monstrueuses ; les parfums qui font délirer ; les chats qui se pâment sur les pianos, et qui gémissent comme les femmes, d'une voix rauque et douce - !

Ce qu'il y a de personnel, d'autobiographique, dans le Spleen de Paris, nous autorise à parler ici de la Fanfarlo. Cette nouvelle est une œuvre de jeunesse : elle parut en 1847, dans une livraison de romans' illustrés à vingt centimes, comme complément à Mademoiselle de Kerouan de Jules Sandeau '\ On vient de la rééditer \

1. 182-183 ; comp. dans les Mémoires d'outre-tombe, t. 1, éd. Biré, p. 118 s. la description du port de Brest.

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